AUX REVOLUTIONNAIRES FRANÇAIS
(1res, projet révolutionnaire « dénotant, * nous dit Jefferson, « [dus de courage que de calcul. » Non moins inhabile, la cour, dans sa stérile perplexité, ne savait plus que songer aux partis extrêmes. Tout annonçait une rupture entre ces divers pouvoirs qui , depuis si longtemps, avaient perdu l’habitude de faire en commun les affaires de l’Étal. Pour les empêcher de s’entredétruire, il fallait à tout prix mettre fin à une situation violente qui, en se prolongeant, pouvait compromettre le principe récemment reconquis de l’intervention du pays dans ses affaires. Clore immédiatement les débats, remettre à des temps plus paisibles la discussion et l’élaboration d’une constitution détaillée, se borner pour le moment à L'acceptation pure et simple d’une charte royale conflrmanten peude mots les droits de la nation, se séparer immédiatement après l’avoir fait signer par le roi et par les membres des trois ordres, tel fut l’expédient proposé par Jefferson; mais laissons-le parler luimême: « J’étais fort alarmé, » dit-il; a je regardais les chances de succès de cette grande réforme du gouvernement delà France qui devait entraîner et assurer une réforme générale en Europe, comme mises à néant par les fautes des divers pouvoirs de l’État. J’étais lié avec les principaux patriotes de l’assemblée. J’appartenais à un pays qui avait passé avec succès par une semblable réforme; ils étaient disposés à me rechercher, et ils avaient quelque confiance en moi. Je les pressais avec instance d’avoir immédiatement recours à un compromis, d’assurer ce que le gouvernement était alors dispose à accorder, et de se reposer sur l’avenir du soin de faire naître l’occasion de compléter ce qui pourrait