JUGEMENT PORTÉ PAU JEFFERSON
leurs plans de réforme ne tient compte les déjouera tous, l’influence des femmes dans le gouvernement. Les mœurs de la nation leur permettent de visiter seules tous les gens en place, de solliciter pour les affaires de leur mari, de leur famille, de leurs amis, et leurs sollicitations mettent au défl les lois et les règlements1 * * *.... » El à Madison : « Le malheur est qu’ils ne sont pas assez mûrs pour recevoir les bénédictions auxquelles ils ont droit. Je doute par exemple que le corps de la nation, si l’on pouvait prendre son avis, fût disposé à accepter une loi d ’habeas corpus dans le cas où elle serait offerte par le roi *. » Et après la réunion de l’Assemblée Constituante : « Ils se flattent de faire une meilleure constitution que la constitution anglaise. Je crois qu’elle sera à la fois meilleure et pire : meilleure sur le chapitre de la représentation, qui sera plus égale, pire en ce que leur situation les oblige à conserver la dangereuse machine des années permanentes. Je doute aussi qu’ils obtiennent le jugement par jury, parce qu’ils n’ont pas le sentiment de sa valeur5.... Et je le regarde cependant comme la seule ancre efficace qui ail jamais été inventée par l’homme pour tenir un gouvernement attaché aux principes de sa constitution ‘... Il n’y a jamais eu de pays où l’habitude de trop gouverner ait pris plus profondément racine et fait plus de mal '....
1 Works of Jefferson, 1. II, p. 536.
* Paris, 18 novembre 1788. — Works of Jefferson , t. II, p. 506.
8 Jefferson au Dr Price ; Paris, 8 janvier 1789. — Works of Jefferson t. II, p. 557.
* Jefferson à Thomas Paine. — Works of Jefferson, t. III, p. 71.
8 Jefferson à Madison ; Paris, 28 août 1789. — Works of Jefferson, t. III, p. 97.