‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 45 sur 103 · IMPOSITION DU VOILE · texte numérisé non relu

IMPOSITION DU VOILE

… Dieu l’avait honoré, en le dispensant de la honte naturelle. Il s'élevn dans son orgueil et, malgré les réclamations de

la raison et de la conscience, malgré la menace expresse qui touchait son point d'honneur naturel, il pécha et perdit du même coup la grâce et le don d’intégrité et d’inmortalité dont il était justement fer, et auquel il était naturellement plus sensible. N’ayant pas su apprécier l’hoaneur qui lui avait été fait, il s’attira la honte de voir ce qui le ravalait au rang des animaux, et de sentir toute l’humiliation de la ressemblance qu’il avait avec eux : Homo quum in honore esset non intellezit, comparatus est jumentis, factus est similis illis. Et voilà pourquoi ayant perdu le oile de l'innocence, il doit le remplacer par celui de la pudeur et de la pénitence

A ces deux raisons d’humilité et de mAdestie, qui imposent le voile aux Sœurs Tertiaires, s’en ajoute une troisième : ce voile s'applique comme un joug sur la tête, pour signifier le fardeau des obligations nouvelles, auxquelles elles se soumettent, malgré la faiblesse propre à leur sexe. Après leur avoir donné les enseignements, l'Eglise vient à leur secours en suppliant Dieu de leur accorder la force pour supporter patiemment leur état plus humble, pour remplir fidèlement leur rôle plus caché : “ Que votre visage soit voilé par la modestie, l'humilité et la pudeur. ” C’est une pénitence particulière qui leur est demandée et elles ont besoin pour l’endurer d’une grâce toute spéciaie : “ Que le Seigneur vous couvre du voile et du bouclier de la pénit-1ce, afin que l’ennemi ne prévale jamais ecntre vous. ”

C'est ce que nous souhaitons nous-même: .ivement à toutes nos Sœurs Tertiaires, afin qu’elles s’abstien1ent de l’orgueil contre nature, qui pousse certaines femmes à sortir de leur humble sphère qui est le foyer domestique, au grand risque de troubler et la Société, et la familie, et les individus ;

qu’elles s’abstiennent aussi des licences coupables que __ s'accorde une certaine classe de la société actuelle au grand scandale de tous, et enfin qu’elles portent patiemment le

: AE à'aner mia Put ter ga ve ce hr rise ti :

+. Sinotites di dose

Ut fiii lucis ambulate (Eph. 5, 8).

DD le ion: en Tartiie tn datant cn à sitnt : Recevez, Frère bien-aimé, la lumière de Jésus-Chris ©." comme signe de votre immortalité, afin qu’étant mort au mond ; vous vivies pour Dieu, en fuyant les œuvres de ténèbres. Res

suscilez d’entre les morts, et le Christ vous illuminera.

Que peut bien vouloir dire cette cérémonie comme couron nerient de la vêture ? Le postulant est reçu, il porte les livrée séraphiques, il participe déjà à la vie du Tiers-Ordre, tout est validement consommé, et l'or: vient encore lui présente un cierge. Recevoir le scapulaire pour habit, la corde pou: ceinture, et pour une sœur le voile pour ornement, tout cels se comprend facilement, mais pourquoi un cierge ? N'est ce pas que cette particularité est frappante ? sans nul doute nous trouvons que ce détail donne du relief à là cérémonie de vêture, mais enfin l'Eglise n’a pes pour habitude de sur charger sa liturgie pour le seul agrément.

Si les leçons, données par l'imposition des livrées séra phiques, ont été si utiles et si sublimes, le cierge vient jeta sur ‘tout l’ensemble un nouveau lustre ; il projette une lu:

- mière orale et spirituelle bien plus vive que sa lumière naturelle,

Trois lumières différentes éclairent les hommes venant er

ce monde. L'une d’elies, pour parler le langage si simp' de saint François, nous est commune avec les mouches : c'es -:. Ja lumiére naturelle produite par l’éther, les astres, le feu La seconde nous est commune avec les pécheurs, les impies les. infidèles, les démons et les réprouvés : . c’est la lumièr

? N'estrul doute, pérémonie le de sur-

rées séraent jeter e une lu- , lumière

renant en simr' de

es: c'est .

s, le feu.

