LETTRE ADRESSÉE A M. DE LAFAILLE SECRÉTAIRE DE L*INFANTE
ISARELLE PAR PAUL DE RAKE.
Encore que ne scay si mes lettres vont Jusqu'à vous, ne puis pour l'acquit de mon debvoir laisser de vous escrire de temps à aultres, s'offrant quelque chose, qu en soit digne, si comme maintenant que vous ay voulu ad viser de comme ces jours passés arrivant monseigneur le ducq de Friedlandt nostre général entour du siège de la ville de Grempe, ceulx dedans ont commencé à parlementer et le 1 4 de ce mois en sont sortis et les nostres entrés. Par le premier vous envoyerai. Dieu aydant, copie de Kaccord que Ton a faict, seulement me dict un de mes soldats qui y a esté qu ils sont sortis avecq armes et bagages, ensemble 4 pièces de canon et qu en y sont encore demeurez 40 pièces et plus de 400 tonneaux de pouldre. Le secours qui s*est desbarqué près de Gluschslatt, n y a osé rien entreprendre. Le bruit estoit qu'ils
Archives de Norderwyk.
* Archives du Royaume. Liasses de l'audience.
440 GORRESPOTHOAMGE DE TILLY.
estoient environ 1 0,000 hommes, et on m'éscrii qu'ils ne ne sont esté 4 ,800 hommes et qu ils esloyent envoyez des estats Hollandois, ces messieurs les Hollandois ne voyent pas volontiers, que Ton y va de la sorte de ce costé.
Maintenant ne nous reste plus que Gulschstatt de deçà la mer, mais c'est trop dur morceau pour cette hiver, ce sera apparament pour Testé prochain ii refaire si intérim ne se faict quelque aultre accord dont Ton parle fort, voulant Sa Majesté Impériale et les princes ^lecteurs d'Allemagne qu*il se traicte paix avecq Denemarq. Les états d'icelluy pays y veuillent aussi forcer leur roy. Le prince de Friedlandl, général, désire aussi de tant plus qu'il se prépàreroit volontiers à faire guerre au roy de Sewede qui s'approche trop par la Prusse. J'attends de Joar à aultre les deux généraux, sçavoir, le prince de Fridlandt et le comte de Tilly avecq aullres cavaliers et ministres qui doibvent venir ensemble en ce mien quartier, k cest efiect ay }a faict les préparations pour les y loger. De ce qui s y traictera et concluera nous fera sage, le temps, et i utérin et pour tousjours demeure, etc.
P. S. Après cette escrilo à paisse par ce mien quartier, M. le comtede Altheimb qui va en hasle pour porter la nouvelle à Sa Majesté Impériale de la prinse de celte ville de Grempe, Je me dict que l'accord n'a aultres, sinon qu'ils sortiroient avecq armes et bagages, drappeaox dépliés, mesche allumée et basie en bouche et que tout autre chose si comme pièces et munitions, etc. nous demeuroyent, aussi que nous seroit livrez ceulx qui y estoyent, auparavant fuyz de nostre armée; mais depuis l'accord fait, la réquisition du gouverneur et dizanl estre siennes 4 pièces non montées, le prince nostre général les luy a permis emmener, aussi les dicts fugitifs, n'ayant voulu perdre de temps pour les chercher et faire pendre, ils sont sortis en nombre de 4,435 hommes marchant en rangs armés, comme dessus, soubz douze drappeaux volants, aussi 1 5 grands chariots de bagages bien attelez avecq de bons et beaux chevaux bien gras, signe de n'avoir enduré grandes nécessité, n'ayant peu se mettre en Gluschstalt, n'y s'entretenir de ce costé de la mer, ains se debvoir embarquer incontinent vers Denemarque, nous ayants laissé une très belle fortification munie de 50 pièces d'artillerie, 430 barils de pouldre, basles, mesches, plomb est à l'ad venant. Le dict comte me dict estre certain que les Hollandois sont en quelques 70 batteaux, venus avecq environ 4,100 hommes, mais ne se sont oser advancer k l'exécution de leurs desseings, nonobstant que ceulx de dedans firent sortie avecq mille hommes pour se donner la
Paul de Bake.
main, et leurs gens ayant esté repoussez dedans, se sont le Jour en suyvant résoluz k se rendre parmy Taccord susdicl.
