‹ Tibule Et Les Auteurs Du Corpus TibullianumChapitre 27 sur 56 · LYGDAMUS · texte numérisé non relu

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tient aussi, nous l’avons vu, à une famille de rang. Enfin l’'élégie 5 contient les adieux que fait à la vie le jeune homme emporté par une fin prématurée.

De la Ville de Mirmont (op. cit.) trouve étrange qu’Ovide n’ait jamais fait à ce frère qu’une rapide allusion dans son autobiographie, alors qu’il composait toute une élégie

à la mémoire de Tibulle. Mais cela ne prouve pas que le frère d’Ovide n’aurait pu composer desélégies, etle fait ne doit pas trop surprendre d’un caractère mobile et léger comme celui d’Ovide : je remarque que le poète des Tristes, lorsqu'il parle de ses parents, de son père (4, 10, 21, 77-80), de ses femmes (v. 69-74) ou de sa fille (75-76) est toujours aussi discret et aussi bref. De sa mère il dit seulement qu'’illui rendit les derniers devoirs (v. 80). Et, comme s’il avait trop parlé des morts, il en écarte bien vite la pensée, v. 91 :

Manibus hoc satis est.

Catulle, il est vrai, trouvait d’autres accents quand il parlait de son frère : mais il avait aussi un tout autre tempérament.

De la Ville de Mirmont s’étonne, d’autre part, qu ’Ovide ne cite pas son frère dans les passages des Tristes (2, 421- 466) et des Pontiques (4, 16) où il passe en revue tous ceux de ses amis qui ont composé des vers, et qu’il ne fasse ja-

sance », Car primo, qui suit, serait gauché etinutile. Primo indique ici une chose qui a lieu pour la première fois et qui doit se reproduire : c’est le jour anniversaire de la naissance qui se présente pour la première fois, c'est-à-dire que le poète a un an révolu. La remarque que fait Cartault (op. cit., p. 405), que « le mot natalis signifie le jour de la naissance et non l’anniversaire », méconnaît l'usage de Tibulle, et d’ailleurs Cartault est en contradiction avec lui-même, puisqu'il interprète natalis (Tib. 1, 7,63) par anniver- 7 bre p. 23), comme il le fait pour Sulpicia, 3, 14, 1 ; 15, 2

8,1 ;9,2 (ibid, p. 81). 4

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