‹ Thrombo-PhlébitesChapitre 17 sur 27 · RE · texte numérisé non relu

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cependant cette tranchée est créée au prix de sacrificesconsidérables. Le plus important (bien qu'inconstant) est celui du facial diflicilement ménagé, quelle que soit l’habileté manuelle qu'on ait à son service. La désinsertion très large du conduit cartilagineux peut avoir des suites fâcheuses : le sacrifice du conduit osseux, du tympan, de l'apophyse styloïde, de l'oreille moyenne n’est pas négligeable ! Enfin, on court le risque, comme nous l'avons vu plushaut, en attaquant le plancher de la caisse au fond d’une brèche étroite et sans le contrôle de la vue, de faire une échappée dans l'oreille interne.

D'autre part, on doit se demander si pareille opé-

ration remplit bien le but recherché dans toute mise

à nu el toute incision du golfe. Ce qu'on cherche, c’est, surtout, de dénuder d'une facon continue, et sans laisser de pont osseux intermédiaire : sinus, golfe, jugulaire, de manière à transformer, à son gré, ce canal en une gouttière ouverte à l'extérieur, par la simple incision de la paroï. On pourra ainsi librement curetter là paroi vasculaire malade et la tamponner commetoute plaie largementouverteà l'extérieur, Or, l'opération de Piflne remplit pas ces conditions. Avecelle, on laisse toujours un pont osseux au niveau du coude sinuso-jugulaire. Pourquoi alors ne pas se

contenter d'un des procédés exposés plus haut, plus

simples, etne produisant pas d'aussi grands dégâts.

du coude sinuso-jugulaire si souvent malade. Et v cs

-B:— Voir TRANSMASTOÏDIENNE

LC est Grünert qui a imaginé ceite -opération, et

qui l'a, le pre mier, pratiquée sur plusieurs mala- | des. LE : “s = 17

An Avant lui, Jansen (1), Chipault (2) conseillaient “

‘ de mettre à nu le golfe en suivant le sinus vers le

trou déchiré , mais ils s’en tenaient à des indications.

Depuis que Grünert a montré des malades opérés

et guéris par lui, Stenger, Pi ont plusieurs fois LT 2%

pratiqué ce ete opération. Dernièrement, monami Bel-

lin et moi avons pratiqué celte opération sur un

malade du service de lhôpital Saint-Antoine. Les

résultats ont été très remarquables. Plus récemment,

dans un cas tout spécial, jai de nouveau mis à nu le

golfe par la voie que je vais décrire.

Ce qu'a cherché Grünert en mettant à nu le

bulbe jugulaire, par la trépanation du bord posté-

rieur du trou déchiré, c'était, comme nous l'avons

vu, de pouvoir transformer le canal sinuso-jugulaire cs

: parfailement mis à nu, en une 1/2 gouttière continue,

FE ouverte à l'extérieur et facilement accessible à la

curette et au tamponnement.

ele but cherché nous parait nettement atteint, MES

© dans tous les cas publiés, mais il ne Pest qu'au prix #7

de difficultés assez nombreuses. Elles sont surtout T0

créées par la profondeur à laquelle on opère lorsqu'on 5e

approche du trou déchiré, et par l’étroitesse de la Ê

DEN Vesta. — “Enêyclopédie des maladies de l'oreille. 2). Chipault, - — Gr rgie du système nerveux (T. 1).

voie d'accès, lorsque lapophyse transverse de l’atlas, très proéminente, est rapprochée de la mastoïde. D'autres difficultés naissent de la nécessité d'éviter le facial. Aussi faut-il avoir bien présentes à. l'ÉOpEL ESS

les données anatomiques sur lesquelles nous avons

insisté à dessein. « Le chirurgien doit être premiè-

rement lettré d'anatomie, car sans icelle il n’y a point de fait en chirurgie » (1). FRRER *S La technique que nous allons décrire est celle de ;

Grünert très modifiée d'après les enseignements que

nous avons tirés de nos expériences cadavériques et.

surtout des deux opérations pratiquées à lhôpital

Saint-Antoine.

Nous dirons peu de chose de l’instrumentation

quikest la mème que dans une trépanation mastoï-

dienne. Il fautse munir de pinces gouges de plu

D * . . ns sieurs dimensions, de la pince du D° Lombard, d'un

protecteur de Stacke. L'éclairage électrique avec le

. : : | Se nuroir frontal de Clar rend de grands services pour

se guider dans la profondeur de la plaie.

Premier temps : Incision des parties molles Fox

L'incision de la peau commence en arrière de

l'oreille ; elle descend dans le pli retro-auriculaire

ou à un 1/2 centimètre en arrière de lui et en épouse

la courbure; elle atteint en se redressant la pointe ;

de Ta mastoide, en suivant, autant que possible, le

bord antérieur de cette pointe. Dans tout ce trajet

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