AU
pas du tout la structure de la glande thyroïde embryonnaire. Cette remarque était cependant de quelque importance et eût évitée à Schaper et à Schmid lerreur à laquelle ils sont tombés.
D'ailleurs, le manque presque complet de documents sur le développement et l’évolution de ce que Kohn (58) a nommé corpuscules épithéliaux interne et externe a empêché Jacoby de parler de cette question si intéressante pour le physiologiste et le pathologiste. |
C’est encore pour combler cette lacune que nous avons entrepris les recherches que nous allons maintenant exposer. Ce que nous venons de dire en démontre suffisamment, à notre sens, Putilité.
Ilsemble d’ailleurs que cette nécessité ait été sentie par Jacoby lui-même, puisqu'il vient d'entreprendre quelques recherches sur les développements de ces corpuscules.
Nous ajouterons enfin que dans son exposé historique et critique, cet auteur applique au thymusla méthode employée pour les autres dérivés de l’appareil branchial ; nous n’y relèverons que Pobjection faite à cette interprétation de M. Prenant d’après laquelle la glandule thymique serait équivalente à la glande carotidienne, que cette identité ne lui paraît pas du tout démontrée.
Le travail de M. Guiart (6) renferme des documents de toutes sortes sur l’anatomie, l’histologie, l’embryologie, la physiologie, la pathologie de la glande thyroïde chez les Vertébrés et en particulier chez les Sélaciens ; mais sans chercher à en apprécier la valeur, nous pouvons dire qu’ils ne nous apprennent rien de bien nouveau ni sur l’évolution de l’ébauche latérale du corps thyroïde, ni sur celle de la glandule thyroïdienne. Dans la partie originale de son travail, cet auteur expose les résultats de la thyroïdectomie expérimentale chez les Poissons. Nous ne pouvons nous empêcher de regretter qu’il ait cru pou-
PR y
voir faire rentrer indistinctement dans le tableau de ses résultats, les animaux morts par suite de lintoxication par l’acide phénique et ceux qui ont survécu, ce qui enlève toute rigueur à ses expériences.
De cet exposé historique ressort donc nettement ce que dans Pintroduction à ce travail, nous avons montré d’une facon générale, à savoir la nécessité de recherches anatomiques sur l’évolution de l’ébauche thyroïdienne latérale au sujet de laquelle Jacoby à montré l'insuffisance de nos notions ; sur celle de glandule thyroïdienne dont la connaissance exacte est utile à l’anatomiste, indispensable au physiologiste et au médecin.