‹ Tilly;Chapitre 18 sur 43 · TILLT AC M* DE 8P1N0LA · texte numérisé non relu

TILLT AC M* DE 8P1N0LA

Monsieur,

La Justice de nre cause qui nous donne les espérances de bon sucés, nous a faict encore veoir par l'issue qu'elles ne sont trompeuses, come font été celles de Halberstadt, de la défaite duquel il a pieu k Vre Ei<^« me donner le parabien avecq tant de démonstration de sa bienveillande et affection en mon endroict, j'en baise mille fois les mains à Vre Ex^*, et la prie de croire qu'après des rencontres tant heureux, ce que Je souhaite le plus, est d'avoir subject de luy témoigner l'entière volonté que J'ay voué a son service.

GTest au bon Dieu que Taoguste maison d*Austrice, et les princes catholiques doibvent l'obligation de ceste victoire et moy celle de la grâce quil m*a faict de l'octroyer à une armée qui estoit soubz ma conduite, Thonneur que Vre Ex^** m'en attribue, Jç le reçois compie un excès de sa volonté vers moy, delaquelle je luy seray tousj'* redevable.

^ Archives du Royaume. Liasses de Taudience.

* Archives du Royaume. Liasses de l'audience. Routard, 40, p. 402.

en attendant celluy de ses commandements pour montrer tout a faict que je suis.

Son très humble et très affectionné serviteur,

Jean, comte de Tiut.

Au camp, près de Gloppenborg» le 26 d'Aoust 4623.

 Monsieur le marquis de Los Balbaces. '

ISABELLE AD COMTE TSERCLAE8 DE TILLl.

Très cher et bien amé,

Le ducq de Bavière nous a envoyé prier que joindant les gens de guerre du Roy, monseigneur et nepveu à celle que vous avez soubs vostre charge, nous fassions que Ton aille contre Mansfeldt et Halberstadt, ennemys de TEmpire et du repos public, les suyvant par toutou ils se retireront et faire se pourra, et comme nous sommes de la mcsme volonté ; considérant combien il convient au service de Dieu et au bien Commun de la chrétienneté, de ce faire, nous avons bien voulu vous faire la présente pour vous dire, attendu que le dict Mansfeldt est entré en la Frise occidentalle, qu'il sera bien que vous vous rendiez en diligence avec vos gens vers le Rhin où est le général Don Fernando de Gordua en laissant néanmoins en lieux du pays d*Ëmden que faire se pourra, et en villes du pays de Munster, voisins du dict pays d'Emben, Jusques à cincq mille hommes de pied et mille chevaux, pour au moyen d'iceulx pouvoir faire ce que vous diront Jehan Tanucr, Conseiller et trésorier du dit et le sergent ma]or de Maisière, porteur de ceste que nous nous envoyons.

Cependant quand le S"* de la Mothry sera de retour avec la responce que vous luy aurez donnée, nous vous advertirons de ce qu'il nous offrira que vous puissiez faire, ensemble les gens de ceste armée.

A tant, etc.

De Bruxelles, ce premier jour de Septembre 4623.

' Archives du Royaume. Liasses de Taudience.

ANlfSXES. 283

LE COMTE DE TILLY À l'iNFANTE.

Madame»

J'ai entendu tant par la lettre qu'il a pieu a Vostre Âlteze Serenissime, m'escrire le premier de ce mois que par la relation du Sergent Major De Maizière et du S' Jean Tanver. conseillier et trésorier de son Âlteze l'électeur de Bavière, le désir du dict Seigneur Electeur de faire Joindre les gens de guerre de Sa Majesté Catholique, à ceulx de ceste armée, et la volonté de vostre Âlteze Serenissime, qu'attendu qoe le Mansfeldt seroit entré en la Frise occidentale, J'aye a me rendre eo diligence avecq mes gens vers le Rhin , sur quoy Je diray à Vostre Alteze Serenissime, qu'avecq toute prompte obéissance, je me porteray UmsJours k Texécniion tant de ses Commandemens que de ceulx du dict Seigneur Electeur, mais comme la présupposition de la retraite du dict Mansfeldt s'est trouvée du tout abusive. Je ne puis laisser d'advertir Vostre Âlteze Serenissime que les affaires sont ici en bien aultres termes que Ton le croit par delà. Car tant s'en faut que le dict Mansfeldt se soit retiré, qu au Contraire, il s'est logé bien avantageusement h Greete, ayant laissé Stichausen et les autres passages et places frfmtières bien fortifiées munies de bonnes garnisons; aussy cenlx de la ville d'Emden que Ton présupposait avoir chassé la garnison des Hollandais, l'ont non seulement retenue, mais encore reçeu renforcement de deux compagnies avecq la personne du Comte Ernest de Nassau, et est k croire, que pour le beaucoup que leur importe la dite place, ils ne l'abandonneront que par l'extrême force. Sur occasions de quoy, et du peu d'apparence qu'il y a d'exécuter ce que j'avois désigné, tant pour estre les lieux sus dicts presque inaccessibles en cette saisoi^ pluvieuse, qu'à cause du manquement de vivres et do fourrage, qui nous est asseuré, si Je passe plus avant, Je me suis arreslé en ce lieu de Wardenborch, proche de la ville d'Oldenborch, ou passez quatre Jours me sont venu trouver certains députez du Roy de Danemarck, avec commission de traicter avec le dict Mansfeldt, et de procurer qu'il sorte de la Frise orientale, j'y ay consenty, puisque les incommodilez de ceste armée ne me permettent de l'y obliger par

