‹ ThorvaldsenChapitre 3 sur 207 · VIE TU-: TU O H VA I. DS E S · texte numérisé non relu

VIE TU-: TU O H VA I. DS E S

l'endant celle même période, il exécuta quelques portraits-médaillons, parmi lesquels on a retrouvé ceux du peintre N. Wolff et du médecin M. Saxtorff. On cite encore deux bas-reliefs, /ex Saisons et les Heures, faits d'après les dessins d’Abildgoard , et deux compositions originales, une- Eutcrnc et une Terpsiehore.

Le peintre Abildgaard, qui eut le mérite de discerner le premier les heureuses dispositions de Tborvaldsen et de le prendre sous sa protection, n'exerça pourtant sur lui que peu d'influence. Cet artiste, très -maniéré, avait une vogue toute naturelle à cette époque. Sans doute les premières oeuvres de Tborvaldsen durent se ressentir beaucoup de ce contact; ou pourra surtout le remarquer dans un petit groupe, travail de première jeunesse* et très-médiocre, représentant une femme assise qui fait boire deux jeunes garçons dont les poses n’ont rien de naturel.

Mais bien que le sculpteur, dès qu’il fut sorti de In première période de tâtonnement , se soit franchement écarté du genre d’Abildgaard, il n’en a pas moins conservé dans ses dessins, et cela est très-remarquable, le faire du peintre, qui dessinait d'après nature avec beaucoup de talent. Il y a de cet artiste, dans les salles de l'Académie, de larges études anatomiques vraiment belles. Si les modèles ont en général des attitudes forcées, le crayon est ferme, correct et très-pur. Jusqu'à la fin de sa vie, Tborvaldsen a dessiné d’après les principes que lui av ait inculqués Abildgaard.

Dans sa jeunesse, llcrtel parlait peu. Sou regard limpide n’était pas exempt d’une certaine mélancolie qu’on avait peine à s’expliquer. Naturellement timide, et n’ayant pas l'habitude du monde, il était peu expansif. Du reste, il avait l'esprit paresseux pour tout ce qui ne touchait pas à la sculpture; et s'il apprit quelque chose en dehors de son art, ce 11e fut que par l’observation ou par le commerce avec des hommes instruits. I.cs dernières années qu'il passa encore à Copenhague avant son départ pour Rome modifièrent en partie l’excès de réserve qu’on avait d’abord pu lui repro-

silliouctle noire, gracieuse cl fine, du jeune Iterlel, dessinée par liii-inéinc el offerte à son ami le peintre «le (leurs Erilwli.

1 Ce groupe est placé dans les jjaleries du sous-sol du Musée.

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