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PANÉGŸYRIQUE DE MESSALLA à 161
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d'accès facile à tes troupeset impraticable pour l'ennemi, qui permette aux soldats des’exercer sans relâche à lutter d'adresse, à qui lancera le mieux le pieu lourd à manier ou la flèche légère, ou traversera le but avec le pilum qui ploie (1); à qui réussiraàcontenirunchevalrapideenserrant le frein, à lâcher les rênes à un cheval lent, et, tour à tour, soit à s’avancer en ligne droite, soit à faire tourner en cercle le cheval dans ün espace plus étroit ; à qui protégera avec le bouclier soit sa droite soitsa gauche, selon le côté où la lourde lance vient frapper de toute sa force, où touchera le but marqué avec la fronde tournoyante. Puis viendront les combats audacieux de Mars : que les troupes se mettent en lignes pour charger, enseignes haütes, alors n’apparaîtra pas moins ton habileté à tout ordoriner pour la bataille, soit qu’il faille que l’armée se forme en une masse carrée avec un front uni et en ligne droite, soit que tu veuilles décider l’action en formation double, en opposant ta droite à la gauche de l’ennemi et ta gauche à sa droite, de sorte que des deux rencontres sorte une victoire double (2).
notum nobis orbem. Et Aulu- Gelle, Noct. Att. 14, 6, 3: Aique illud etiam scriplum Juil. . urum àv 51 £60 Oakécon Ulixes errauerit xaT
"Apiorapyov an èv 77 E£w (océan Atlantique) xatà Kédrnte.
(1) La sudis était un pieu aiguisé et durci au feu dont les soldats romains se servaient en guise d’épieu, sorte d'armée offénsive grossière ; cf. César, de bell. Dal, 7; 81, 4. Le pilum, l’arme de trait du légionnairé, était terminé par une tige en fer dont la pointe ployait quand il pénétrait dans un bouclier ou dans une cuirasse * cf. César, ibid., 1, 25, 3. :
(2) Il est faît allusion à deux formations de combat : l’acies continua (v. 101-102), et l’acies bipartita (v. 103-105), où l’armée est divisée en deux ailes sans centre. La première est désignée dans Sénèque, de uit. beat. 4 : Idem exercitus modo latius panditur, modo
in angustum coartatur, el aut in Cornua sinuala media parie curualur aut recta fronte (un front aligné) explicatur.