M. DE BOX VOULOIR
instructions du comte 4e Guines1, il ne sc donnât que pour un particulier bénévole, sans pouvoir et sans mission, mais ayant à Paris de bonnes connaissances, au moyen desquelles il croyait savoir que la France voulait du bien à l’Amérique, qu’elle pourrait peut-être fermer les yeux sur les achats de munitions qui se feraient discrètement dans ses ports, qu’elle prêterait peut-être l'oreille aux sollicitations qu’on lui adresserait sans la compromettre. Et il se chargeait de communiquer à ses connaissances le résultat de ses entrevues avec les membres du comité. Ils avaient besoin de deux officiers du génie; il présenterait cette requête. Ils aspiraient à se procurer en France des armes et de la poudre en échange de denrées américaines ; il adresserait leurs agents commerciaux à de bons correspondants dans les ports français. Ils se demandaient s’il serait prudent à eux d’envoyer un plénipotentiaire à Paris, et si « la France se contenterait d’avoir chez eux, pendant un temps limité, un commerce exclusif pour l’indemniser des frais que lui occasionnerait leur cause;» il ne se refusait pas à poser des questions’.
Telles furent les premières ouvertures que se firent presque simultanément la France et l’Amérique. Le comité de correspondance secrète n’était pas moins intéressé que M. de Vergcnnes a ce que ces négociations fussent conduites avec une grande discrétion. Tout appel public à une puissance étrangère aurait, à celte
t Do comte do Guines au comte -de Vergennes. Londres, 8 septembre 1775. — Documents historiques, n. IV.
* M. de Bonvouloir au comte de Guines. Philadelphie, le 38 décembre 1775. — Documents historiques, n. IV.