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qu’à la grandeur, et ce but il l'atteint quelquefois. Son Lion de la Suisse, ses bas-reliefs représentant le Triomphe d' Alexandre , et plusieurs de ses ligures allégoriques, | soient l’empreinte de l’ imagination et de la force. »
Thorvaldseu a exercé une Influence considérable sur presque tous les sculpteurs qui vinrent à Home de son temps. Au contact du maître, Itaucb doit d’avoir épuré son style : l’artiste allemand fonda plus tard une école pour y enseigner les principes du grand art. De cette école sont sortis MM. Itictsclicl ’, de Dresde, Drake* et Albert Wolff', de Berlin, Blaeser, de Cologne, qui s'efforcent de maintcuir l’art dans la voie tracée par leurs maîtres. Scbadow et Schwautbalcr avaient été les amis du sculpteur, et ils profitèrent de ses conseils. A Copenhague, la tradition a été conservée par M. Bissen; à Borne, par MM. Tenerani 4 , Louis Bicuaimé, Pierre Oalli 1 et Linile Wolff*.
Thorvaldseu a doue laissé une école en Allemagne comme en Italie; mais, quoi qu'en ait pu dire madame de Staël ’, l'artiste n’est
1 M. Rielschcl a exécuté un assez j; rarui nombre de monuments publics. Il est mort il y a quatre ou cinq ans.
* M. Drake est compatriote de Raucli ; il est né comme lui dans la principauté de Waldeck. A l’Exposition universelle des beaux-arts, actuellement ouverte au Champ de Mars (1807), il vient d’obtenir un des grands prix pour sa statue équestre du roi Guillaume de Prusse.
1 M. Albert Wolff a exécuté plusieurs monuments publics en Allemagne.
' M. Tenerani, Agé maintenant de soixante-dix-huit ans, vit A Rome. Il a récemment complété le monument du |>a|>e Pie VIII pour Saint-Pierre.
» M. Galli est le dernier élève qui ait travaillé auprès de Thorvaldsen ; pendant l'absence du sculpteur, c’est lui qui avait la direction de l’atelier. Il a exécuté pour le palais Torlonia des médaillons, ébauchés seulement par le maître. (Voir au Catalogue.) Plus tard il a composé un grand nombre de petites statues et de bas-reliefs qui décorent aujourd’hui les loges du Vatican et méritent l’estime des gens de goût. Ses grandes statues sont moins heureuses.
• M. Emile Wolff est établi à Rome, où il jouit d’une réputation méritée. Il conserve religieusement la tradition de son mailre, pour lequel il a gardé une profonde et touchante vénération. Parmi les nombreux ouvrages de M. hmile WolfF, nous citerons la statue du Prince Albert, dans Plie de Wight; F Amazone blessée , à F.aton-Hull , palais du marquis de Westminster; une Victoire , sur le pont du château û Merlin; les Quatre Saisons, bas-reliefs, dont l’un, F Hiver, a été répété plus de cinquante fois en marbre.
Dans son livre de F Altenuujne , madame de Staël a dit : « L*n Danois,