‹ Titres anatomiques et travaux d'anatomieChapitre 12 sur 35 · MY0L0G1E · texte numérisé non relu

MY0L0G1E

MYOUOGIE.

cette Société et dans le Progrès Médical. Dé ce Mémoire, qui a marqué un retour vers les conceptions justes des anatomistes anciens, je ne reproduirai que deux figures, originales toutes deux. L’ùne donne une vue générale du quadriceps (fig. 74), de ses vaisseaux et de ses nerfs; elle est "maintenant classique. L’autre (fig. 75) établit un fait nouveau, à savoir que la face interne du fémur, sur laquelle tous les anatomistes s'accordaient à placer de nombreuses insertions, n’en présente en réaljté aucune.

Insertion rotulienne du quadriceps crural.

Par contre, je résume ce qui a trait à l’insertion rotulienne du quadriceps, et à la structure de son tendon, parce que ce point, entièrement nouveau, n’avait point encore été traité.

Les quatre pbrtions du

quadriceps crural se réunissent, à quelques centimètres au-dessus de la rotule, en un tendon commun, le tendon rotulien. J’ai démontré que cette fusion n’est qu’apparente : les tendons des quatre muscles sont accolés plutôt que soudés, et une dissection un peu attentive les sépare facilement. En réalité, le tendon rotulien est constitué par trois couches tendineuses : une couche superficielle formée par le tendon du droit antérieur, une moyenne formée par les tendons réunis des vastes, et une postérieure ou profonde formée par le tendon du crural. Ces couches sont assez intimement

unies, sur leurs bords, par l’intrication des libres luliennc.

tendineuses; mais leurs faces ne sont mai ntenues dc 'V a C ^tSîe! > —ïîcoip” tStî-

adhérentes que par un tissu cellulaire peu dense, “"'P "-'”*" 1 ,a rotul °-

creusé de grandes cavités; avec le manche du

sualpel, il est facile de les séparer. — Assez souvent on trouve, entre ces

couches tendineuses, de véritables bourses muqueuses : je les ai signalées comme assez fréquentes dans un travail sur les bourses séreuses du genou (Arch. gén. de méd., 1886). Je crois que, sous l'influence des manœuvres habituelles à certaines professions (cordonniers), elles peuvent se développer et donner lieu à des tumeurs intra-tendineuses, inflammatoires ou chroniques.

Pour bien mettre en évidence la structure du tendon rotulien et la superposition des trois couches tendineuses qui le composent, la dissection est suffisante; mais cette dissection deviendra plus facile, si l’on a fait au préalable macérer le tendon et la moitié inférieure du muscle dans une solution faible d’acide acétique ou de potasse. Alors, en séparant les plans fibreux avec le manche du scalpel, on constatera aisément l’insertion de chacune des quatre portions du quadriceps.

•1" Le droit antérieur s’insère par son tendon élargi et mince : au bord antérieur de la base de la rotule; au tiers supérieur de la face antérieure de cet os. Ses fibres les plus superficielles se continuent avec les fibres superficielles du ligament rotulien et vont, avec celles-ci, s’insérer à la tubérosité antérieure du tibia.

2“ Le vaste interne et le vaste externe unissent leurs tendons, à quelques centimètres au-dessus de la rotule, par un V tendineux, dont le sommet forme, en s’élargissant, un large feuillet fibreux, commun aux deux muscles, et qui va s’insérer à la base rotulienne, immédiatement en arrière du tendon du droit antérieur. — Les fibres charnues des deux vastes ne se rendent pas toutes à ce tendon : les plus superficielles s’insèrent aux bords du tendon du droit antérieur; les inférieures vont s’attacher par de courtes fibres tendineuses à la moitié supérieure des bords de la rotule.

3° Enfin, le tendon large et mince du crural s’insère à la base de la rotule, derrière le tendon commun aux deux vastes, formant ainsi la couche profonde du tendon rotulien.

Ge travail anatomique a eu une application chirurgicale qui vaut d être citée. J’ai montré à la Société de Chirurgie (Bulletin de la Société de Cbi rurgie, 1899) ; 1° que les ruptures du tendon quadricipital pouvaient n’intéresser qu’un des plans tendineux ; 2" que, dans les ruptures totales.

TRAVAUX ANATOMIQUES

Charnu, allongé, ép tendineux inferieuren s’étend de la partie si mité postérieure du p

ipais et prismatique à sa partie supérieure, aplati e

iment, le long péronier latéral

supérieure du péroné à l’extré- ifflBjùhp Lig lol m

ilé postérieure du premier métatarsien. tvd Wy?

Il naît supérieurement : l”des parties antérieure Vy?

et externe de la tête du \\

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supérieur de là face ex- |.,j I ' l ; ;

tion péronéo-tibiale sui. périeure; — 4* de la

arlieulairo précédente; | —• 5° do la face profonde de l’aponévrose jambière ; — 6° des cloisons intermusculaires qui séparent le long péronier de l’extenseur commun des orteils en avant, du soléaire et du

De ces origines muj-

es que prend le muscle sur le péroné sont les ai représentées dans les figures 79 e

MÏOLOGIB.

que la zone d’insertion sur l’extrémité supérieure est séparée de la ïone d’insertion sur le corps de l’os, par une gouttière oblique en bas et en avant. Les fibres, dont l’origine est sus-jacente à celle gouttière, délimitent, avec elle, un véritable tunnel long de 4 centimètres environ; l’orifiçe postéro-supérieur, orifice d’entrée de ce tunnel ostéomusculaire, est formé par une petite arcade aponévrotique, dépendance de la cloison qui sépare le long péronier latéral du soléaire. L’orifice antéro-inferieur, orifice de sortie, que l’on ne voit bien qu’après avoir vidé la loge antérieure des muscles qu’elle contient, est également limité par une arcade aponévrotique, beaucoup plus résistante que la précédente, et qui se rattache à la cloison séparant la loge des péroniers de la loge des extenseurs. Ce n’est pas tout. Sur ce conduit vient se brancher un autre conduit qui répond à la bande blanche verticale, représentée sur la même figure, bande qui sépare la zone d’insertion diaphysaire en deux champs secondaires, l’un antérieur, l’autre postérieur ; ce canal est donc, comme le précédent, en partie osseux et en partie musculaire. Celte disposition un peu complexe est due au passage et au dédoublement du sciatique poplité externe dans l’épaisseur du long péronier latéral. Ce nerf pénétré dans le tunnel oblique et se divise immédiatement eu ses deux branches terminales; tandis que le tibial antérieur continue la direction du tronc principal, pour aller émerger dans la loge antérieure, le musculocutané descend contre la face externe de l’os dans le conduit vertical, pour sortir plus bas (lorsque le péronier latéral ne prendra plus d’insertion osseuse) sur le bord antérieur de l’os.

Ces différentes insertions se font par implantation directe des fibres charnues; celles-ci, en se fusionnant, constituent un corps musculaire qui affecte la forme d’un prisme quadrangulaire.

Les fibres charnues vont toutes se terminer sur une lame tendineuse à direction sagittale; celle-ci, d’abord entièrement cachée dans l’épaisseur du coips musculaire, s’en dégage, sous forme d un tendon aplati, a I union du quart inférieur et des trois quarts supérieurs du péroné; son bord postérieur reçoit les dernières fibres charnues à 5 ou 6 centimètres au-dessus de la malléole externe. Ce tendon se contourne, comme la face

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