Votre, etc., A Boctzembur, le 49« de novembre 4628.
Mon cousin,
Le gouverneur de Lingen m'a adverty que les gens de guerre que vous avez mis dans les villes de Meppen et Haselunen ne veuillent laisser passer aulcun grain ny aultrcs victuailles qui vont à Lingen pour l'entretiennement de la garnison du dict Lingen, disant qu ils ont ordre de vous d'ainsy le faire, ce qui estant cause que la dicte garnison souffre nécessité, laqu elle s'augmentera sans doulte, s il n y est remédié en temps, j'ay bien voulu vous faire la présente pour vous dire et requérir* que vous veuillez révoquer quelconcques ordres que vous pouvez avoir donnés en ce que dessus pour toute raison, mesmes pour Tentretiennement de la bonne correspondance, aussi en considération de la neutralité que j'ay accordé au pays d'Ostfrizo à Tinstance du comte d'Anholt, au bénéfice des gens de la Ligue catholique.
De Bruxelles, le dermer de Tan 4628.
. Durchleuchtigiste Erzherzogin, Genedigisle furstin und frau,
Eur Hochfrl. Durchl. khan ich hiermit underthenigisten gehgrsamb nit vorenthalten zu laesen, welcher gestaitt ich unumbgenglicher hœchsler notdurffl nach veranlasst und getrungen worden wegen aller umbstendlichen Beschaffenhait der quarlieren und mangelleiden-
f Archives du Royaume. Liasses de Taudience.
* Archives du royaume. Corresp. de Walienstein et de Tilly, t. II, f. 430.
412 CORR£SP(mDANG£ DE TILLY.
den soldatesca, meine quartier in etwas za eiargyren und za erweîteren.
Wann denn ohne das der Stifft Luttich sich vod geraumer zeit hero dessen obliegeadeD anlagen und contribiUionen zu dess heyiigen Rœmischen Reichs und gemeinen Wesen Diensten entzogen, and die schuldigkeit nichl geleistet, hierumben so hab ich mir furgenommen und berails wurcklich verordnet ein Ânzahl soldaten zue Ross ond zue Fuss, von meiner undergebenen Armada in gerurten Stifft Luttich fuerderlicbs einquartiren zue lassen. Ersuche hierauf Ëur. hochfrl. Durchl. und pitte underthenig gehorsambst, da etwan bey solcber ^urgenommeoen Enquartierung elwas von derselben angehoBrigen land und Leuthen mit beruhrt werden muste, syè geruhen genedigist zù erstatten dass selbigen die schuldigkheil bey dieser soldatesca gleichmessig zuethuen, und in Werckh zu erzaigen mit was demandirt und anbevohicn werde.
Eur. hochfrl. Durchl. hiemit dem starckhen schutz Goltes zue langwieriger gesunder Regierung und allen furstlicben Hohen Ufnemmen, Deroseiben aber zur beharrlichen milden Gnaden und Hulden mîch gehorsambst wolbevehlendt.
Euer Hochfrl. Durchl. Underthenigsler.
JoHAMN Grave v&m Tillt.
Daturo Staden, 34 january. a» 4629.
Mon cousin,
Ayant passé longtemps désiré de veoir le baron de Moriamez pourveu de quelque charge en Allemagne, J'ay creu que Je ne le pourrois mieux adresser qu'auprès de mon cousin le ducq de Bavière, car outre le contentement que J'auray qi^' il soit en son service, je seray très aise qu il soit soubs voslre charge ; c'est pourqûoy m'ayant le dict baron supplié d*escrire au dict ducq affin de le vouloir prendre en son service, Je m*y suis volontiers inclinée à cause des longs et fidéls
* Archives du Royaume* Liasses de l'audience.
