‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 7 sur 103 · Matth, xrx · texte numérisé non relu

Matth, xrx

de Jésus-Christ. Le signe de la divine Providence parut bien en ce qu’il lui fut dgnné d’avoir des ressemblances avec le divin Rédempteur, même dans les choses extérieures. Ainsi, à l'exemple de Jésus-Christ, il arriva à François de naître dans une étable et d’avoir pour lit, tout petit enfant, comme autrefois Jésus, la terre couverte

tèrent la ressemblance. Comme le Christ avait fait pour ses apôtres, il s’adjoignit quelques hommes choisis à qui il ordonns de- parcourir la terre en messagers de la paix chré- . tienne et du salut éternel. Dénué de tcut, bafoué, renié par : les siens, il eut encote cela de commun avec Jésus-Christ Qu'il ne voulut même Pas avoir un grebat en propre pour

ui dernier ‘trait de ressemblance lorsqu'il. était sur le comme sur son calvaire, Ï fut pour ainsi dire

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Et.

mis en croix, par un prodige nouveau jusque-là, en recevant sur son corps l'impression des sacrés stigmates.

Nous rapportons ici un fait non moins éclatant en luimême par le miracle, que rendu célèbre par la voix des siècles. Un jour que Saint François était. plongé dans une ardente contemplation des plaies de Notre Seigneur et qu'il aspirait pour ainsi dire en lui leurs douloureux effets et semblait boire comme s’il eût soif, un ange descendu du ciel se montra tout à coup à lui; puis une verty mystérieuse ayant aussitôt hrillé, François sentit ses mains et ses pieds comme percés de clous et son côté traversé par une lance aiguë. Dès lors, il ressentit dans son âme une immense ardeur de charité ; sur son corps il porta jusqu’à la fin l'empreinte vi-

vante des plaies de Jésus-Christ. | |

Le soutien du Latran

De pareils prodiges, qui devraient être célébrés par une louange angélique plutôt que par celle des hommes, montrent assez combien grand et digne fut l’homme choisi par Dieu pour rappeler ses contemporains aux mœurs chrétien: »s. Certes, ce fut une voix plus qu’humaine qui dit à François, dans l’église de Saint-Damien : ‘“ Va, soutiens ma maison chancelante. ” Ce n’est pas un fait moins digne d’admiration que cette apparition céleste survenue à Innocent III, où il lui sembla voir François soutenir de ses épaules les murailles inclinées de la basilique du Latran. L'objet et le sens de ce prodige sont manifestes : il signifiait que François devait être en ce temps-là un ferme appui et une colonne pour la chrétienté. Et, en effet, il ne tarda pas à se mettre à l’œuvre. :

Les douze disciples qui se mirent les premiers sous sa direction furent comme une petite semence, laquelle, par la grâce de Dieu et sous les auspices du Souverain Pontife, paru‘ bientôt se changer en une abondante moisson. Après qu'ils eurent été saintement formés sur les exemples du Christ,

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l'Evangile ; il charges même quelques-uns d'entre eux d'aller jusqu’en Afrique.

se mettent à exhorter les hommes au

restres et à la pensée de la vie future. C'est de voir les fruits de l'entreprise de ces ouvriers en apparence si humbles. Une multitude avide de les entendre sccourut en masse à eux ; alors on se mit À pleurer ses fautes, à oublier les injures et à revenir, par l'apaisement des discordes, à des sentiments de paix.

Le Troisième Ordre

On ne saurait croire avec quelle ardente sympathie, qui allait jusqu’à l’impétuosité, la foule se portait vers François. Partout où il allait, un grand concours dr peuple le suivait, Pas rare que dans les petites villes, dans les cités populeuses. des hommes de toutes conditions lui demandassent de vouloir bien Jes admettre sous sa Règle. C'est la raison qui détermina ce saint Patriarche à établir l'association du Tiers-Ordre destinée à comprendre toutes les conditions, tous les Ages de l’un et l’autre sexe, sans que pour cela les liens de famille et de société soient rompus. Il l'organisa sagement, moins avec des règles particulières que d’après les propres lois évangéliques, qui ne sauraient paraître trop dures à aucun chrétien. Ses règles, en effet, sont d’obéir aux commandements de Dieu et de l’Eglise: de s'abstenir des factions et des rixes ; de ne détourner quoi E de ne prendre les armes que

de garder la tempérance dans

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