‹ TibèreChapitre 41 sur 58 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Loin d'élever ma voix contre Germanicus ,

J'aurais brigué l'honneur de vanter ses vertus ; On eut vu de mon père éclater l'innocence ; Avec moi ses aïeux auraient pris sa défense ; Et nous aurions trouvé des pères et des fils Que la crainte et l'orgueil n'ont jamais endurcis.

Y pensez-vous , Cnéius ? cette imprudente audace Aurait de votre père assuré la disgrâce. Agrippine, étalant de fastueux débris.

Devant le peuple entier voulait porter ses cris. Près du peuple souvent, quand la haine dénonce, La haine écoute encor , la haine encor prononce , Tandis que le sénat est , pour un sénateur , Un tribunal paisible et même protecteur. Je promets l'équité : j'espère l'indulgence. Adieu , rassurez-vous : Agrippine s'avance. Votre aspect dans ces lieux peut aigrir ses douleurs 5 Moi-même , en ce moment , j'éviterai ses pleurs : Vos soutiens sont nos lois , votre cause , vous-même , Le sénat qui la juge , et César qui vous aime.

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