ANATOMIE
Pour déterminer d’une Mars aussi exacte que pos-
sible la pathogénie de la thrombo-phlébite du golfe de la jugulaire, pour agir efficacement sur le segr | ment veineux malade, il est indispensable de De °ser, d' abord, certains points de l'anatomie de cette région. | | .s, LR Lorsqu'on examine la SURFACE ÆENDOCRANIENNE de la base du crâne, & ’élat sec, on aperçoit dans | l'étage postérieur, en, dehors des masses latérales de l'occipital, en dedans du relief de la pyramide rocheuse, une déchirure HEÉBDH remet ovalaire : le trou déchiré postérieur.
Le grand axe de cet orifice est db Hiitie en avant, en dedans, en haut. Le plan passant par son pour- F tour n’est pas horizontal mais oblique de telle sorte que sa face inférieure regarde en dehors et un peu, en avant. Irrégulièrement découpé et étroit à son extrémité antérieure, le trou déchiré s'élargit et'se régularise en arrière. Ses dimensions varient à Pinfini comme nous le verrons en étudiant les dimen-
sions de la fosse jugulaire. + |
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Le pourtour du trou déchiré, toujours examiné RE par l’endocrâne, est constitué en dehors et en haut par le 1/3 moyen de l'angle inféro-interne de la pyramide rocheuse qui surplombe, tranchant et irrégulier. À ce niveau on voit une échancrure : la fossette
pyramidale et l'aquedue du limaçon.
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Fig. 1 — Base du crâne, face endocranienne.
En dedans : le pourtour du trou déchiré est formé par le bord externe des masses latérales de loccipital concave en dehors et régulier. Ces masses sont surmontées par « le tubercule de loccipital’», pyra- mide osseuse, sur. la face postérieure de laquelle glissent les nerfs mixtes. Immédiatement en arrière et au-dessous du tubereule occipital, les masses sont traversées par le canal condylien antérieur qui livre passage à lhypoglosse et à des veines. Ges
masses latérales, dont les dimensions transversales atteignent deux centimètres environ et séparent le trou déchiré du 1/3 antérieur du trou occipital.
Streit (1) a vu plusieurs fois ce mur osseux réduit à une simple lamelle qui, dans un cas, était même transparente. Elle séparait, seule, le golfe jugulaire, proéminent, du bulbe rachidien.
En avant : l'union du bord externe de loccipital basilaire au bord inférieur de la pyramide rocheuse
Crète séparant le sinus du golfe
Fig. 2. — Le sinus et le golfe
forme la limite antérieure du trou déchiré. C'est à ce niveau qu'aboutit le canal osseux qui loge le sinus pétreux inférieur. £n arrière: le pourtour du trou déchiré est mince et tranchant. Il est constitué par le bord antérieur de l’apophyse jugulaire de l'occipital, cap osseux concave en avant, concave en
(1) Streit, — Arch, für Ohrenheilkund, Bd. 58.
haut, qui se détache des masses latérales de l'ocei- pital, pour venir, en se recourbant en haut, se souder, à la manière d'un contrefort sous la pyramide | rocheuse surplombante, On peut déjà prévoir que £ c’est par le segment postérieur de son cadre que le trou déchiré est le plus abordable.
= Deux épines osseuses partent du bord interne du trou déchiré : Pune, antérieure, constante : « épine
Pr a loppée. Chacune d'elles est reliée ‘à une saillie correspondante, située sur le bord externe, soit par un trousseau fibreux, soit par un pont osseux.
Le trou déchiré se trouve ainsi divisé en (rois compartiments : Vun antérieur, pour le ‘sinus pétreux inférieur; l’autre moyen pour les nerfs mixtes, le 3° postérieur, large, pour le sinus latéral, « Ce com-
partiment postérieur, dit Poirier (1), constitue la «fosse jugulaire ». | Le sinus-latéral, couché dans sa gouttière, né au pressoir d'Hérophile, se porte en dehors et en avant, horizontalement, séparant la fosse cérébrale de la + fosse cérébelleuse. Arrivé au niveau de la base du rocher, il décrit une courbe à concavité postérieure et inférieure, se dirige en bas, en avant, croise la suture occipito-pétreuse et vient se réfléchir sur le crochet concave en arrière et en dedans de lapophyse jugulaire de l’occipital en décrivant lui-même
une courbe antéro-externe. Ces deux courbes, réu-
(1) (Poirier]. — Ostéologie, p. 381.
jugulaire », l’autre postérieure, plus ou moins déve-.