' Archives du Royaume. Liasses de l'audience.

la force, ny mesme de m'arrester icy longtemps parce que les Vivre» que ceulz de Bremen el aullres avoyent promis de me furnir, Commencent desjà à diminuer. Je suis attendant ce que les dicts dépotez me manderont -de Tapparence de leur négociation, laquelle Je Toodrois tâscher de restraindre ^ cette condition que le dict M anôfeldt quictere •promptement les places qu'il tient, et les mettra entre les mains du Comte d*Emden, mais ]e ne sçaurois bien espérer d'un qui nous a desja si souvent trompé. Au contraire je crains qu ayant ouverture de ce traicté et sachant, comme il faict, noz manquement il taschera de nous amuser par paroles pour nous atténuer davantage. Cependant r^rrière saison nous vat entièrement tombant sur les bras et les fatigues que mes gens ont supportés en cette campagne, les ont desja beaucoup affaibliz. Si néant moins Vostre Alteze Serenissime continue en sa résolution, que Je retourne vers le Rhin, Je la supplie de donner quand et quand ordre pour le faict des Vivres dont- j*apréhende le manquement parce que nous en avons desja tant paty et ceuix du pays de Munster n'ayant sceu fournir do pain à souffisanee lorsque jy sois passé le pourront encore moins lorsque Je repasserai. Je remets le toot à la très pourveu prudence et considération de vostre Alteze Serenis* sime laquelle sera servye d entendre le surplus par le rapport do dict S' Depaaizière, lequel avec le S' De la Mothry que vostre Alteze Serenissime aura desja véu de retour, sera tesmoing de Testât de ces quartiers, et de cette armée, et que Je ne puis faire ce que Je voudrois . bien pour le repos public et le service de Tauguste maison d'Austrice. Je baisse sur ce, en toute humilité, les mains de Vostre Alteze ' Serenissime, en attendant l'honneur de ses ultérieurs commandemens et prie le Créateur de la conserver,

Madame, en parfaite saiité k longues années.

A Wtfrdenborch, le 9 de Septembre 4623.

DeV. Al. Ser»»

Très humble et très obéissant serviteur,

Jean, comte TSerclaes de Tillt.

ANNfiX£S. 285

l'infante ISABELLE AD COMTE t'sEBCLABS DE TILLT.

Très-cher et bien-aîné,

Noas avons veu par les advis que vous avez envoyé k don ^Gonzalo Fernand de Cordua comme Tennemy a avec Mansfeldt assiégé la ville d'Ëmbden et que vous estiez sur vostre partement pour la secourir ; nous sommes attendant en bonne dévotion les nouvelles que vous Faurez effectué et à ce moyen donné a toute la chrétienté une aultre victoire qui ne sera moindre que celle que vous avez ces Jours passez en deffaisant Tarmée d^Halberstadt. Cependant nous vous dirons que pour ensuyte de ce que vous appoinctez donner par deçk de Touvrage à Tennemy, afin de le divertir d'envoyer par delà toutes ses forces ou du moins son infanterie, tant le dit don Gonzalo que le comte Henry de Berg ont ordre de faire tout ce qu'ils pourront , et sur ce espérant d'entendre bientôt que vous soitréussy vostre entreprinse comme nous le désirons uniquement, nous attendons que vous veniez le plustot que possible avec vos gens vers le Rhin, selon que nous vous avons escript par le sergent-major Demaizière. Nous prions Dieu qu'il vous ait, très-cher et bien-amé, en sa sainte garde.

