‹ Thyroïde Latérale et Glandule ThyroïdienneChapitre 25 sur 39 · D 7 + HD · texte numérisé non relu

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de 117 millimêtres, mais au-dessous de cette limite nous n’avons rien observé qui pût, avec une certitude absolue, être rapporté à cette formation. Il est donc vraisemblable d’admettre que la persistance de ce canal est tout individuelle, caractère qui semble aussi résulter des observations présentées cCIdessus sur l'embryon de Cobaye.

Dans le cas qui nous occupe, il faut admettre que Île canal® thyreo-pharyngien a dû s’allonger en même temps que la trachée et le cou; nous croyons cependant que dans la règle cette élongation ne se fait pas: ce canal de dimensions très réduites, reste tel qu’il se trouve chez les très jeunes embryons, il est adhérent au lobe latéral, se manifeste seulement à un niveau plus élevé, au voisinage du hile. C’est en effet ce que l’on observe chez des sujets plus âgés.

Chez un sujet mesurant cette fois 155 millimètres, les connexions de la glandule avec l’ébauche latérale sont encore très nettes. L'ensemble forme un cordon épais qui s'étend depuis le bord postérieur du lobe latéral où se trouve maintenant la glandule, et le centre de celui-ci, où se remarquent encore quelques lobules dérivés de Pébauche latérale.

Sur des coupes sériées dont on descend la succession, on aperçoit simultanément la olandule à l'extrémité postérieure du croissant à sommets monsses que forme la coupe du lobe latéral, et au centre de celui-ci, des lobules épithéliaux mêlés aux gros vaisseaux qui se trouvent dans le nodule conjonctif.

Sur des coupes distales, ces deux formations se rapprochent et tendent à se fusionner ; ce qui arrive après que l'extrémité antérieure de la glandule a eu présenté un petit amas cellulaire de structure particulière, qui s’agrandissant de plus en plus s’est à un moment donné creusé d’une cavité spacieuse, tapissée par un épithélium régulier.

Par son extrémité inférieure, le cordon ainsi constitué par

la réunion de ces deux formations, se segmente en lobules qui, identiques à ceux dont nous avons signalé l’existence sur des coupes proximales, occupent le hil de l’organe, le tissu conjonctif ambiant ou le nodule central.

Des observations analogues peuvent être faites sur des embryons de 156, 170, 175 et 180 millimètres.

Chez ce dernier cependant, des modifications importantes se Sont produites au voisinage de la glandule. Nous y reviendrons dans la suite.

L’ébauche latérale dont les dimensions sont devenues très considérables, présente toujours avec la glandule les mêmes rapports de contiguité (pl. IT, fig. 29) Cette formation se montre maintenant sous forme d’une vésicule très volumineuse à paroi épaisse. À celle-ci sont encore appendus de nombreux bourgeons parfois creusés d’une cavité, diverticule de la lumière de la vésicule principale. (pl. IL, fig. 28). Au centre du lobe, dans le nodule vasculo-conjonctif, on remarque encore des boyaux cellulaires assez épais, parfois creusés de cavités multiples, semblables à ceux dont nous avons signalé l’existence à ce niveau chez des sujets moins âgés.

Nous renvoyons à ce qui a été dit au chapitre précéden sur les transformations de ces bourgeons (pl. I, fig. 8).

Ajoutons enfin qn’à ce stade, le thymus ou tout au moins un lobule de celui-ci est venu s’annexer à la face interne du lobe latéral, au voisinage de la glandule et que ce rapprochement se trouve accompagné d’une infiltration leucocytaire très accentuée dans toute la partie postérieure du lobe latéral, Ce sont là des dispositions sur lesquelles nous aurons lieu de revenir javec de plus longs détails dans une autre partie de ce travail.

Nous n’avons pas eu l’occasion d'examiner l’état du lobe latéral du corps thyroïde chez des sujets plus âgés.

Enfin, nous avons à signaler la persistance possible comme

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chez l'embryon de Cobaye, du canal thyreo-pharyngien soit dans toute son étendue soit et plus fréquemment dans son extrémité distale.

En résumé, des observations qui précèdent, il résulte donc que l’ébauche thyroïdienne latérale forme avec la glandule thyroidienne et l’extrémité distale du canal thyreo-pharyngien, une figure en forme de T renversé ou j, dont la branche transversale s’étend depuis le centre du lobe latéral, jusqu’au bord postérieur de celui-ci, tandis que la verticale de longueur variable selon les individus, s'incline en avant et en dedans pour s’appliquer contre la trachée et remonter ainsi jusqu'au larynx.

Dans cette figure, l'extrémité postérieure de la branche transversale répond à la glandule, le reste à la thyroïde latérale, la verticale étant le canal thyreo-pharyngien.

En ce qui concerne l’évolution de l’ébauche latérale, on voit que celle-ci se divise en tronçons (embryons de 135, 155, 170,175 millimètres), dont l’un se trouve enfermé au centre du lobe thyroïde où il continue à donner des vésicules, tandis que l’autre participe de la vitalité propre à la glandule qu’il avoisine, et persiste sous forme d’un tube anfractueux séparé du tissu thyroïdien proprement dit (embryon de 180 millimètres).

Bien que nous n’ayons pas examiné l’état du corps thyroïde d’embryons plus âgés, il nous semble donc peu vraisemblable d'admettre la disparition à brève échéance de cette partie externe de l’ébauche latérale à laquelle, soit dit en passant, ne saurait convenir la dénomination de canal central. Depuis des embryons de 104 mm., celle-ci en effet n’a cessé de prendre de plus en plus d'importance et cela non par un amincissement progressif de sa paroi d’où résulterait une augmentation de lamplitade de sa cavité, mais par un accroissement continu

et actif.

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