TRAITEMENT
5 "ee A — “+ & . Le traitement de la thrombo-phlébite du golfe ne + VAR - peut ètre que chirurgical. On ne saurait trop' approu- D : :# 4e . à ver l'opinion que Robineau (1 formule en ces termes: se ” ‘4 © La pyohémie est un symptôme de Pinflammation k & E De escmeuse.k ya du pus et des produits seéptiques és à 7 Es versés dans le système veineux au niveau du rocher, KAË ue 20 il faut leur barrer la route et désinfecter la lésion ». 1% ne: Jusqu'à à ces dernières années, cette désinfection a Je Ps été faite sans mettre à nu le golfe, soit par le lavage R 2. h PE transsinuso- -jugulaire, soit par le drainage ou cathé- ë VE térisme, soit par le curettage, soit par le tamponne- É
our ment, soit enfin en combinanf ces différents procédés.
M 2: Actuellement, on tend de plus en plus à aborder PRES le volfe, à le dénuder par la trépanätion d’une des & 7 =, parois du trou déchiré postérieur. C’est sur cette + TR a opération que nous insisterons dans un instant. Nous = Æ en moñtrerons la possibilité et la nécessité; nous e :. tâcherons d en exposer la technique d’une façon pra- Ÿ
tique et élire 2 . FR
(1) Robineau, — Thèse Paris, 1808.
I. — Interventions dirigées contre l’infection du golfe, sans ouverture de ce dernier :
Ces interventions sont, comme nous J'avons vu, 1° Le lavage transsinuso jugulaire; 2° le drainage ou cathétérisme;-%le curettage; # le tamponnement. 1° Le lavage se fait de la façon suivante: le sinus
sigmoïde étant mis à nu par la voie mastoïdienne, la présence d’un thrombus reconnu au niveau du golfe, la jugulaire liée et sectionnée, une canule est introduite soit dans le bout supérieur de la jugulaire, soit dans le sinus incisé. On fait passer un courant de liquide tiède (solution antiseptique faible, sérum artificiel) de la veine vers le sinus, ou du sinus vers la veine. Chipault, Robineau, Withing préfèrent ce dernier mode de lavage. On peut faire un seul lavage. re Lane, dans un cas,-en a fait un toutes les 6 heures. | Quoi qu'il en soit, deux#faits peuvent se produire: | 1° le liquide ne passe pas ; ilestarrêté parun thrombus solide, adhérent, qui forme une barrière infranchissable. Ballance (1890), Molinié (1) signalent des cas de ce genre, Il est dans ce cas inutile et même dangereux d'insister, 2° le liquide passe plus où moins k librement et entraine avec lui des parcelles de thrombus. On doit rechercher si, dans ce dernier cas,
(1) Molinié, — Annales des Mal. de l'or. 1903. N° 3. p. 348 RES
également l'impossibilité du cathétérisme.)
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le lavage produit une désinfection suffisante et peut dispenser d’une intervention plus immédiate. L'étude histologique des lésions de la thrombo-phlébite nous à fait d'avance prévoir que le lavage seul était impuissant à détruire le foyer de micro-organismes, localisé non pas dans le thrombus, mais surtout dans les bourgeons endophlébitiques organisés et dans les parois vasculaires. Zaufal (1) tout récemment, en se basant sur les cas observés par lui, 1880 à 1884, 1891 et en se fondant sur les nombreux lavages pratiqué, depuis, formule l'opinion suivante : (Naturellement, il est impossible d'éliminer par le lavage, les veines thrombosées qui se jettent dans le sinus et dans la jugulaire (émissaires, veines cérébrales, etc.) et qui, chacune pour son compte, est le siège d’un foyer infectieux, mais malgré tout on ne saurait nier qu'on arrive (par le lavage) à éloigner et à rendre inoffensif le foyer infectieux principal dans l’apophyse mastoïde, dans la veine jugulaire et dans le sinus ; les mélastases peuvent, parce moyen, être empêchées.… Chezle second de nos opérés, Lec... Edouard, le lavage fut essayé sans aucun résultat. Ch. Ballance (2) mentionne 4 cas dethromboses septiques du sinus étendus au golfe et traités par le lavage. Sur les 4 il y a eu deux guérisons complètes. D'autre part, Clutton en 1892, Pritchard Chéalles en 1893, Grünert en 1894,
citent des succès de ce genre. On peut donc admettre
(1) Zaufal. — (Sur la mise à nu et le lavage du golfe de la jugulaire dans lés thromboses septiques du bulbe). Arch. f. O.1903. Bd. 58. (2) Ballance. The Lancet 1890.) (May. 17.) N° 3481
avec Zaufal que lorsque le lavage se fait Hbrement,
ce procédé peut rendre inutile la mise à nu du bulbe. «Toutefois, dit Zaufal, il ne saurait remplacer cette mise à nu; il ne peut en être qu'une sorte de succédané ». te HE Tr a ex Dans les expériencescadavériques que nous avons entreprises, nous avons cherché à nous rendrecompte FE de la valeur du lavage comme moyen de nettoyage du golfe. Lorsque le hasard, au cours de Pouverture
du sinus sigmoïde, nous a mis en présence de cail- “lots développés post mortem, nous les avons respectés au niveau du golfe et nous avons fait passer, soit par le sinus, soit par la jugulaire, un courant de se liquide tiede. Dans 4 cas sur 5, le liquide a passé librement, Cela fait, nous avons mis à nu el ouvert le golfe et nous avons pu constater qu'il restait chaque fois au niveau du dôme une masse de sang coagulé qui n'avait pas été atteinte par le lavage, Or, + . les caillots de ce genre ne sont pas organisés, ils adhèrent très peu à la paroi qui a conservé son poli. On pourrait done conclure de ces expériences cada- 282 vériques que, lorsque, au cours d’une opération sur le sinus, le lavage trans-sinuso-jugulaire se fait facilement, il constitue un procédé de nettoyage incem-
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Des: faits cliniques nombreux confirment cette
insuMisance (1). Ils montrent, que pendant un temps,
(1) Kernou. = 3 observations, Ann. 41900, Di 295, montrant bién line suflisance de ce procédé, — Guvello, — Ann. 1900, p. 393, idem. |