MONSIEUR DE LK FAILLE
Monsieur,
Ce n'est pas la première obligation que je vous ay que celle de r&ddresse des lettres de Sa .Majesté, que j*aie regu avecq la vostre du 3 de ce mois, je vous en a y piéçia des a us très de la bonne volonté qu'en toute occasion vous tesmoignez au bien de mes affaires et ceux de ma maison. Je vous en remercie très-affectueusement et seray bien aise de rencontrer sobject où par quelque effect signalé je vous puisse esclaircir du désir que j ay de m'employer en quoique ce soit de vostre service et contentement. Quant à la despesche de la pension viagère accordée au comte mon frère sur les finances des Pajs-Bas, je luy ay écrit de la retirer de vos mains,, je vous prie de luy la délivrer et prendre encore la peine de présenter mes très-humbles hommages à Son Altesse, et luy rendre les deues grâces pour l'honneur qu elle me faict de me départir si libéralement sa royale bienveillance, je demeure sur ce,
Monsieur,
Votre très-affectionné serviteur,
Jban conte T'Serclaes Tilly.
Hirschfeldt, 21 novembre 4628.
Madame,
Le baron de Yirmont, seigneur Van Neerssen, coronel de 600 chevaulx en cette armée, a servy depuis le cômencement de ces guerres d'Allemagne avec beaucoup de valeur et de zèle, et en diverses charges, si come de capitaine, de lieutenant coronel en chef et de coronel absolut, s'estant courageusement comporté en toutes occasions
* Archives du Royaume. Liasses de l'audience.
' Archives du Royaume. Correspondance de Wallenstein et de Tilly. Tome U.FM40.
â94 GORRESPONDANGB DE TILLY.
auxquelles il s est trouvé en Bohême, Hongrie, Âustrice et au Palatins t, aussy en Brabaht et au siège de Berghes, et en cette dernière campagne aux pays de Paderborn et Munster, partout avec une répv- (ation digne d'un cavalier d'honneur et un ponctuel soing des. devoirs de sa charge et de l'entretien de ses trouppes, que Jusques à trois fois en changeant de charge il a levées non sans frayer notables somes do sien. Sa confpagne est une des Glles du baron de Lendt, piéç^ défonct, laquelle lui ayant apporté en mariage certains biens situez au pays de Gueldres. desquels il n'a sceu liquider le partage pendant quil s'est trouvé occupé en ces guerres, ils auroient esté saistz à son graod intérest avecq aultres possessifs de la maison de Lendt (sur lesquelles il'at encore* des actions que plus particulièrement il remonstrera k V. A. S^*) corne confiscables, à raison que du temps de feu le prince de Parme, le dict baron de Lendt auroit suivi le parti du prince d'Orange. Il m'a instamment requis d'escrire k V. A. S"*" en sa faveur ce que ne luy ayant sceu refuser, j'ay estimé ne le pouvoir faire avec plus d'efficace qu'en proposant k Y. A. S^* ses mérites et les services qail a renduz et continue de rendre , qui, sont tels que je ne double où ils pourront mouvoir V. A. S. k y faire favorable réflexioo. Je supplie V. A. S. de permettre que Je recomande k icelle, corne Je fa^ trèshumblement et de toute mon affection, le bien des affiiires du dict baron de Yirmont et que je représente k la bénignité de V. A. S. l'innocence de la tille et la passionnée volonté que le beau*fils a toujours tesmoigné au service de l'auguste maison. d'Autriche pouf (en cas que la dite confiscation doibve avoir lieu au bout de tant d'années) induire V. A. S. k dispenser de grâce de la rigueur d'icelle la partie de biens que sera trouvée leur compter. Ce-sera un effect de la grandeur de V. A. S. pour lequel ayant pris la hardiesse d'importuner V. A. S., je ne manqueray aussy k mon humble debvoir d'en recognoitre k icelle une infinité d'obligations et de pn'er Dieu qu'il la conserve,
Madame, en parfaite santé, longues et heureuses années.
De V. A. S.
Très-humble et très-obéissant serviteur,
Jean, cortb TSEacuGS ue Till¥.
A Hersfeldt, le 4 Q de décembre 46i3.
