PATHOGÉNIE
Le point de départ d’un tic est le plus souvent un mouvement volontaire adapté à un but défini, dont on peut retrouver la cause et la signification, bien que, avec le temps, cet acte se défigure et devienne, comme disait Charcot, une « caricature » de l’acte initial.
Exemple ; Le tic de clignotement est constitué par une succession de contractions brusques des paupières. Sa genèse est presque toujours la même ; une poussière, un cil, une granulation de la conjonctive, pi’ovo- (juent une sensation douloureuse. Aussitôt la paupière se ferme brusiiuement. Ceci n’est (|u’un acte réflexe simple, (pii s’exécute indépendamment de toute intervention de l’écorce ; le centre du réflexe est bulbaire, l’irritation de la voie centripète détermine instantanément la réaction motrice transmise par la voie centrifuge. Cependant la cause irritante ayant disparu, la persistance du clignotement sans cause et sans but ne peut plus être considérée (|ue comme une mauvaise habitude motrice, iiu’une imperfection du contrôle inhibiteur cortical laisse se perpétuer inconsidérément.
1. Grasset, Leçons de clinique médicale, 1896. — Tic du coliiorleur, Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1897, n“ 4. — Pathogénie du tic, Congrès de Grenoble, 1902. hevue neurol., 30 août 1902.