‹ Timgad, une cité africaine sous l'empire romainChapitre 21 sur 47 · II. — PORTE DE L’OUEST OU DE LAMBÈSE · texte numérisé non relu

II. — PORTE DE L’OUEST OU DE LAMBÈSE

Le plan de la porte de l’Ouest que nous donnons ci-contre (fig. $8) a été très fréquemment employé avec de légères variantes

Fig. î8. — Porte de l’Ouest. (Relevé du Service des Monuments historiques).

pour les arcs africains. Nous le retrouvons à Haïdra(I), à Sbeitla(2), à Dougga(3), à Tébessa(4), à Djemila(5) et ailleurs encore. Tous ces

(1) Saladin, Description des Antiquités de la Régence de Tunis, I, p. 183.

(2) Ibid., p. 85.

(3) Ibid., II, p. 143.

(4) Ballu, Tebessa, Lambèse, Timgad, fig. 1.

— On notera seulement qu’à Tebessa l’arc a quatre faces au lieu de deux.

(5) Recherche des Antiquités dans l’Afrique du Nord, p. r 16.

LES ARCS DE TRIOMPHE

monuments se composent de deux massifs latéraux, précédés de deux avant-corps formés chacun de deux colonnes détachées de l’arc. Plusieurs d’entre eux sont assez bien conservés pour qu’on puisse juger de la disposition des parties élevées ; ici il ne subsiste presque que le plan à terre; mais on a recueilli un bon nombre de fragments au pied, qui permettent de se rendre compte des détails de l’ornementation.

La largeur totale de la porte est de 1 3 m, 7 S ; l’écartement des pieds-droits de 3 m, 7 ^ . La colonne mesurait om,6$ de diamètre et était longue de 4m,8o: elle était cannelée avec rudentures à la partie inférieure; la base, haute de om,29, était composée de deux tores et de deux scoties séparées l’une de l’autre par une astragale; le chapiteau, d’ordre corinthien, avait om,6$ de hauteur. Toutes ces particularités et même toutes ces mesures se retrouvent, comme on le verra plus loin, dans les éléments de l’arc dit de Trajan, dont la porte occidentale, construite postérieurement, fut certainement une copie simplifiée. Là encore on remarque dans le pavement, entre les deux pieds-droits, la trace des pivots de la porte mobile qui servait à clore l’ouverture et à fermer le passage aux voitures pendant la nuit.

L’inscription de cette porte est connue depuis longtemps. L. Renier l’a publiée et Masqueray l’a recopiée après lui(l). Elle est brisée en plusieurs morceaux et la plus grande partie en a disparu. Voici ce qui en reste :

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