AN1«EXES. 295
LE COMTE DE TILLT A l'iNFANTB.
lia Cognoissance qae j'ay de ce que Monsieur le Comte de la Lippe a paty tant par les passages et repassages de cette armée, et de ceiie da Ducq Ch'ristyan. par ses terres que par tes garnisons qui sont esté logées et que f y tiens encore présentement, m'a fait condescendre à Fiostance qu'il ma fait d'accompagner par cette ses Justes plaintes auprès de Vosire Altèze Serenissimë et remonslrer èi iceile, comme Je fais avec toute submission, le pauvre estât auquel se retrouvent les désolez subjectz, depuis que (sans avoir égard à leurs afflictions passées, et que ce comté est le quartier d'une partie des trouppes de cette armée), monsieur le Comte de Rttbergh y a encore envoyé bon nombre de celles qui sont à sa charge et « tellement onéré les dicls subjectz qu'il est impossible qu'ils puissent fournir à tant de Irouppes sans leur totale désolation. Je supplie Vostre Altèze Serenissimë d'y faire bénigne esgard et ne considérer point seulement l'insupportable surcharge de ceulx du dict Comté, mais encore les inconvénients, confusion et désordres qui proviendront de la meslée des soldatz qui. sont soubs divers chefs tant au- dict Comté de Lippe, qu'es eveschés d'Osnabrugh et Minden, où une partie des gens du dict Comte de Bîtbergh ont scmblablement invahy nos quartiers et se ^ont logés pesle-mesle avec les nostres, outre Kévident déservice qui en redondera aux ' affaires de sa majesté impériale, en ce que sous prétexte de les avancer les dictes trouppes Joinctes aux nostres (qui estoyent soufHsaDtes avecq celles que l'on peut entretenir au Comté de Ravespergh pour ^mpescher l'ennemy de sortir), ruyneront tellement les dicts quartiers, que n'y pourront bientost demeurer ni les utïgs ni les autres, nous serons forcez de nous retirer et abandonner par disette les passages à Tennemy. qu'autrement il auroit bien de peine de s'ouvrir par force, J'espère que ces raisons tant urgentes pourront mouvoir Vostre' Altèze Serenissimë à soulager non seulement les subjectz du dict Comte de la Lippe, mais encore à faire accomoder ailleurs les trouppes susdictes qui ne se pourront loger au dict Comté dp Baves-
* Archivée du Royaume. Liasses de l'audience.
pergb, en quoy Yoslre Âltèze Serenissime préviendra aussi les plaintes et ressentiment qu'en feront indubitablement tant le Ducq de Lunenbourg que le Roy de Danemarck et aultres qui sont intéressez en la nouvelle charge des logements des dictes trouppes, lesqoelz tonte fois en cette conjonction il conviendroit davantage de conserver en nostre dévotion, que non pas désobliger. Sur ce, Je baisse eo toute humilité les mains de Yoslre Âltèze Serenissime et prie le Créateur de la conserver,
Madame, En parfaite santé, à longues et heureuses années.
De Vostre Al. Ser.,
Très humble et très obéissant serviteur,
Jean, conte TSerclaes de Tillt.
A Hirsfeldt, le 6 janvier 4624.
S"' Princesse,
M'ayanl le mauvais temps ce convoys retardé par chemin, n'ay seu arriver que hier sur le tard en ceste ville où le Comte d'Anholt se tient présentement, lequel m'a reçu avecq toute courtoysie et après lui avoir livré les lettres de créance de Y. A. m'a informé particulièrement aujourd'huy de tout ce que Y. A. m'a enchargé touch* le Duc Christian de Brunswick, Mansfeldt, Dennemarque et le cercle de la Saxonielnf'.
A scavoir qu'après la dernière déffaite des gens de Mansfeldt, led^ Ducq de Brunswick auroit demandé par un sien gentilhome nomé Yertphole passage au C*" A. G. d'Oldenburg pour mener ses gens en trouppes par son pays, afin de les licencier en son pays de Brunswick, ce que le C^" d'Odenburg (après avoir demandé l'advis du C** d'Anholt) luy a refusé» surquoy led^ Ducq a recherché et requis le G** d'Oldenburg de luy voulloir donner en prest quelque bonne somme d argent, pour donner quelque contentement à sa soldatesque, afiia de la pouvoir licencier en Ostfrise mesme, luy promettant asseurance suffisante pour la restitution, disant qu'il se vouloit séparer de Mansfeldt
' Archives du Royaume. Gorreapondance diplomatique. Carton 496.