services que m'a rendu et rend encore présentement ia baronne de Paliant, sa mère en qualité de dame d'honneur, ayant k cest efTect desja escrit au dict ducq en sa faveur, le requérant de luy donner un régiment de cavallerie ou d'infanterie et en cas présentement qu'il n'y en aye point de vacant de luy donner patentes pour le lever, à quoy j'espère, il se laissera de tant plus volontiers porter que le dict baron s'offre de lever l'un ou l'autre, et peut eslre touts deux, à ses frays, moyennant que le dict ducq se contente de luy donner quartier et accorder les conditions que l'on est accoutumé d'accorder en cas semblables, avec espoir de les avoir bicntost prestz pour Tassistence qu'il se promet de plusieurs de ses amyz qui se sont présentez de faite des compagnies, je veulx doncq attendre de vostre bonne volonté en mon endroict, que vous tiendrez volontiers la main # ce que ce mien désir sortisse son effet, j apportant de vostré costc tout ce qui vous sera possible auprès du dict ducq, 'comme aussy je vous requiers bien instamment de faire et au surplus de voir la personne du dict baron pour le recommander aux occasions qui s en présenteront, vous asseurant que le bien et avancement que vous luy procurerez en ma considération me sera très aggréable et en feray tout l'estime que de raison. A tant, mon cousin, que le Seigneur vous ait en sa sainte et digne garde.
De Bruxelles, le B« d*aoust 4629.
IIACCART PAR LINFANTE.
•Mon cousin,
A cause des advis que j'ay reçeu que Fennemy auroy eu des&eing d assiéger b ville de Lingen, je vous envoyé le lieutenant coronel Pierre Haccart porteur de ceste, pour vous dire de ma part ce que je luy en ay enchargé, c'est pourquoy je vous requiers de luy donner entière foi et créance et d'asseurer les effets de la bonne volonté et y joindre vostre aJvis au bien de la cause commune.
De Bruxelles, le \\ novembre 4629.
t Archives du Royaume. Liasses de l'audience.
TiLLf 11. *'
INSTRUr.TlOriS POUIl LE LIEUTENANT CORONKL PtKRIlF. 1IACCAKT QU IL bEVBA KF.MFTTRE ^U COMTE T*SERCLAES DE TILLY VLRS LEQUEL NOUS L*i:.\VOY0.%S.
Voas VOUS rendrez en toule diligence par devers le conte Jehan TSerclaes de Tilly que nous sommes avertis eslre à Sladen et vousloy direz :
Que comme nous avons des advis que Tennemy a intention d'assiéger la ville de Liugcn, convenant au bien de la cause commune qu'il ne vienne à chei ii'un tel desseing, que nous désirerions de savoir et le requérons. très inslanllnent que nous veuille mander, si en tel cas il vouidra au moyen des gens de sa charge qu*il a en^Ia ville de Meppen empescher au di'tennemy la conduite de vivres par la .iviêre, comme au dict cas nous le requérons très instamment de vouloir faire.
Et si par advenlure, il ne le pouvoit faire pour en avoir ordre de ses supérieurs, il veuille considérer s'il no sera bien de permettre qu'il y aille au dict Mejipen, à lefToct susdit, des gens de l'empereur de ceux de la charge du comte Jehan de Nassau attendu les grandes raisons qu'il y a d*empescher que le dict ennemy ne porte ses armes si avant en l'empire, com e es^ le dict Lingen, où elles feroient si grand préjudice au bien de la cause commune comme la dicte chose pourra facilement considérer et de tout ce que vous aurez response vous viendrez faire rapport en toute diligence.
De Bruxelles, le 14* de novembre 46^9.
LETTRE DE FERniNAND II A LINFANTE ISABELLE.
Durchleuchtige Furslin, freundiiche geliebte Muhm und Schwdster, Ich hab aus E. L. schreiben von dem Bruneo mit mehrerm vi'rslan<len, wassmassen E. L. in starcker vverbung dièses Jliar hegriffen. !*'<" dardurch gefast zue machen der HoUander hocliinueth /.uo deinp^^'"
* Archives d« Royaume. Liasses de l'audience.