De Bruxelles, le 40 de septembre 4623.

L LXFAMTE ISABELLE AO COMTE DE TILLT.

Très-cher et bien-amé,

Nous avons reçeu vostre lettre du 9 de ce mois, et tant par icelle que parce que nous a dict le sergent-major de Maizière de votre part entendu que ce que l'on avoit dict que Mansfeldt seroit entré en la Frise occidenlalle n'est poinct, ains qu'il s est logé avantageusement aux environs de Greete après avoir laissé Stichhausen et aultres

* Archives du Royaume. Liasses de l'audience. ^ Ibid.

TlLLl II. ^9

places frontières bien fortifiées comme aussi qu'il ne seroit esté trouvé véritable que ceuli d'Emden aurçyent cbassés leurs garnisons. lesquels ils auroyent non-seullemenl retenu mais encore reçeu renforcement de deux compaiguies avec la personne duxomte Ernest, aussi avons pourv«u à ce que vous dictes de certains députez du roy de Danemarck qui vous sont venuz trouver, ayant charge de traicter avec le dict Mansfeldtafîn qu'il sorte de la Frise orientale, laquelle négociation vous dictes vouloir restreindre à condition que le dict Mansfeldt mette les places qu'il tient es mains du comte d'Emden, ce que nous ne pouvons trouver fort à propos. De plus nous avons veu ce que vous dictes pour plusieurs raisons qu'il y at peu d'apparence d'exécution par delà ce que vous aviez dessein et que pour les incommodités et manquements de vivres qui arri\eroient en l'armée qui est à vostre charge, vous ne vous pouvez arrester longtemps où vous estes. Ainsi nous espérons que vous viendrez bientost vers le Rhin comme nous vous en avons requis et nous entendons convenir, et sachant que vous vous y êtes encheminé nous vous ad viserons de ce que se nous offrira, entretant nous vous dirons que pour les vivres en chemin, il fault que vous vous addressiez aux officiers du Prince Electeur de Coulogne pour que ayant à passer par son pays, ce sont ceux là que vous prendrez ayde k cela plus que ne se peut faire d'icy.

De Bruxelles, Iè44 septembre 4623.

babel, etc.

Très cher et bien-amé. Le sieur de Stabroeck et le capitaine Locano vous auront requis de nostre part de vouloir faire ce quils ont. eu charge de vous communiquer en vertu de la lettre de crédence que nous leur avons donnée, et pour estre chose de l'importance qu'elle est an bien commun de tous, nous avonç bien voulu vous faire encore ce root par ce courrier exprès pour vous en requérir, comme nous faisons le phis instamment que nous pouvons, et à tout nous prions Diea qu'il vous ait, très-cher et bien-amé en sa sainte garde.

De Bruxelles, le 48 de septembre 4623.

* Archives du Royaume. Liasses de l'audience.

babel,

Très cher et bien-amé. Nous vous faisons la présente vous requérant de vouloir procurer d*encheminer ce que don Gonzalo Femandez deCordova vous communiquera, en donnant au dict Gonzalo entière foy et créance, et ii tout, etc. '

De Bruxelles, le 49 septembre 4623.

A MONSIEUR DE T1LLY (lACQUES).

Monsieur, Je vous envoyé cy Joinct une lettre du roy .pour monsieur voslre frère; afin qu il vous plaise la lui faire tenir et eusse fort volontiers faict le mesme au regard de la déspesche d*une pension viagère de deux mille cinq cent florins, qu'à son intercession Sa Majesté a été servie de vous accorder et de quoy Je ne puis que Je ne* vous donne la bonne heure pour le particulier contentement que J'en ay reçeu. Mais comme J*ai charge d'en advertir préalablement vostre frère, il vous plaisra n*en faire aulcua semblant, Jusques à ce que vous ay^z eu de ses nouvelles et cependant Je feray la garde qu il convient de la déspesche et k son temps ne manqueray de la délivrer à celui que vous trouverez bon de m'ordonner, et n'estant ceste à aultre fin, Je vous baise bien humblement, les mains et demeure, et<5.

Lafaillb.

* Archives du Royaume. Liasses de Paudience. * Ibid.

Lf ROY d' ESPAGNE A TILLT.