s impies,

a lumière

‘domaine de ls nature et de le création. Mais Dieu ne s'est

pas contenté de donner à l’homme ces deux lumières, illui fait l'honneur de l’élever à la contemplation de ses perfecæ … : :: Il le fait entrer dans ses puissances, dans ses secrets les plus profonds, par la révélation sur la terre, et par la vision béatifique dans le ciel. C’est ici la troisième lumière, lumière. vraiment prodigieuse qui surpasse en éclat tous les rayons | du soleil, qui brille en plein midi sans être amoindrie par aucune lumière de ce monde. Le monde, comparé à cette himwière, n’est que ténèbres, et la lumière de la raison finirait même par s’obseurcir, si elle n’était soutenue par la lumière

de la foi. Tout ce qui se rattache à la révélation : sources, :

canaux, doctrine, effets, mérite dans la bouche du chrétien: le titre de lumière. Qui ne voit dès lors la comparaison faite de la lumière et du. cierge enflammé avec Notre-Seigneur Jésus-Christ ? Il est le Verbe Divin l’image de Dieu, lume. : engendrée de la lumière éternelle et devenue la lumière du monde. Tout est lumière en Lui ; sa personne, sa doctrine, ses œuvres. Il est lumière dans le ciel, pour les Anges et les Saints au témoignage de l’Apocalypse : Lucerna est Agnus, car il n’y a pour toute lumière que l’Agreau. Il est lumière sir la terre, phare puissant, dont les clartés sans pareilles atteignent jusqu'aux quatre coins du monde. 1l a pu le dire en toute "érité : “Ego sum lux mundi. Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres.” L’Ecriture est pleine de cette comparaison de la lumière appliquée au Messie, et l’apôtre saint. Jean débute par-Ià son Evangile. Aussi l’Eglise fait-elle un fréquent usage du à

cierge allumé pour représenter le Christ. Elle le fait acenm- Pâgner partout de ce symboi : à l'autel, dans les sacrements,

- dans les processions. Est-il besoin de rappeler ici le cierge Pascal, figure de Jésus-Christ ressuscité, disparaissant au jour de son Ascension ?-

Désintéressé et débonnaire en cela comme en tout le resté, ”

le Christ n’a pas voulu garder cette prérogative pour lui seu

Il a voulu la partager av: : ses amis, ses collaborateurs,

disciples. Pius ils entrent dans le globe lumineux qui env

ronne leur Maître, plus ils deviennent lumière à leur tou Vos estis lux. Ils sont appelés, dans le langage figuré de l’Eglis et de l’Ecriture, tantôt des lumières placées sur des chand liérs et char jées d'éclairer toute la maison de Dieu, tant des astres brillants qui parcourent la voûte asurée du ci de l'Eglise. Au nombre de ces astres, l'univers entier « unanime à placer celui qui, pendant vingt-cinq ans, éclair le déclin du siècle dernier et le lever du siècle présent Léon XIII, vrai luminaire céleste‘: Lumen in cælo!

Après les personnes, ce sont les choses. La doctrine d Christ reçoit, elle aussi, le nom de lumière, elle éclaire pas de tous ceux qui veuient bien la recevoir: lucerna pedilr meis verbum tuum. !l est venu apporter le feu sur la terre, ( son plus grand désir c’est de !e voir éclairer toutes les inte ligences par la foi et enflammer tous les cœurs par la charit C'est bien ce que l’Eglise donne à comprendre quand ell

. fait usage de cierges allumés dans 1°s prir.cipales professior de foi et dans les plus g'ands actes de !z charité chrétienn: Nous n'avons qu’à les signaler rapidement pour que l'o puisse s’en convaincre facilement. N'est-ce pas le flambea de la foi qui accompagne le baptême du petit enfant ? N'est ce pas le feu de la charité qui commence dès lors à couver sot la cendre de ce petit corps, pour se manifester plus tard : grand jour dans la pratique de la vie chrétienne ? Cet ‘vérité est tellement claire que les Grecs n’ont pas trouvé 4 mot plus propre, pour désigner le baptême, que de ’appela Illumination. N'est-ce pas le même flambeau de la foi et d la charité que signifie le cierge du premier communiant Qui ne voit dans le cierge que la religieuse tient à la mai “ la lampe ardente de la vierge prudente qui court à la rer contre de son Divin Epoux au jour de sa Profession ? L clere à son ordination, le -eligieux à sa vêture, tient le symbol

: lumineux de la foi et de la charité. N'est-ce pas en témoign:

que l’on | flambeau b ? N'est- DUVEr SOUS is tard :u ? Cette trouvé de l'appeler:

à foi et de -

muniant ?

à la main À la renion ? Le le symbole

témoigna- |

Page 1