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multicolores, ici, on fabrique des chaussures ressemblant à nos anciens souliers à la poulaine; là, les peaux de moutons sont amoncelées ; ici, les bourdiouks de vin attendent les consommateurs, là les tapis s’étalent, formant un ravissant décor. Voilà des échoppes où des Tatares d’Akhaltzik transforment l’argent en filigranes qui se déroulent à nos regards comme de délicates dentelles. Voici des Lesguiens qui excellent dans Part de nieller et
(Photographie du baron de Baye.)
d’incruster l’or dans le fer. La fabrication et le commerce des armes, qui jouent un si grand rôle au Caucase en général et à Tiflis en particulier, sont surtout entre les mains des Daghestaniens du Kazikoumouk. Les ‘étalages d’armures attirent toujours les étrangers et bien souvent, confiants, dans ‘les apparences, ils achètent des pièces ou neuves ou truquées. On excelle,à Tiflis dans ce genre de falsification. Ceci étant dit, ajoutons que les armes sont des amis pour les Caucasiens ; ils en ont des persanes, des
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