‹ Tilly;Chapitre 35 sur 43 · AU COMTE DE TILLV PAR L INFANTE · texte numérisé non relu

AU COMTE DE TILLV PAR L INFANTE

Mon cousin, vous m'avez fait grand plaisir de m*informer de l'Estal de l'armée navale de Sa Majesté k Wismar par vostre lettre du S5 du passé. Je donnerai ordre k ce qu il y soit pourveu au plus tost selon que r importance de Taffaire le rëquèrera, et ce pendant prie le Créateur de vous maintenir, mon cousin, en parfaite santé k longues années.

De Bruxelles, le 4 4 « juin 4 634 .

l'infante AU COMTR DE TILIy.

Mon cousin, Je me suis fort esjouye de la Victoire que Dieu vous a doimée k Magdenbourg dont J'ai sceu la nouvelle par la vostre du SI du passé, pour estre de la considération que ung chacun seait, ce mesmes parce que le Roy de Suéde y avoit Tœil passé longtemps,

^Archivea du Royaume. Liasses de Taudience. ' Ibid.

Vous Tavez prévenu bien à point, le secours qu'il leur faidoit espérer et lequel les aura opiniastré a ne point accepter les semonces que vous leur avez faites soubs des conditions tant équitables. Je vous doits plein de gré de vostre soing à m'en advertir dont Je fais Festime que de raison, en vous souhaitant la continuation des succès aultant heureux que la cause de Sa Majesté impériale est Juste, Je prie Dieu do la seconder de sa protection et de vous maintenir, mon bon cousin» en continuelle santé à longues années.

De Bruxelles, le 25 juin 4631.

NH89V

LINFANTR AU COl^TË DE TILLV.

Mon cousin. Les inhabitans du pays de Lingen, m*ayant représenté les grandes charges qu'ils supportent par le logement des gens de guerre de la Ligue qu il y a dans la ville du dict Lit)gen qu ils doibvent entretenir entièrement, disant qu il est impossible que cela dure ou qu'il faudra qu'ils quittent le pays, comme Je désire grandement de veoir soulager autant que faire se peult ^es inhabitans des dicts pays et ville de Lingen et que Je scay qu'une grande partie de la surcharge leur vient de la compagnie de cavallerie qui y a esté tout l'hyver passé, Je vous ay bien voulu faire ceste pour vous requérir de n'y renvoyer Thiver que vient la dicte compagnie de chevaux attendu mesme qu elle n'y peut estre d'aucun service et que l'asseurance de la ville dépend, outre la neutralité, du bon service de l'infanterie qu'il y a. Je vous requiers à mettre, au reste, si bon ordre ï tout ce qui conviendra au soulagement des dits inhabitants, qu'ilz y puissent continuer leur demeure ainsi que Je me prometz l'affection...

De Bruxelles, le 5 d'aoust 4 631 .

RAPPORT DE TILLY A l'eMPERRUR. (tITUL)

V. M. \. ayant daigné m'ordonner de disposer rélecleur de Saxe à déposer les armes et à renoncer le traicté de Leipzig, et de l'y cun-

1 Archives du Royaume. Liasses de Taudience.

Craindre en cas de retardement, et, comme V. M. I. Ta pu apprendre, ledit électeur n'ayant voulu s'y conformer, mais s'étant plutôt fortifié, ayant distribué de nouvelles patentes et correspondu avec le roi de Suède, tant qu*il s*est finalement 'oint avec lui, j'ai, aux conséquences des ordres de V. M. I. et parce que toutes les subsistances me manquaient et m'étoient coupées, pris Merseboùrg, puis Leipzig par accord, ce qui a eu lieuje 16. Le 47 le roi est arrivé puissamment assisté des électeurs de Saxe et de' Brandebourg et m'a contraint à la bataille. Ce qui est arrivé et comment le mauvais succès la emporté sor le bonheur, V. M. L l'apprendra par le rapport du lieutenant Adam Regensperger de Regensperg, en même tems les moyens d'arrêter avec Taide de Dieu ce puissant ennemi, à quoi ]e désire exposer mon corps et ma vie, comme je Tai fait en cette occasion, espérant que ce ne sera sans bons cfTects et ne cherchant en ce que la gloire de Dieu, la conservation do V. M. L, des électeurs et princes catholiques. Et je supplie donc V. M L de vouloir bien me donner des instructions le plutôt possible pour parer ci ux plus urgentes nécessités.

Halberstadt,'le 24 septembre 4631.

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