Mon cousin,

Nous avons reçeu vos leltres du 7 Aoust qui nous ont été aussi chères, qu'importantes les nouvelles qu^elies contiennent de Theureux . succès et victoire, que Dieu vous avait donné le jour précédent,- ayant rompu et mis en déroute avecq Tarmée que vous aviez à vostre charge celle que le Prince Christian de Brunswyck, dict Halberstadt, conduisait vers nos provinces rebelles. Ça esté un grand coup pour nostre sainte religion, pour Tauthorité des armes catholiques de TEmpire et pour le soulagement et bénéfice de nos provinces obéissantes et ainsi outre l'éloge et louanges qui 'vous sont deues généralement, nous ne pouvons laisser de nous en réjouir avecq vous particulièrement et remercier du soucy. fatigue et valeur avec laquelle vous avez suyvi, combattu et vaincu les dicts ennemys, vous priant aussy de remercier de nostre part tous les chefs, colonels, capitaines, officiers et soldais de la dicte armée catholique de PEmpire, et k vous et à eui de vouloir continuer avec le mesme zèle et courage aux occasions qui se présenteront k Tadvenir, comme nous promeclons réciproquement d*en avoir agréable souvenance en celles de votre bien et advancement et de ceulx de vostre maison en particulier. Â tant, mon Cousin, nostre Seigneur vous ait en sa sainte garde.

De Madrid, le 20 de septembre 4 693.

Philippe.

Et plus bas : Bruneau.

A MOMS', VERRRTKEN DU CONSEIL DE S\ MAJESTE..

Son Âlteze m'a commandé vous dire que vous escriviez une lettre de sa part k M' le Comte de Tilly, disant comme elle envoyé le S'

Archives du Royaume. Liasses de Taudience. Ibid.

ANNEXJKS. 389

Destabroeck et le Capitaioe Lozano par de la pour traicler avecq quelques affaires touchant le service commun, elle le prie leur vouloir donner loutle créance en ce qu'ilz le feront entendre de sa part, comme aossy de s*y vouloir porter pour le bien qui en viendrat à résulter, Je vous prie la vouloir envoyer demain matin à signer k S. A. et ce sur ce, je me dis

Monsieur,

Votre bien affectionné à vous faire service.

Du-ixilais, le ^ de septembre 4623.

l'infante ISABELLE Al) COMTE DE TILLT.

Très cher et bien amé,

Estant advcrtis que vous auriez logé quelques trouppes de Vostre charge au Comté et pays de Ravensberg, nous avons bien voulu vous faire la présente pour vous requérir, ains nous faisons bien sérieuse* ment de les retirer du dict comté ; puisque Je viens dire la vérité nosire intention a tousjours esté et est de faire occuper le dict Comté, qui est du duc de Neubourg et y faire loger partie de ceste armée attendu que comme nous ne le povons faire en pays neutral, nous ne sçaurions décider le mettre; la quelle k déffault deu, ne pourra si convenablement estre logée comme il convient au service du Roy monseigneur et nepveu. Pardessus laquelle considération nous le tiendrons à plaisir bien aggréable.

Df> Bruxelles, le 2 d octobre 462$.

Très chicr et bien amé.

Nous ayant le Comte Jean de Nassau, Colonel d'un régiment d'Ailemans pour le service de sa Majesté, supplié de vous escrire en. faveur

* Archives du Royaume. Liasses de l'audience. * Ibid.

290 G0RRE8P0NDANGB OE tILLY.

du comte Jean, son père, et des comtes Georges Casimir et Jean Louis ses oncles à ce que leurs terres soyent par vous affranchies de passages et logemens.de gens de gueri*e, en considération de ce qu'ils ont volontairement payé leur quote aux coniributions pour le Palalinat et secoumi et assisté les garnisons frontières de nostre armée de fourrages et aultres choses nécessaires ; nous sommes occasionné de vous dire que vous ferez chose (brt agréable. de le* gratifier en sa demande, et de donner ordre que leurs biens et terres soyent onlre gardées autant que possible sera.

De Bruxelles, le 4 4 d'octobre 4623.

l'infante ISABELLE au COMTÉ DE TILLY.

Très cher et bien amé,

Le comte Jehan de Nassau, Coronel d'un régiment d'infanterie haull allemande au service du Roy, monseigneur et nepveu, s*en allant présentement chez luy pour prendre la possession des biensà luy succédez par le trespas de son père, astant, nous vous. faisons la présente, vous requérant de lui vouloir à Teffect susdict, donner et faire donner toute ayde et. assistance qu'il aura de besoing et vous demandera.

