LE CONGRÈS DE IT
tanniqueparses avis indirects1. Plus militant par nature et par habitude, le colonel Washington n’avait pas moins de répugnance pour une séparation. Au moment d’aller prendre le commandement en chef des patriotes que le canon de Lexington avait fait courir aux armes, il se faisait un point d’honneur de ne désigner les soldais ennemis que sous le nom de a. troupes ministérielles. Car nous ne prenons pas, nous ne pouvons pas prendre encore notre parti, » disait-il, «de les appeler les troupes du roi *.b John Adams n’en était plus là. Sorti de sa longue incertitude, il marchait dès lors presque sans scrupule dans la voie où l’avaient précédé Samuel Adams et Joseph Hawley, et il s’inquiétait de voir l’hésitation du pays à y entrer. De Philadelphie, où il siégeait dans le nouveau congrès qui s était réuni le 10 mai, conformément aux recommandations du congrès de 1774, il écrivait tristement au président du comité des finances de sa colonie: « Ce serait un vrai soulagement pour mon esprit de pouvoir vous parler librement des sentiments, des principes, des faits et des arguments qui se produisent devant nous dans le congrès; mais des injonctions et des engagements d’honneur rendent tout récit impossible. Ce que j’apprends parmi les citoyens, les gens du monde et les personnes de toute dénomination, n’est pas aussi sacré. Le sentiment général est de se préparer à une vigoureuse guerre défensive, mais de laisseren même temps la
1 Jefferson à John Randolph, 25 août et 29 novembre 1775. — Works of Jeffirson, t. I, p. 200-204.
* Washington à George William Fairfax. Philadelphie, 31 mai 1775. — Writings of Washington, t. II, p. 406.