* Archives du Royaume. Secrétaireric d*Rtat alleroanile. Correspondant de Ferdinand U. • .
und von vernern progressen und fûrbrucb sy ab-unnd zuruck zue iialten , Dessweg und in vermanglung des Marquese Spinola , so anderwaittig dise Zeil occupiert, -ainen so grosen exercitum wie derselb san)bbracht werden mOchte zue commandiern und wol zae fûeren, gern sich des graffen von Tyly person mtjchlen bedienen, da icb ihme seiches bevelhen und auferlegen wolte mit der lipa consen* timenl sich einzulassen. Wie nun E. L. bewist dass gemelter graf zue Tyly immédiate von mihr nit dependiert, und daher diser Zeit ihme expresse zue commandiern nit wol thuenlich sein wuerd, hab icb dennochter nit underlassen, wie aus beygefûeglen copiis zue ersehen, gedachtem grafen von Tyly meines gemûets mainung zue endtecken, wie nil weniger auch des Churfursten zue Pfaltz-Bayrn L. zue ersue* chen. Sopaldt mihr von ainera oder anderro orth erclarung einlangt, werde ich nit underlassen, unverlengi Ë. L. darvon umb besserer nachricht willen parte zue gehen. Wil mich sonsten und im ûbrigen auf obgedachtes Bruneo E. L. thùende relation referiert haben. Geben in meiner slat Wien, den vierzehenden Martii 630.
Guetwilliger Vetter uand Brueder,
Ferdinand.
Vienne, 44 mars 4630.
LETTRE DU GOHTE DE TILLY A JEAN GASPARD DE STADION GRAND MAISTRE DE L ORDRE TEUTONIQUE, PRINCE DE l'eMPIRE, CONSEILLER INTIEE DE S. M. I. TRADUCTION DE l'aLLEMANQ.
La mission dont V. A. a bien voulu charger le s' Jean Christophe de Ruepp, lors de son séjour k Mergentheim, a esté remplie par lui, aussitôt après son arrivée et de manière h mériter la haute bienveillance de S. A.
C'est maintenant et en premier lieu mon devoir de remercier V. A. pour le compliment qu'elle a daigné m*adresâer et pour TolTre gracieuse de son affection, Je lui souhaite par contre quËlle puisse Jouir pendant un règne long et heureux de toutes les prospérités imaginables.
JVi appris par les discours du dit commissaire général de Ruepp
Collection de M- Charles Rahlenbeck, à Bruxelles.
avec quelle gloire et quel empresseroenl V. Â. a pris en main les intérêts de la chose publique lors de la dernière diète. Il seroit en conséquence de toute Justice que S. M. I. notre bon et très gracieux seigneur et maître, voulût faire son possible pour augmenter le pouvoir et Tédificalion de TEglise catholique hors de laquelle il n'est point de salut. Ce seroit imprimer un mouvement auquel chacun Bniroit par obéir. Pour ce qui concerne les entreprises des Hollandois nous nous trouvons arrêtés par trop de considérations; pendant re temps, Tennemi se rend maître d^une place après l'autre et il ne manquera pas de poursuivre son avantage aussi longtemps que cela loi sera possible.
Je désirerois beaucoup de pouvoir être auprès de V. A. afin de m'entretenir k fond avec elle sur cette question et d'autres encore, il n'est d'après moi dans tout ceci de meilleur et de plus efficace remède pour nous conduire vers une paix générale et éteindre les tronbles dans TEmpire, que la convocation d'une assemblée collégiale des princes allemands, à laquelle S. M. I. et les Electeurs seroient obligés de paraître en personne.
Je recommande Y. A. à la sainte garde de Dieu la priant de me continuer les témoignages de son affection.
De V. A., Très-humble et très-dévoué servitenr,
Jan, comte de Tillt.
Datum Staad, le 6 mars 4630.
TRANSLAT. d'uNE LETTRE FAMILIÈRE DE LEMPEREUR AU COMTE DE TILLY ESCRIPTE DE VIENNE, LE 1 3 DE MARS 4630.
Ferdinand, etc.
