TRAVAUX
externe de l’os, dont il suit la direction, devient postérieur comme elle glisse dans la gouttière rétro-malléolaire, se coude à angle obtus au sommet de la malléole et passe sur la face externe du calcanéum; arrivé à la plante, il se réfléchit sur la crête oblique du cuboïde, croise les deuxième et troisième articulations cunéo-métatarsiennes, et se termine, au niveau du premier métatarsien, sur le tubercule externe de l’extrémité postérieure de cet os. —Parfois le tendon envoie une expansion au premier cunéiforme, au deuxième métatarsien et au premier interosseux dorsal.
Insertion supérieure du long fléchisseur commun des orteils.
J’âi attiré l’attention sur une arcade de laquelle naît le long fléchisseur commun des orteils.
Cette arcade, lorsqu’elle est peu développée, s’insère en haut sur la partie moyenne de la face postérieure du tibia pour aller se terminer sur la partie inférieure de cette même face, tout près de l’articulation péronéo-tibiale inférieure. Lorsque l’arcade est bien développée, ses insertions supérieures s’étendent. — On voit alors l’extrémité supérieure de cet arc tendineux s’épanouir, pour aller s’attacher sur le bord postérieur du péroné, au-dessus des origines du jambicr postérieur (voy. fig. 81) et sur la ligneoblique du tibia ; quelques-unes des fibres dépassent même la ligne oblique pour aller se perdre sur l’aponévrose du muscle poplité. — Celte arcade détermine avec la face postérieure du tibia la formation d’un anneau dans lequel s’engage le jambier postérieur. — C’est du bord inférointerne, convexe, de cette arcade que se détachent les fibres charnues. Cellesci, parfois réunies en un faisceau assez distinct, se dirigent en bas et en dedans à la rencontre des fibres d’origine tibiale, dont le trajet est sensiblement vertical.
Jambier postérieur.
J’ai étendu les insertions inférieures de ce muscle et montré toute l’étendue de son rôle, par la multiplicité de ses insertions tarsiennes, dont
bier postérieur naît du tibia, du péroné, du ligament sons qui le séparent du long fléchisseur 5f du long fléchisseur propre du gros s origines tibiales se font sur la lèvre N î de la moitié externe de la ligne obli- \ *Æj j u tiers moyen de la face postérieure. Jjl* 1
lions péronières se font sur la capsule ÆwÈ ;
sterne de la tête du péroné, uir la Èjjfifci
i la face interne du corps de l'os située WHf/j
n e du ligament interosseux, au niveau ||H j tiers supérieurs de cette face. — Les BfiH// inlerossemes se font sur toute la lareeur mwMU
TRAVAUX ANATOMIQUES
et arrive, après avoir cheminé par l’intermédiaire de ce ligament, sur la partie interne du col de l’astragale, au niveau du jbord interne du pied. Le tendon du jambier postérieur se renfle et présente, à ce niveau, dans son épaisseur, un organe sésamoïde, puis il s’épanouit en formant un véritable bouquet tendineux, à insertions multiples.
Les fibres antérieures, très nombreuses, se dirigent directement en avant pour s’insérer : 1° sur le tubercule du scaphoïde; 2" sur la capsule de la première articulation scapho-cmêenne ; 3 °sur la face inférieure du premier cunéiforme. —• Les fibres moyennes vont s’attacher : sur la face inférieure du cuboïde, au niveau de l’extrémité interne de la crête de cet os, en se confondant plus ou moins avec les fibres du grand ligament calcanéocuboïdien ; sur le bord inférieur du premier et du deuxième cunéiforme,et sur textrémité postérieure des deuxième, troisième et quatrième métatarsiens. Souvent quelques-unes de ces fibres moyennes se confondent avec les tendons d’origine des court fléchisseur et adducteur oblique du gros orteil. Les fibres postérieures, beaucoup moins nombreuses que les précédentes, se portent en arrière et en dehors en suivant un trajet presque récurrent, et vont s’attacher sur le sommet de la petite apophyse du calcanéum.
Muscle abducteur du gros orteil.
J’ai modifié la description des origines de l’abducteur dû gros orteil de la façon suivante : ce muscle paraît, au premier abord, avoir des insertions
MYOLOGIE.
ligament annulaire interne du cou-de-pied; 3“ à la face profonde de l’aponévrose planlairé ; 4“ à la cloison qui le sépare du court fléchisseur commun ; 5" à la gainé du long fléchisseur commun, par une expansion qui cloisonne le canal calcanéen et sépare la loge vasculaire de ce canal de la loge tendineuse. Telles étaient les insertions classiques. — En réalité, Ymertion calcanéenne est l’insertion principale. En effet, lorsqu’on détache les fibres'charnues les plus superficielles du muscle, et qu’on met ainsi à nu le tendon d’origine, on voit que les fibres de ce tendon se rendent toutes à la tubérosité interne du calcanéum. Les fibres inférieures s’y rendent directement ; les supérieures, au contraire, s’y rendent en décrivant une courbe plus ou moins marquée, suivant qu’elles sont plus élevées. Ces fibres, ainsi réfléchies, prennent une part importante à la constitution de la partie inferieure du ligament annulaire. De la convexité de ces courbes tendineuses se détachent des trousseaux fibreux qui vont se fixer à la malléole interne, à la petite apophyse du calcanéum, au col de l’astragale et à la. tubérosité du scaphoïde, et permettent la réflexion des fibres du tendon calcanéen, sans constituer pour le muscle des insertions au sens rigoureux du mot.