‹ Thyroïde Latérale et Glandule ThyroïdienneChapitre 24 sur 39 · CINE · texte numérisé non relu

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quelques observations relevées sur des embryons de Veau mesurant 20, 23, 180 millimètres. Notre série renferme en outre des sujets mesurant 40, 65, 84, 90, 96, 97, 97, 97, 104, 104, 117, 135, 140, 155, 156, 170, 175, 180 millimètres de longueur.

Chez les sujets très jeunes, nous avons montré l’aspect offert par l’ébauche latérale: vésicule à parois épaisses formées de deux couches cellulaires, dont l’externe se transforme d’une manière continue en cordons épithéliaux qui dans la suite. donneront des follicules colloïdes.

Sur un sujet de 40 millimètres, l’ébauche latérale du corps thyroïde se présente sous forme d’un corpuscule légèrement allongé, situé à l'extrémité postérieure du lobe latéral au contact immédiat d’un nerf qui est vraisemblablement le récurrent, entouré d’une certaine quantité de tissu conjonctif (pl. IT, figure 28). L’ébauche latérale et son atmosphère conjonctive formant une sorte de nodule autour duquel la thyroïde médiane commence à s'étendre. À ce nodule se trouve annexée la glandule thyroïdienne. É

L’ébauche latérale semble en pleine voie de disparition. Sa lumière en effet se trouve en grande partie obstruée par des amas de cellules épithéliales tombées de la paroi. Dans J’épaisseur de cette dernière on remarque en outre des trous plus ou moins confluents les uns en les autres et dépendants de la cavité centrale. Toutefois, les assises les plus internes de cette paroi sont encore saines, à l'inverse de ce qui existe pour les couches externes où les éléments ont pris une apparence sombre, trouble et opaque par la dégénérescence du noyau ei du corps protoplasmique.

Des sujets de 57 et de 65 millimètres nous présentent des phénomènes analogues. À la glandule qui présente ses caractères habituels et se trouve toujours au voisinage du hile, se

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trouve annexé un cordon épithélial épais, allongé en dehors et en avant. Ce cordon représente l’ébauche latérale dont le canal central se trouve dans le voisinage de la glandule. Les caractères histologiques de ce canal sont encore ici les mêmes que précédemment et semblent être ceux d’une sorte de dégénérescence kystique. Sur des embryons mesurant 84 millimètres, des dispositions analogues pourraient être décrites. Nous n’y insisterons donc pas davantage.

Ce qui chez un embryon de 90 millimètres apparaît tout d’abord, c’est l’ébauche latérale du corps thyroïde sous torme d’une grosse vésicule, placée au voisinage du hile du lobe latéral, mais entièrement séparée de ce dernier (pl: Il,-fig. 23):

La paroi est composée d’une seule couche de cellules épithéliales cubiques transformées de même facon que celles qui forment les couches les plus superficielles de l’épithélium œæsophagien. Cette transformation est encore plus accentuée dans les éléments constitutifs d’une sorte de bourgeon réticulé faisant saillie dans la lumière de la vésicule.

Les limites externes de celle-ci sont sur presque tout leur contour nettement dessinées par la membrane propre. En quelques points cependant cette membrane limitante semble à un fort grossissement avoir disparu autour de bourgeons pleins dont les uns ont encore conservé leurs connexions avec l’ébauche latérale, tandis que d’autres s’en trouvent complètement séparés.

Plus bas, on voit l’ébauche latérale s’entourer en arrière des cordons épithéliaux caractéristiques de la glandule, tandis qu’en avant elle se continue en une bande cellulaire, épaisse mais peu longue, dirigée obliquement vers la concavité du hile pour enfin y pénétrer.

La thyroïde latérale et la glandule thyroïdienne forment donc ici un cordon, creux dans sa partie moyenne et proxi-

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male, plein dans les autres, appliqué le long de la face interne du lobe latéral et dirigé obliquement d’arrière en avant et de dedans en dehors. Ce cordon se laisse subdiviser en trois parties, comme dans les derniers stades cités plus haut.

Chez des embryons de 96, 97 et de 104 millimètres, les vestiges de l’ébauche latérale et la glandule thyroïdienne forment un cordon épais qui s'étend obliquement depuis le centre jusqu’au hile du lobe latéral (pk IT, figure 24). Toutefois ce cordon, autour duquel se sont étendus par conséquent les bourgeons de la glande thyroïde proprement dite, se laisse très nettement diviser, au point de vue de la structure, en deux parties bien distinctes, quoique entr’elles on ne puisse signaler lexistence d’une ligne précise de démarcation.

La partie centrale, légèrement renflée, représente l’ébauche latérale ou plus exactement le cordon cellulaire épais que nous avons toujours signalé depuis embryon de 57 millimetres. Les dernières traces du canal semblent avoir complètement disparu. Les éléments épithéliaux qui constituent la masse cellulaire centrale sont en effet disposés sans aucun ordre particulier. En divers points, par suite vraisemblablement de la dégénérescence de petits groupes cellulaires, on distingue des cavités secondaires, arrondies ou irrégulières, confluentes ou non. Ces cavités ne sauraient en aucune facon représenter le canal central du corps thyroïde, car elles sont multiples, ne possèdent aucun siège fixe et ne manifestent pas une lumière nette: proviennent-elles comme nous l’avons dit, de la disparition en divers endroits de petits amas de cellules dont les éléments ont été frappés de déchéance? nous en trouvons la preuve dans la présence en un certain point d’une figure rétieulée formée par la persistance des membranes cellulaires dont le contenu a disparu en totalité où en partie (pl. IE, fig. 25).

