LE LÉ E
enfin une trainée analogue, mais plus épaisse qui la sépare des cordons de l’ébauche médiane. Ici, encore par conséquent, les deux rudiments sont complètement séparés et rien n’indique qu’ils doivent jamais se confondre intimement. Cette traînée de tissu connectif embryonnaire existe aussi quoique beaucoup plus réduite en arrière entre l’ébauche latérale et la glandule.
Il semble d’ailleurs que le fusionnement des rudiments médian et latéral doive se faire à une époque plus avancée de la vie intra-utérine, si l’on songe à l’étendue encore peu considérable occupée par les cordons épithéliaux issus de ébauche médiane et situés en avant de la latérale. D'après les observations de tous les auteurs en effet, cette opération s'effectue seulement quand cette dernière se trouve environnée presque complètement par la progression continue du rudiment impair, disposition qui à l’âge considéré n’est pas encore réalisée.
Des faits qui viennent d’être relatés, il semble donc que l’on doive considérer comme terminée chez le Lapin la période d’accroissement du rudiment latéral, pour faire place à une seconde phase, celle de la transformation en cordons qui ultérieurement donneront des vésicules colloïdes. De plus, par suite des caractères particuliers acquis par les éléments périphériques, les cordons issus de cette origine présenteront une apparence spéciale, qui pendant quelque temps du moins permettront de les distinguer de leurs homologues dérivés de l’ébauche médiane.
Sur des embryons de 20 et 22 millimètres, nous assistons aux phénomènes considérés par les auteurs comme réalisant le fusionnement de l’ébauche latérale et de la médiane. Les cordons épithéliaux de l’ébauche impaire s’accroissant et se multipliant d’une façon rapide et continue, ont débordé l’ébauche latérale qu’elles entourent maintenant de tous côtés, sauf sur
la face interne. (PI. I, fig. 11). À un faible grossissement, le lobe latéral donne l’impression d’un organe constitué par une masse aense centrale d’où s’échappent à la périphérie et dans des directions radiées des cordons de même aspect, mais moins opaques. Lorsque la coupe à passé par le milieu du lobe, on distingue au centre une lumière fort étroite, occupée parfois en partie par quelques détritus organiques et qui certainement ne s’est pas accrue durant le temps écoulé depuis que le sujet ne mesurait que 17 millimètres.
Toutefois l'examen à un faible grossissement est insuffisant pour nous rendre compte des transformations qui ont dû enfin s’opérer au sein et surtout à la périphérie de la masse centrale, car bien que le tractus connectif qui naguère séparait les deux ébauches semble avoir disparu, rien n'indique qu’à Paide de plus forts objectifs, nous ne puissions constater l’existence d’une barrière analogue entre les deux rudiments en présence.
Malgré l'emploi de ces forts grossissements, il devient très difficile de trancher cette question à cause d’une condensation particulière des tissus en ce point, résultant de la tendance que possèdenf les lobules détachés de la masse latérale à s’écarter de leur matrice, et celle que présentent les cordons de l’ébauche médiane à se rapprocher au contraire de celle-ci.
On distingue encore il est vrai, dans l'épaisseur des couches périphériques de la masse latérale, des traînées où l’orientation des cellules et des noyaux est différente de celle des éléments placés dans les lobules que ces traïnées délimitent,; mais comme semblabies figures se rencontrent aussi entre les cordons du rudiment médian, il devient impossible de fixer les limites exactes de l’une et autre ébauche.
Toujours est-il qu'entre ces deux rudiments en présence, il n'existe encore aucune anastomose. Non point il est vrai, que