aaqne] il doanoit mille malédictions, se retirer chez soy et rechercher de procurer par Tassistaoce et intercession de ses parons et alliez sa réconciliation avec TEmpereur, ce qu a induit le Comte à luy fournir environ ,* Rysdalers, lesquels ayant reçu led^ Duc les a incontinent distribuez entre ses soldatz, qu'il a licentié en Ostfrise, ne leur laissant que Tespée au costé, dont les Hollandais ont prins aulcuns en leur service, et les autres sont passez par le pa!s d^Oldenburg en petites troupes, ne scachant aucune certitude si le Duc Christian se soit retiré vers le Roy de Dennemarque ou en son pays.
Quant à Mansfeidl, ayant les François qu il at eus soubs sa charge laissé son service et en passage par Frise et Hollande, il a traicté et accordé avec les Etats de Hollande de leur livrer les places qu'il tenoit en Ostfrise, moyennant la somme de S-* florins qu'ils luy furniront, quand ses gens auront totalement wydé le paîs d'Ostfrize et eulx reçeu de lui lesd**' places. Sur ce at-il aussy incontinent licentié ses gens et demandé passage aux Comtes d'Oldenburg et d'Anholt lesquels le luy ont tout plat refusé, disant qu'ils ne le pouvoient ny vouloient faire sans ordre exprès de l'Empereur : partant ont les Etats généraux prins la plus part de 3 ou 4000 qui luy restoient en leur service et laissé aller les autres avec Tespée seule la part qu'ils vouldront, et ayant reçeu deMansfeldt les places quil tenoit, luy ont fait payer les susdits Si florins. Depuis se seroit Mansfeldt retiré sur la forteresse de Lierohn, et par après en compagnie du Comte Ernest de Nassau vers Groniogue. Lesdits Etats avoient entr aullres points de leur accord, demandé restitution des pièces et munitions que ceux d'Embden avoient prins par cy devant sur luy et ses gens, mais nonobstant que les députez des Etats et le C^'^ Ernest de Nassau en ayent fait très grande instance, ne les luy ont voulu laisser suivre.
Le Roy de Dennemarque n'a plus que quelques peu des gents qu'il vouloit avoir, sans apparence qu il fera quelqu'aultres levées, Come non seulement led* Comte, mais divers autres m*ont déclairé, dont Je m enquesteray avecq toute la diligence et dextérité possibles pour en scavoir des particularitez plus asseurées. Ceulx du Cercle Saxonique Inférieur ont cassé et licencié touts leurs gents, se déclairant voulloir demeurer en lobéissance de S. M. ce que le Comte m'affirme pour chose asseurée.
A Embden me dit on qu'il n'y a que 2 C'^ des gents des Eslats dans la ville. Que la Commune n'aspire ny désire aultre chose que d'estre quitte des dicls gents des Estatz et se remectre totalement sous l'obéissance de S. M. I., si par quelque bon moyen y pouvoient arriver; mais il est bien k craindre puysque les Estats occupent à présent par
la tradiction de Mansfeldl tontes les places fortes du pals, qu'il y aura plus grande difficulté pour y parvenir, que par cy devant. C'est toot ce qu'à présent ay sçeu apprendre.
Et comme le Comte Jean de Rittbergbe ne se trouve à cest heure es son chasteau de Rittberghe,' ains dans la comté de Ravensbuig, ma semblé bon, (pour ne perdre dé temps) de me transporter au plostoat vers Linghen pour y mectre en œuvre le principal point de ma commission.