Toutefois, l’épais cordon qui présente ces cavités secondaires, appartient bien à la formation latérale ; il en occupe en effet le siège, puisqu'il se présente justement au point occupé par ébauche latérale, avant que la thyroïde proprement dite l'ait de toutes parts entourée.

Il présente en outre les mêmes connexions avec la glandule dont il semble être comme aux stades plus jeunes, une dépendance.

Celle-ci en effet, occupe l’autre extrémité du cordon et affleure au bord interne du lobe latéral, s’enfonçant profondément entre les deux lèvres incurvées du hile. Ses caractères histologiques sont les mêmes que précédemment : seules ses connexions avec les vestiges de l’ébauche latérale sont plus nettes, puisque entre ces deux formations, il semble y avoir continuité de tissu.

Chez un embryon de 117 millimètres, le tissu thyroïdien proprement dit se trouve constitué, mais seulement sur les bords du lobe par de petits amas de cinq à six cellules, disposées radiairement autour d’un centre, et limités de tous côtés par des capillaires sanguins.

En quelques endroits cependant, on aperçoit quelques grandes vésicules claires, analogues à celles que nous avons déjà signalées chez l'embryon de Cobaye de 55 millim. Le centre du lobe lui-même est occupé par un nodule conjonctif, où se rencontrent aussi de gros vaisseaux. Dans les interstices laissés par ces derniers, existent quelques cordons cellulaires, par leur structure différents de ceux qui constituent la masse du lobe latéral du corps thyroïde. Ils sont en effet plus volumineux ; et leurs éléments ne présentent pas la même tendance à s’ordonner autour d’un centre de figure, malgré que de place en place, ils possèdent des lumières.

La glandule semble à ce moment perdre toute connexion

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avec ces vestiges de la formation latérale. Elle est située en dehors du lobe dont elle est en outre séparée par l’épaisse capsule conjonctive de celui-ci.

Toutefois appendu à elle, on distingue un petit lobule épithélial qui par places se creuse d’une cavité relativement spacieuse et tapissée par une seule couche d'éléments cubiques. Ce lobule ne saurait être non plus considéré comme le canal central du corps thyroïde, mais seulement comme un fragment de ce cordon, qu’au stade précédent on trouvait en connexion intime avec la glandule, et qui lors de la rupture de ces connexions, lui sera resté adhérent.

Au dessous enfin de la glandule et entouré de tous côtés par le tissu conjonctif, on rencontre un dernier petit amas cellulaire, de volume très inconstant, creusé lui aussi d’une lumière, qui doit vraisemblablement être rattaché à la même origine.

Sur un embryon de Veau de 140 millim., on voit que dans l’épaisseur du lobe latéral et surtout dans ses parties marginales, commence à apparaître la substance colloïde : elle se présente sous forme d’une petite masse de substance homogène encore peu considérable, au centre des sphérules épithéliales dont nous avons chez le sujet précédent, signalé la formation. Un détail à noter, c’est que cette substance ne se produit jamais que dans ces sphérules et non dans les grandes vésicules claires. Ce fait d’ailleurs peut être observé chez tous les embryons d'animaux où commence à apparaître la fonction thyroïdienne.

La rupture des connexions existant entre les vestiges de l’ébauche latérale et la glandule, constatée chez le sujet précédent, n’est pas encore réalisée ici et nous retrouvons les deux formations étroitement unies. Nous rencontrons de plus l’explication du petit lobule épithélial creux, dont nous avons en dernier lieu signalé l’existence.

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Ce dernier en effet n’est autre que l’extrémité inférieure d’un canal qu’en remontant la série des coupes, on voit S’accoler à la trachée, jusqu’à atteindre le larynx, aux cartilages thyroïides duquel il se fixe après avoir traversé les muscles qui s’y insèrent. L’extrémité supérieure de ce canal nous à paru aveugle : celui-ci représente évidemment les vestiges du conduit épithélial ou fosses subbranchiales qui chez l'embryon très jeune unissait la lumière de l’ébauche latérale à la cavité pharyngienne primitive et que nous avons dans le chapitre précédent nommé canal thyreo-pharyngien. La persistance aussi prolongée de ce conduit qu’on avait toujours supposé disparaître de très bonne heure, n’a, à notre connaissance du moins, jamais été signalée chez l’adulte et mériterait, il semble, des recherches dont les résultats pourraient intéresser autant l’anatomiste que le pathologiste.

Une preuve que ce canal possède bien la signification que nous lui attribuons, résulte de ce que à un niveau plus distal, celui-ci prenant plus d'importance par un épaississement continu de ses parois, donne un organe volumineux, occupant lexcavation du hile du lobe latéral, et s’étendant en arrière jusque vers le bord postérieur de ce lobe où il entre en connexion avec la glandule, tandis qu’en dehors, il envoie dans l’épaisseur du tissu thyroïdien de nombreux diverticules.

Cet organe est creux, au moins dans sa partie moyenne ; sa paroi est rédui e à quelques assises cellulaires présentant lPapparence caractéristique des éléments de l’ébauche latérale. Les cordons toutefois qu’il envoie dans l’épaisseur du lobe thyroïidien sont généralement pleins et manifestent une certaine tendance à la formation de vésicules.

La persistance du conduit thyreo-pharyngien nous obligeait à remonter la série de nos embryons afin de nous assurer de sa constance. Nous en avons déjàsignalélexistence chez l'embryon

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