WU — nies par un segment-plus ou moins rectiligne, dessinent un S représentant la portion sigmoiïde dusinus. Nous tenons à faireremarquer seulementquece sinus sigmoide se creuse un lit profond dans la surface F4 endocranienne postérieure de la pyramide rocheuse. Ce lit osseux est limité en avant par un relief, une crête saillante, d'autant plus saillante qu'on se rap- à proche davantage du trou déchiré. Aussi, lorsqu'on atteint le sinus par la voie mastoïdienne et qu'on cherche, en le suivant vers le bas, à le mettre à nu sur toute son étendue et à se rapprocher du trou déchiré, il arrive que l'instrument entame souvent le bord antérieur du lit osseux dans lequel le sinus est, en quelque sorte, enfoui. Pour cette raison, il était intéressant de rechercher quels étaient exacsement, dans ces échappées difficilement évitables et parfois indispensables, les points dutemporal atteints. Nous l’avons contrôlé sur une série de coupes. Ce contrôle était d'autre part nécessaire puisque certains chirurgiens, Chipault (1) en particulier, détruisent de parti pris ce relief osseux, pour se frayer un. chemin plus direct vers le bulbe de lajugulaire. Nos : coupes pratiquées normalement au sinus et en séries, nous ont montré que cette crète est consti= É tuée par du Ussu compact. Dans quelques cas; nous avons trouvé, dans son épaisseur, quelques petites cellules. Done aucun danger en mordant dans cette crête el en Paplanissant de léser une des cavités de vs
(1) Chipault, — (Chirurgie Opératoire du système nerveux, ©. 1). F- :
AR UD , À ‘ : 1} l'oreille interne. Toutefois: il est néc essaire de ne pas aller trop loin dans ce sens à-cause du voisinage du sac “ho mARaUque. couché dans la fossette D ANOUER LE: feel rer 2 fol : EAN Il serait peu prudent, à cause de ce voisinage, d'aller, directement, de la portion descendante du er sinus au trou. déchiré en faisant sauter lPavancée | osseuse que supporte l’épine jugulaire et autour de laquelle le sinus décrit son coude terminal.
Nous tenons, enfin, à insister ici sur un détail
VE d'anatomie, dont. a connaissance devient un guide à précieux, lorsqu’è à travers une brèche mastoïdienne, de on cherche, en suivant le sinus, à atteindre. le trou déchiré. Au point précis où le sinus commence à décrire sa dernière courbure pOHBSC porter en avant vers le trou déchiré, son lit osseux est limité, en arrière et en dedans, par une saillie osseuse toujours très appréciable qui continue en arrière le tubercule occipital pour venir se perdre insensiblement dans l'écaille du temporal. Elle appartient aux masses … latérales de Poccipital : : à sonniveau, l’osesttrès épais >retr résistant : elle avertit l'opérateur du changement de direction du sinus, elle lui indique le moment | précis oùil doit cesser de se SpRTER en dedans pour se porterdirec tement éhavanteil hp le Si on examine maintenant LA SURFACE EXOCRANIENNE de. la base du crâne, on aperçoit, immédiatement en dehors du trou oecipital et des condyles occipitaux, en dedans de l'apophyse styloïde et de sa gaine,
le vaste orifice éxocranien du trou déchiré. Sa forme
est le plus souvent ovalaire, à grand axe presque transversal.
Le segment interne de son pourtour est représenté par le bord externe, déja décrit, des masses latérales de l'occipital. Immédiatement en dedans du 1/3 antérieur de ce bord, se voit la fosse condylienne antérieure dans laquelle débouche le canal
condylien antérieur livrant passage à l’hypoglosse.
qu
Fig 3. — Base du crâne, face exocranienne,
Plus en dedans, le relief très accusé du condyle arliculaire de l’occipital, réniforme, à grand axe, oblique en avant et en dedans. |
Schwegel décrit un anal condylien ‘ intermédiaire ?” inconstant, situé entre l'antérieur et le postérieur, et limité en dedans par le condyle, en
dehors par le trou déchiré. Le seoment postérieur /