Le Comte d'Ânholt ayant faict jurer aux simples soldatz prisonnien . des 4 Régiments de Mansfeldt rompuz \ Oldenveyle de ne porter armes contre S. M. I. les a laissé aller chascun son chemyn, et faict mener icy toute les officiers entre lesquels se trouve un jeune Comte de Solms fils du.feu grand Maistre d'Qostel du Palatin Fridrich. Led^ Comte m'a cest aptez disner monstre 1 5 drappeauz geignez sur les dicts prisoD- •niers, lesquels avaient laissé le reste, d*aultapt que leurs Régimeoto estoient si faibles, sur lé chasteau de Rickusen en Ostfrize, présaste- •ment aussi en la puissance des Estats. En ce moment reçoit le Comte d'Anholt lettres du Séig* de ïilly par lesquelles il l'avise qu'il peoae dans trois jours estre à Villshusen, place frontière du pats d'Oldenborg, où il désire que le Comte d'Ànholt le* suive incontinent pour s abboa.cher illecq ensemble avecq le Comte Anthoine Gunther d'Oldenburg et oonsulter des choses qui concernent le service de S. M. I. dont le Comte me rendra cy après participant et ne manqueray venant ï Lingben (où j'espère d'arriver la veille de la Chandeleur) d'en adveriir très humblement Y. A. comme aussy de tout ce qu'ultérieurement j'apprendray.
De Warrendorp, le 29 janvier 4624. .
P. ne ViscBKBE.
LETTRE DO C^" DlE TILLT, ENVOYE PAR P* DE VISCHERE A LINFAKTE
sous LE N** 40.
Sur occasion de ma venue en ces quartiers et la vre k Linghen, Je désirerois grandement que nous nous puissions aboucher par ensemble.
* Carton 4 96 . 4 février 4 624.
pour vous coonnuoiquer aulcunea afiaires qui ne se peuvent bonnement explioquer par la plume. Je partiray d'ici mardi 6 de ce mois, en intention de me rendre en Linghen Jeudy soir ou vendredy sur le midy, Jeseray bien ayseque nous nous y puissions entre veoir. En attendant de quoy je demeure.
Monsieur,
Votre très affectionné serviteur,
' Jean, coMTB dbTilly.
' A Wilshusen, le k^ de febvrier 4 624.
titul... rf.
S. Ex. pleibt hiebey untérth. unverhallen wie S. G. herr Graf von Oitenburg mich unterschiedliché mahié zue sich gnd. berueffen lasserf, gehaU mir wegen hertzogh Christians. Armada zue c(Bssireri etwas gevv'isses în erfaharoDg zu pringen, so'hab der 4 6 Januarii mich za hocbg. S. Gn. onterth. erhoben ; habeti damalss ihr Gn. bereits mit herzog Christian geschfossen undt derselben eine summa von 9.000 Reichslh. zu abdankung dessen Reuterei vorgestreckt , ^omit herzbgh Christian jedem Reuter i inonath soid su zahlen vermeinet.
COPIA HF.RRN GRAFEN VOK TILLT RECOKIiENOETION SiHREIBENS AJI MB ROEM. KAT. HAY. PRO UEBRX GRAFF AHTHOH GUirTHEH T.V OLDENBORG.
(D»<»Sept. a». 3684.)
Titul et ingressus...
E. K. M. berichte Ich in aller unterlhœnigster observanz, dass beneben deroselben untergebenen kriegs armée ich numehr bis uf deû 4â tagh michalhier In undt umb Wardenburgh in der grafscha£t
* Pièce envoyée par P. de Vischere sous le n<> 9, carton 4 96. ^Ibki. no44.Carton496.