De Bruxelles, le 46 d'octobre 4623.

l'infante ISABELLE AU COMTE DE TILLT.

Très cher et bien amé,

L'Empereur nous a escrit avoir mandé vers la haiilte Âllemaigne, ses trouppes que Je crois sont à la charge dii 'comte de Golallo, et comme la saison est desjà si advancée que les dictes troôppes ne pourront arriver en temps de faire quelque service, nous vous faisons

* Archives du Royaume. Liasses de l'audience. * Ibid.

iU>CN£X£S. 291

la présente pour vous dire que nous désirions bien que vous les entretinssiez par deçà Jusques à ce que la ville de Lipstadt se rende, après quoy elles pourront partir, faisant quand et quand repartir et mettre bon nombre de vos gens es endroits par ou Fennemi debvroit passer pour secourir la dite Ville, a6n de Tempescher , comme vous envoyera dire plus particulièrement de nostre part Don Gonzalo Feroandez de Cordua.

De Bruxelles, le 24 d*octobre 1693.

Wir Johann grafiF Tserclaes von Tilly , Preiherr von Marbais , herr

zuBaltislre und Montigny etc. der Rœm. Khays. Auch zu Ungarn und

Beheim kœnigl.maj^* und der Churfurstl. Durchl. Herzogs Maximiliani

in Bayern generall leulenant, rath und respective Cammerer , fûgen

hiermit zu wissen :

Demnach der hocbwolgeborne Simon Grave und edier herr zoe Lippe zu vcrnehmen geben lassen, wass geslallen Er eine anzahl eisene sfuck geschutz uffdie Weser fahren zu lassen vorhabens: also ist hierauff an aile und ]ede unserer underhabende, hoch und niedere kricgs offîciero, wie auch ins gemein aile soldaten, zu ross und foess, unser ernslliche Befeich , bel vermeidung anaQsbieib<mder strafT, andereaber, wass standes, wûrden und Cualitaien sie seind, gebarelich ansinnend unnd ersnechende ermelten eisene stuck geschutz uendt'kugl so wolh zu wasser als lande , sampt Ross, wagen, geschirschiff und Persohnenjeder aller orthen frei, sicher und obnangefochten passircn und repassiren zu lassen. Hieran voUen ziehen die iiDserige ob angeregten unseren ernstlichen Bevelch. Umb andere aber seindt es wir stan.ies beschaffenheit nach za beschulden unnd zu erwidern willig und erbielig. Gegeben zu Herssfelde den 24 octobris, anno 46Î3.

Tilly. (L. S.)

' Ârdiiv^du Royaume- Gorrespoiulance de Wallenstein et de Tilly. Tome

292 GORHESPONDANGE DE TILLY.

Maclaiii6,

En un mesœe temps, me sont esté délivrées deux lettres de vostre Altèze Sérénissime Tune du 1 4 passé, en faveur des biens et terres de comtes de Nassau, et l'autre du 24 par laquelle vostre Altèze Sérénissime me mande quelle désiroit que J'entretinsse par deçà les trouppes de sa Majesté impériale, Jusques à ce que la ville de Liepstadl fut rendue, comme elle Testoit déjà lorsque j'ai receu les dictes lettres, et ainsi les dictes trouppes pour la conduite desquelles sa dicte Majesté at icy envoyé un commissaire exprès, sont déjà parties et seront bientôt suy vies d'autres 2,000 chevaux que son Altèze de Bavière m'a commandé d'envoyer des siens. Quant au particulier des dicts comtes de Nassau, le comte Jean, coronel au service de Sa Majesté catholique si;ait combien J'ay tousjours supporté les biens de feu son père, ce que Je continuerai volontiers au regard des successions qui luy sont escbues, les exemptant mesme de logement comme Je luy l'ay mandé les Jours passez, mais Je ne voy que Je puisse faire le mesme au regard des terres de ses oncles pour les grandes trouppes que J'ay à accommoder, trop bien comme vostre Altèze Sérénissime me le mande, j'auray particulier soin de faire contregarder leurs possessions autant qu'il sera possible, et ramentevant, sur ce, mon très-humble et dévotionné service à Vostre Altèze Sérénissime, Je prie le Créateur de la conserver,

Madame, en parfaite santé à longues et heureuses années.

A Herdtzfeldt, le 40 de novembre 4623.

De V. A. S.,

Très-humble et très-obéissant serviteur,

Jean, conte TSerclabs dk Tillt.

' Archives du Royaume. Liasse de Taudience.

Page 1