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l’on puisse retrouver la barrière conjonctive qui, à des stades plus jeunes, les séparait l’un de l’autre ; les seules travées vasculo-conjonctives qui entourent chaque cordon, suffisent à en empêcher le fusionnement.
Ajoutons pour être complet que si on continue à descendre la série des coupes, on assiste à la disparition de Pébauche latérale qui fait place à un petit corpuscule arrondi et peu volumineux, de structure entièrement différente ; ce corpuscule n’est autre que la glandule thyroïdienne. Appendue à l’ébauche latérale, elle se trouve donc avec cette dernière entourée de tous côtés par l’ébauche médiane et constitue ainsi une glandule interne.
Nous reviendrons ultérieurement sur cette disposition.
Des observations qui viennent d’être relatées, tant sur les embryons du Cobaye que sur ceux du Lapin, il résulte, par conséquent ces deux données :
1° La transformation partielle et pour ainsi dire passive, de la masse de l'ébauche latérale en cordons épithéliaux qui ultérieurement se transformeront vraisemblablement en vésicules ;
2% Le manque de certitude absolue au sujet du fusionnement des deux ébauches thyroïdiennes en présence.
Toutefois, si nous nous trouvions forcé de choisir entre les deux opinions, celle du fusionnnement (Born 13), ou celle du non fusionnement (Fischelis 22, de Meuron 23), peut-être pencherions-nous vers cette dernière, parce que chez les embryons considérés, les conditions généralement décrites pour la soudure des deux ébauches se trouvent depuis quelque temps déjà réunies, alors que ce phénomène n’est pas encore réalisé.
Nous trouvons chez un embryon de Lapin de 36 millimètres des observations décisives qui nous permettent de conclure en faveur de cette dernière opinion (pl. [, fig. 10).
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Par suite de l’action des réactifs qui pour des causes inconnues ont agi ici autrement qu’à l’ordinaire, le tissu thyroïdien a subi des modifications ne rappelant en rien les dispositions normales. Les lobules épithéliaux se sont fortement rétractés ainsi que les capillaires qui les avoisinent, de telle sorte qu’entr’eux et les premiers, il existe de vastes espaces clairs qui sont entièrement artificiels. Quiconque a fait quelque peu de micrographie sait combien des préparations de ce genre sont quelquefois instructives et combien on aurait tort de les rejeter systématiquement, à condition toutefois de ne leur demander que ce qu’elles peuvent donner. D’ailleurs dans le cas particulier, sauf les modifications d’aspect résultant de la production de ces espaces artificiels, le tissu thyroïdien se trouve dans de bonnes conditions d’examen, les éléments y étant aussi bien fixés et colorés que dans nos préparations les mieux réussies.
Sur une telle préparation étudiée à l’aide d’un faible grossissement, on distingue au centre du lobe latéral un petit amas cellulaire, d’où partent en divergeant dans toutes les directions des travées épithéliales qui,à quelque distance, alternent avec des capillaires sanguins, d’où résulte l’impression générale d’un ordonnancement de tout le tissu glandulaire du lobe latéral autour de cette petite masse centrale.
Substituant à ce premier grossissement un objectif plus fort, nous verrons que l’amas cellulaire n’est autre que le vestige de l’ébauche latérale, reconnaissable à son canal central, encore que celui-ci soit considérablement réduit(fig. 10, 447). Les parois externes se continuent sous forme de travées épithéliales qui divergent en s’enfonçant dans l’épaisseur du lobe thyroïdien. Une disposition analogue quoique beaucoup plus accentuée à celle décrite par M. Prenant chez l’embryon de Brebis (41,p. 161), se trouve ainsi réalisée.
Les espaces clairs artificiels dissèquent pour ainsi dire les
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travées épithéliales, permettent de les suivre à une plus grande distance de leur origine et par suite, de constater si, oui ou non, celles-ci s’anastomosent avec les lobules épithéliaux qui constituent le lobe latéral, c’est-à-dire avec les dérivés de l’ébauche médiane.
Si cette anastomose existe, il sera facile de la constater: dans aucun cas, elle ne saurait être attribuée à l’action des réactifs, car on se demande quelle pourrait être la substance capable de produire de tels résultats.
Si cette anastomose n’existe pas, il faudra encore montrer qu'elle n’a pas été réalisée à un moment donné et s’est trouvée rompue par la rétraction du tissu sous linfluence du réactif : l'examen attentif des surfaces de brisure montrera suffisamment ce qu'il en est.
Si enfin cette anastomose n’existe pas, il sera encore facile de le constater, la travée épithéliale se montrant nue pour ainsi dire, de sa base à son extrémité.
Remarquons d’abord que de par leur origine, les travées épithéliales sont bien des dépendances de l’ébauche latérale du corps thyroïde. Entre elles en effet et les vestiges de ce rudiment il existe une continuité de tissu qui ne saurait s’expliquer que par des connexions génétiques ou par une soudure secondaire entre les deux formations en présence, les travées épithéliales dans ce dernier cas tirant leur origine d’une autre source, l’ébauche médiane.
Cette dernière hypothèse ne saurait être admise.
Parmi les multiples travées épithéliales qui se raccorderaient ainsi au nodule central, on peut sans invraisemblance en supposer quelques-unes où se manifesteraient les divers stades du fusionnement, On pourrait par exemple trouver interposés entre elles et l’ébauche thyroïdienne latérale, quelques pinceaux