Oldenburg ein meill wegs von deroselbeD stadt gelegen ufgehalten, dahin zielendt undt trachtendt wie dehren mir ttfgetragenen commission zae beziemender schaldiger folge, E. K. M. undt des Reicfae iEchter von Mansfeldt zq quithir : und raumuog der Gnlkhafl ostfriessiandt undt also von des Reichs grundt nndt Boden gebrachl werden kœnne, gestalt dan auch der Kœnig in Dennemarckh des* gleichen Graff Anlhon Gunther zue Oldenburgh an ihrem orth dorch schreiben undt ansehniiche schickungen dièses werck zue befûrdero, undt die bemelle grafschaft Ostfriessiandt des schweren raaDsfeUischen lastes wûrcklich zue entheben, sich gantz Preiswûrdig bemaehen, undt der erwûnschte success daruf obnverlangt zue gewarten. Hierzwischen hat erstwolgedachter Graff zue Oldeobargh £. K. M. zue aller unterthœnigster Ëhren undt Darthueung gegeo deroselben tragenden aufricbtigen beslendigen undt ohngeferbten Dévotion der gantzen armée undt meiner wenigen Persohn mit zufuehrung Proviandt undt.victualien, auch in andere mehr wegealso vie! undt grosse wolthaten, courtoisie undt subievation die zeit hero wir uns in seinem landt befunden, tœglich erwiesen undt bezaigt, das Ich nichtes mehr in derogleichen begebenheit von Ihm za erfordern mich unterstehe, undt £r zue allem genugen an tagh gebeo, das seine voreltern, beneben anderen rûhmlichen qualitaten, auch die in jeden occasionen verspuerte neigung undt affection zue Ë. K. M. hœcbst^edacfatem Erzhauss undt deroselben hochlœblichslen in Gott ruhenden vorfahren auf Ihnen ohnwandelbar diviviert undt verstammet. — Derohalben wollgedachter Graff meines ermessens gantx woi wûrdig das E. K. M. ihme hiuwider mit besonderen kays. hulden undt gunsten beharrlich romplectire, undt itziger seioer in gegenwûrdiger gelegenhait undt fast offenen angesicht der feinde Demonstrierten allerunterthœnigsten Neuherzigkeit empfindlicb geniessen lassen, in massen E. K. M. Ich darumb allergehorsambst hiemit bitte undt anlange, undt deroselben Ihnen Grafen sambt angehœrigen Landt. und herrschafften zue kays. schultz nochmals ufs ileissigste undt eifrigste in allen gebuerenden respect recommendieren.
Den Âllmachtigen mœglich anrufcndt das E. K. H. bey gluckseligem kay. Régiment, krœftigen leibsgesundheid unndt anderen hochgesegensten Wolstandt zu frislen geruehe, undt E. K. M . mich zue continuireoden gnaden allerunterthenigst befehlende. Datum Wardeuburgh den 4 6 Junii a* 4 624.
COPIA GK.CFLICHEN 0LDENBUR6ISCHEN SCHREIBENS AN KAï. GF.NCAAL
H. GaiVBN VON riLLY.
Tilal et iogressus. . .
Jch zweiffle nicht Ë L. etwas befremden werde, dass der GrafT voo MaDsfeld sich mit seiner Armée biss in gegenwarll in Ostfriesslaodtaufgehallen, da doch deroselben; Ich bevorab zu meinen von ihr ietzgenommeneo Absclii^d fast andere hofihuDg gemacht. Nun kan Ë. D. Jch in warheit berichtcn, dass die Ursach sogethaner verzœgerang an -mir nicht gehafflel, Dann Jch nicht aliein mit beharrlicher Costbarer besetz. und Verwahrung- meines Landes ferneren Einbruch verwehret, und vie) bœse anschlœge. wordorch mehr Unglucks gestifftet werden konnen, zuruckgehalten, sondern auch alie andere mensch. und mûgliche wege versucht, damit die Graffschaft Oâlfrislandi die iangwierig trangsale eines mahls befreyet, und in vorigen gueten zustandt gesetzt werden mœchte ;
Wie ich dann auch auf den eussersten fall dasjenige so mit Ë. L. Jch zu Huntlosen verabschiedet, und die handt wûrde genommen haben. darzu auch. beneben andere allbereit gute prœparatoria gemacht, wofern der Mansfeldt so wol die kœn. May. zu Dennemarck aiss mich auf forderlichste abfueh. und llcentyrung seines voickes nicht von einem tag zum andern slets wehrend verstroBSlet, Welchemeine embsige'bemuhung und gule intention durch Gottes gnedigen Beystand auch allerdings sonder frucht nicht abgangen , sintemahl herzog Christian zu Braunschweig durch main zuthun und darstreckung einer ziemlich summ gelldes, sich nicht aliein von dem zu Mansfeldt abgesondert, und aile seine noch beysammen habende Reulter und knechte (Worzti S. Ld. alberSeit gestrigen tags einen anfang gemachi) abzudancken, und nicht wiier zu versamblen, sondern auch der R. K. M. unserm Ailergnedigstem Herrn, -sich gehorsambst zu sabmittiren, und dero gnad und huld mit wurkiicher dienstleystung wieder zu erwerben, unter dero handt und sigili* vestiglich versprochen uod zugesagt, und es vollgendts mit dem von Mannsfeldt dahin
^ Pièce envoyée par Pierre de Vischer, sous le n9 8 Carton 466. Copia. 47 janvier 4624. •
niXT. II. so
gerathen, dass er die noch ubrige soldatesca, so sieh gleichwol ûber 4,000 za ro88 und fuess nicht viel erstrecken kann, ebenermassen zu licentyrea gemûssiget und gestern unseres wissens gteidifislis abzodancken aDgefangen. Ob wol die Staten gênerai der Unyrten Niederlande ihm £ fl. brabandisch aussgezahlt, und dahingegeD (kan noch zur zeit nicht wissen, ob es mit oder ohne consens des Grafen und seiner stœnd geschehen] die Ostfriesische vornemste haûser Avieder besetzt, und in vervsrahrung genommen, 80 kann doch, wie Jch
zue Golt hoffe, auch dieser difficultœt mit allerseits satisfaction ond versicherung durch dienliche gute mittel gar wol remedyert aod abgeholfSen werden, und wille Jch das meinige darbey gern proestiren.
