‹ Thomas JeffersonChapitre 9 sur 212 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les premières émotions politiques de John Adams et de Jefferson. — Discours do James Otis sur les Writi of assistance. — Discours de Patrick Henry sur l'acte du timbre . — Débuts oratoires de Jefferson. — Création des comités de correspondance entre les colonies. — La Virginie propose la réunion d’un Congrès général. — Jefferson n’est pas un orateur. — Pourquoi les orateurs n’ont pas joué le premier réle dans la révolution américaine.

Au moment ou éclata la lutte entre l'Angleterre et ses colonies, Jefferson était encore un joyeux étudiant, amoureux avant tout des lettres et du plaisir. Ce fut au spectacle de la résistance provoquée par les actes arbitraires du parlement qu’il ressentit ses premières émotions politiques.

Deux jeunes hommes nés bien loin l’un de l’autre et dans des conditions fort différentes, mais destinés à se rencontrer souvent dans leur vie et à la terminer le môme jour, le jour anniversaire du grand acte qui a illustré leur nom, John Adams, le fils d'un gros fermier de la Nouvelle- Angleterre, et Thomas Jefferson, l’élégant compagnon de Fauquier, recevaient à quatre ans de distance des impressions analogues de deux scènes frappantes qu’ils se sont accordés à regarder comme le point de départ de la révolution dans le Massachusetts et dans la Virginie.

John Adams avait vingt-quatre ans. Le Canada venait

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