La Sérénissi me Infante m'at faict entendre qu'elle seroit résoluude, à rentrée de ce printemps, faire des nouvelles levées et se pourveoir avec des grandes forces pour dompter l'outrecuydance des hollandois et leur empescher toute-ultérieure progrès, et faire tout effort possible sur eux et comme à présent le marquis .estant ailleurs empesché et occupé pour le service du roy, Il manque un bon chef bien entendu
^ Archives du Royaume. Secrétairerie d'Elat allemande. GorrespondaDce de Ferdinand If.
au faict de gnerre pour commander et gouverner une si puissante armée et mettre en exécution et bien guider une si grande entreprinse ; elle seroit bien ayse de se servir de voire personne pouf chef d'une telle entreprinse me requérant de, à cest eSect, vous donner ma permission à vous y employer. Or est-il que cecy est une affaire qui en effect concerne le St-Empire et le bien commun diceluy, notre seren* maison d'Austrice et Testât catholique en général et dont partant Je serois bien ayse qu'il puisse être grati6é k la dite Sérénissime Infante, en cesle sienne réquisition, et particulièrement votre expérience de guerre estant si cogneue par tout le monde et ayant desja en tant d'occasions par effects fait paroistre votre dextérité valeur et courage à votre louange immortelle, et dont nous avons conceu ceste ferme espériance envers Dieu, y qu'emporterez la victoire contre ces ennemys et les déprimerez et assubjectirez non riioings qu'avez faict des aultres auxquels avez fait la guerre ; et comme Je scay qu'il faut sur ce requérir le Prince Electeur de Bavière sans le préterir en aucune façon, Je n ay laissé de luy en escripre selon que le pourrez veoir par la copie cy-Joincte, et scray sur ce an plustost attendant sa résolution et la vostre.
TRANSLAT DUNE LETTRE FAHILIAIRE DE S. M. 1. ESCRIPTE AO DUC DE BAVIÈRE DE VIENNE, LE 13 DE MARS 4636.
Je ne peu laisser d'advertir V. D" par ceste comme quoy la Sérén. Infante m'at faict entendre qu'elle estoit résoleue d'ammasser ce prinstemps et faire meclre une grosse armée en pied, pour abhaisser et dombter Toutrécuydance des hollandois et rompre leffect de leur desseings et les empescher à faire ultérieur progrès scuyvant la confiance qu'elle en at en Dieu. Mais comme le marquis Sjsinola estant aillieurs occupé au servyce du Roy pour des autres affaires, côe, il est cogneu à V* Dil, la Sér*"* Infante sente principallemt ce manquement qu'elle ne scait aulcun chef duysabic <« qui puisse avec asseurance et fruit estrc confié et en chargé une si puissante armée que Ton traict de faire, elle m'at requis de veoir s'il ne se pourroit qu'on laissât suyvre le conte de Tilly pour luy commectre le commandement sur ceste armée et enebarger l'exécution d'une entreprinse si signalée ; et ce de tant
t Archives du Royaume. Secrétairerie d'Etat allemande. Ciorrespondance de Ferdinand II. «
plas puisque le bon succès €t progrès qu*il pourra faire et obtenir viendront à redonder et réussir au bien commun du S^ Empire et de tout FesUt catholique.
Or,, c'est bien la vérité que le principal consiste en ce que Ton ordonne et commecte un tel chef pour ceste armée, qui la sçache bien commander et conduire selon les occasions, et dont partant Je serois bien ayse qu il puisse être gratifié à la d^* Sér""* infante en caste sienne réquisition, en particulière considéraon de la grande expérience de guerre que le d* coDite.de Tilly al et des signalées et louables qualitez qui Taccompaignentet de son grand courage, valeur et dextérité que tant de fois il at par effect témoigné, desfaisant et affaiblissant les forces de Tennemy ; requérons par ainsy gratieusemt V. Dil. par ceste, qu'au cas qu'elle Juge convenir de s'entreparler sur ce subject avecq Tblecteur de Mayence, pour voir si et en quelle façon il puisse estre gratifié h la d** Sér*"* lofante, ou bien que non, 6*en escripve au d^ Electeur, elle m'en vueille advenir ou bien de la résoluon qu'autremt elle voudroit prendre sur. ceste réquisition de la d* Sér"? Infante, affîn que selon ce Je puisse respondre àicelle.