Wann dann die ding erzehlter massen verlauffen und sich oanmehr in solchen zostand befinden, dass der schwœrste sleyn gehoben. und in. ûbrigen noch mehr besserung zu verhoSen, So lebe Jch der
unfehlbaren zuversicht, Ë. Ld. wegen oberwehnter verweyilung niich nicht allein fur ihre person in keinem ungueten verdencken, sondern auch bey allerhœchstermelter Roem. Kay. Ma meine in diessem werckh verspuhrte allergehorsambste Dévotion bester massen zo recommandiren unbeschwert seyn werden.
Welches zu Ë. Ld. Jch mich freund. vetterlich versehe und thoesie der gnedigen bewahrung Gottes zu gesundem langen leben, und aller hochgedeghiich wolfahrt treuiich empfehlen.
Datum Oldenburg am 47 janaary a» 4624.
Le papier marqué du nombre 4""* est un traiclé fa ici en langue flamande entre les Ëstats généraulz des provinces unies des Pays bas, et Mansfeldt, touchant le départ et deslogement de son armée hors de la comté d'Otfrise, contenant le dict traicté cinq points que s'en suivent :
Que le Prince de Mansfeldt debverat sincèrement et en bonne foy, incontinent après la conclusion de ce traicté se retirer avec bon ordre, et quiter quant et son armée le terme de dix Jours, plus ou moins, sans aulcune exception ou dilay le comté d'Ostfrise, semblablement la seigneurie d'Ësenstedesdorf, Witmond, et les autr^ maisons et forts
« Carton 496.
Hvec lous leurs appendances et dépendances, sans piller, brusler. exiger, rançonner el amener les gens prisonniers, besteaulx ou aultres biens. n*y pouvoir plus retourner au dit comté, ains de s*abienter si loing d'iceluy que Ton ne puisi*e plus craindre aolcun logement ou incommodité Je ce costé, et avant tout demeurer hors les provinces unies de leur district et places frontières.
Et serat au dit Prince avant cestuy son départ compté par les puissants S'* Estais generaulx ou leur commis, la somme de |^ florins assavoir la moitié incontinent après avoir quitté et dclibvré es mains des dits Estais ou de leur commis les places de Gretziel, Stickhausen, Fredenbourg et toutes les aultres places et forts d'Ostfrise appendances et dépendances sans exception, et se retirer avec le bon ordre susdit, et Taultre moitié lorsqu'il aura de tout vuydé le dit comté de sa gendarmerie : le tout en bonne et coursable monooye. selon le présent cours d'Ostfrise.
Ce que touche la restitution de rartillerie, munitions de guerreet aultres bagages du prince et de ses officiers arrestez auprès de la ville d*Ëmbden, que tels biens soient incontinent après la conclusion et subscription de cestuy accord restituez, et que Tartillerie et munitions de guerre avec toutes les appartenances, harnischures et atteilles soyent livrez au dit prince en Lierotb, le tout en conformité de l'inventaire lors fait par le magistrat d'illecq, parmi toutes fpis que Ton face restitution aux Juges curiales ou asseurs d'Ostfrise ou à Jeurs commis lous les prothocols, livres, actes, papiers et pièces de ladite cour.
