‹ Thomas JeffersonChapitre 51 sur 212 · LE KOI DEC LA UE · texte numérisé non relu

LE KOI DEC LA UE

pour une guerre d'extermination que Washington renonça définitivement à la pensée d’un accommodement *; son impression partagée par le général Grcene’, le plus populaire de ses lieutenants, se répandit dans l’armée, puis, de proche en proche, dans une partie du public; John Adams cessa d’être traité à Philadelphie comme un pestiféré; une lettre au peuple de la Pcnsylvanie parut3 daus celte ville, où l’auteur, provoquant ses concitoyens à regarder en face les épouvantails que le parti anglais agitait devant leurs yeux pour les détourner de l’indépendance, examinait sérieusement s’il était à craindre que, séparée de la Grande-Bretagne, l’Amérique devînt la proie des autres nations; s’il était vrai que sans roi, sans lords et sans communes, elle ne put vivre ni libre ni paisible ; enfin s’il était probable que les presbytériens du Massachusetts et les anglicans de la Virginie eussent formé une coalition pour persécuter et exterminer les quakers et les anabaptistes '*.

1 Octobre 1775. — Une lettre dcWashington lui-mémc, écrite peu de mois après h Joseph Reed, en fournit la preuve: «J’ai cessé de songer il un accommodement depuis que j’ai appris les mesures qui furent adoptées à la suite du combat de Bunker-IIill. * — Washington à Joseph Reed. Cambridge , 10 février 177G. — Writings of Washington, t. III, p. 286.

* « J’ai donné à entendre dans ma dernière lettre que I on commence K souhaiter chaudement une déclaration de l’indépendance... Nous devrions ouvrir uos ports à tous ceux qui sont disposés il commercer avec nous. Les Français ne consentiront pas à nous approvisionner de poudre, tant qu’il y aura la moindre probabilité d’un accommodement entre nous et la Grande-Bretagne. L'alternative est séparation ou assujettissement. » — Le général Greene au gouverneur Ward. Prospect Hill, 23 octobre 1775. — American Archives, t. 111, p. *116.

3 11 octobre 1775.

* American Archives, t. III, p. 1013-1015.

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