Et les dits commis d'Ostfrise admonesteront sérieusement et tiendront la bonne main que le prince de Mansfeldt ne reçoit aulcuo tourbier ou empeschement en sa dite sortie, ains tout ayde et assistence, affin qu'il puisse paisiblement marcher et sortir du pays, de mesme que Ton subministre aultant des vivres pour leur argent, que la dite armée aura de besoing et que les subjects pouront en ce temps el con- Junclure fournir, parmy que le prince donne ordre que les marchands des dits vivres ne soyent spoliez, forcez, ou aulcunement endommagez.
Finalement concernant les soldats et Bootsgesellen gardes de la dite
artillerie du prince qui sont retirez en la ville d^Ëmbdeo et aullres places de ce comté, les dits députez d*HoHaode employèrent tout leur mieux aflin d avec le magistrat d'Embden et les aultres Estais de ce comté obtenir le pardon du dit prince qu'il les veuille tous liceotier rar eau et sur terre, ou publier que tels se pouront de rechef mettre aa service du dit prince et que cy en après Ton ne donnerat aulcun passage à personne par la ville d'Embden. Fait, etc.
Le duc Christian de Brunswig et Lunenbourg s'at grandement pkind par un ambassadeur exprès, auprès d'un S' de qualité, et serviteur voué de sa Majesté Impériale, tant des Estais generaulx d^Hollandc, \\ cause de leur grande ingratitude, que du comte de Mansfeldt. pour les vaines espérances d'un soulde et gages estrangeres, avec lesquelles il a entretenu sa grâce principale ; il s'at partant séparé du dit Mansfeldt et requis le dit s' de vouloir avancer h sa grâce pnncipale une notable somme d'argent affin de pouvoir licentier sa cavallerie et infanterie qu*il at encore en pied, avec offre de se retirer en certain lieu Jusques a ce qu il soit reconcilié à sa Majesté Impériale, sur quoy at entre sa grâce principale et le dit s' esté accordé et conclus ce que s'en suit :
4® Que le dit seigneur compteroit à sa grâce principale sur deoe obligation 9,000 Richstalers.
2** Qu'il tascherait d'induire et disposer Madame la mère et les seigneurs frères de sa grâce principale d'encor fournir les deux mois de gages pour ses officiers.
3® De procurer aux soldats licentiez, libre et franque passage.
Le duc s*at allencontre obligé.
4 . D'après la réception des 9,000 Richstalers incontinent congédier et licentief ses soldats avec petites troupes et tellement qu'ils se pourront nulle part rassembler.
5. Qu il se soubmeterat en toute obéissance h sa Majesté Impériale et tascherat d'avec ses effectuels services gaigner la faveur et grâce de sa dite Majesté.
3. Et qu'en attendant ceste reconciliation, il se relireroit chez sa Majesté Royale de Dennemarck ou aullre part, en un lieu propre.
Quoy suivante on dénommé le 4 6 at Jour de Janvier pour faire commencement au licentiement susdit, et Ton at usé de telle prévoyance
* Carton 496.
el «iarde quo la cavallerie et infanterie recepvrat la dite paye de 9.000. en on fel endroicl el lieu, qu'ils ne pouront plus retourner vers le dit duc, ains scronl contraincts d'en toute diligence marcher et se retirer hors dn pays. Cecy at esté couché par escrit, et envoyé au duc, et l'on espère qu'il aurat désormais de son costé mis cecy en effect.
Mansfeldt doibt semblablement licentier ceste sepmaine toute sa cavallorie et infanterie à Lieroth incontinent que le duc Christian s'aura relire avec sa gendarmerie de là. et Ton tient pour asseuré que' les Estais d'Hollande recepveront toute la cavallerie et infanterie du dit Mansfeldt en leur soulde et service. Les dits Estais ont compté et deiibvré à Mansfeldt ,") florins, et allencontre occupé tous les maisons romtales, èsquelles ils mettent de la garnison des vieulx soldats, et sont desja depuis peu arrivez à Stickhausen trois compagnies, desquelles une demeurerai au dit Stickhausen, les aultres deux seront mises à.Grelzil et Fridebourg. estant encor incertain si cecy se faict avec consentement du comte d'Ostfrise et de ses Estais, mais bien 8çait-on que le comte Ernest Casimir de Nassau avec les députez des Estais d'Hollande et Mansfeldt ont tenu une assemblée à Gretzil avec les Ostfrise.