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PENDANT LA DURÉE DE MES ÉTUDES VÉTÉRINAIRES

Entré élève à l’École d’Alfort, en 1821, j’y ai obtenu :

1° Au concours de 1822. le premier prix delà première année d’études;

2° Au concours de 1823, le titre de répétiteur d’anatomie et de physiologie ;

3° Au concours de 1824, le premier prix de la troisième année d’études, et le diplôme de vétérinaire de seconde classe;

4° En janvier 1825, j’ai été nommé répétiteur de clinique ; et, en octobre de la même année, j’ai obtenu le diplôme de vétérinaire de première classe.

Fonctions dans l’Enseignement.

En septembre 1826, j’ai obtenu au concours , la place de chef, chef de service attaché à la chaire .de clinique , pathologie et médecine opératoire.

En octobre 1828, j’ai été nommé, au choix, professeur adjoint des cours de pathologie chirurgicale et médecine opératoire.

En décembre 1830, bienque je ne fusse encore que professeur adjoint et que je n’eusse que vingt-cinq ans, j’ai été appelé par le conseil des professeurs à prendre la direction de la clinique si importante d’Alfort, que des circonstances malheureuses forçaient le titulaire à quitter pour prendre une autre chaire.

En mai 1832, j’ai été nommé, après concours, professeur titulaire de clinique, médecine opératoire et médecine légale. —En cette qualité, j’ai rétabli le cours de clinique qui n’existait plus que de nom depuis un grand nombre d’années ; et j’ai créé le cours de démonstration pratique des opérations,chirurgicales , aujourd’hui l’un des plus utiles de l’école.

En janvier 1838 (je n’avais pas trente-trois ans), j’ai été nommé directeur suppléant de l’Ecole d’Alfort ;

Et, par ordonnance royale du 24 avril de la même année, j’ai été nommé directeur titulaire, conservant la chaire de clinique.

Il y a donc quatorze ans que je suis directeur des études.

J’ai été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1843.

Sociétés savantes et Comités scientifiques*

Je suis :

Membre titulaire de Y Académie nationale de médecine depuis douze ans ;

Membre titulaire de la Société nationale et centrale d'agriculture ;

Membre titulaire, et l’un des fondateurs de la Société nationale et centrale de médecine vétérinaire ;

Membre correspondant de X Académie royale de médecine de Belgique;

Membre correspondant des Sociétés vétérinaires de Londres, de Berlin, de Bruxelles, de la Nouvelle-Orléans ;

Membre honoraire de toutes les Sociétés vétérinaires de France ;

Membre du Conseil supérieur des haras ;

Membre du Comité d'hygiène hippique au ministère de la guerre.

J’ai fait partie du Conseil de perfectionnement de l'enseignement vétérinaire au ministère de l’agriculture.

Missions scientifiques*

—En janvier 1829, j’ai été envoyé par le ministre de l’agriculture dans les départements de l’Oise et de la Somme pour y étudier une maladie épizootique qui y faisait de grands ravages. J’ai eu le bonheur de la combattre avec succès et d’en découvrir et faire cesser la cause. (Yoy. Recueil de médecine vétérinaire , tom. 8, page 503).

—En septembre 1831, j’ai été chargé par le ministre de la guerre d’aller étudier une maladie qui régnait enzootiquement sur les chevaux du 2 e régiment de carabiniers. J’ai adressé un mémoire à M. le ministre, sur la nature, les causes et le traitement de cette maladie, et j’ai résumé ce mémoire dans une lettre, sous forme d’instruction, adressée au colonel de ce régiment. [Rec. deméd. vét., tome 9, page 194).

— En mars 1832, j’ai été chargé, avec le directeur de l’École, par M.le ministre de la guerre, de visiter les chevaux et les casernes de tous les régiments de cavalerie en garnison à Paris, et de lui adresser un rapport sur Y état sanitaire des écuries ', ainsi que sur les moyens à mettre en usage pour prévenir autant que possible , et combattre les maladies qui y sont les plus fréquentes . (Voir notre rapport, Rec. de mèd. vêt., tome 9, page 543).

— En novembre 1834, j’ai fait partie, sous la présidence de M. le lieutenant-général Cavaignac, de la Commission spéciale chargée par M. le ministre de la guerre, de faire une enquête approfondie sur Y infirmerie vétérinaire de Betz (Oise), où se faisaient, sur plus de six cents chevaux de l’armée, des expériences sur le traitement de la morve , dont tous les journaux célébraient les magnifiques résultats. Après onze jours d’enquête et d’études sur les lieux mêmes, cette commission a résumé ses opérations dans un rapport tr'es-développé dont j’ai été chargé : et, un mois après, lé Conseil d’État intervenant, avait cessé une spéculation

scandaleuse qui se continuait à Betz, depuis deux ans, sous le manteau de la science et de

l’intérêt public. ■

En 1837 et en 1838, j’ai fait partie de deux Commissions chargées, sous la présidence

du ministre de l’agriculture, d’étudier la législation qui régissait alors le commerce des animaux domestiques sous le rapport des maladies rédhibitoires, et d’en préparer et proposer la réforme. Chacune de ces deux commissions m’a conféré le laborieux honneur de préparer d’abord, puis de résumer ses opérations en qualité de rapporteur . Ce travail m’a coûté une année entière de recherches dans les anciens droits coutumiers du royaume, dans tous les vieux ouvrages d’hippiatrique, et clans les nombreux rapports, projets et propositions sur la matière, adressés au ministre par les divers conseils de départements et d'arrondissements consultés sur cette grave question.

Tous ces travaux ont abouti à un projet de loi que le gouvernements présenté aux chambres et fait adopter en 1838.

— En juillet 1838, j’ai été membre et rapporteur d’une commission présidée par M. le général Wathiez, et chargée d’aller étudier une maladie qui, depuis plusieurs mois, faisait périr beaucoup de chevaux, dans un régiment de dragons caserné à Saint-Germain.

—En décembre 1844, j’ai fait partie de la commission envoyée par M. le ministre de l’agriculture, dans l’est de l’Allemagne, pour y étudier le typhus contagieux du gros bétail , qui venait d’y faire invasion, et causait déjà les plus vives alarmes à l’agriculture française. Cette mission a duré trois mois et demi. J’en suis le rapporteur. Je dirai plus loin ce que j’ai fait en cette qualité.

—En juillet 1846, j’ai été envoyé, par M. le ministre de l’agriculture et du commerce, dans les départements de la Nièvre et de l’Ailier, pour y étudier une maladie charbonneuse qui sévissait sur les bestiaux. J’ai signalé, dans le rapport, développé que j’ai adressé aux préfets de ces deux départements et à M. le Ministre, les conditions agricoles locales, sous l’influence desquelles, se développe cette maladie, et j’en ai indiqué le traitement. (Voy. Rec . de Méd. vét. année 1846, page 545).

— En mars 1848, j’ai été appelé à faire partie d’une commission formée de plusieurs membres de l’Institut, du doyen de la Faculté de médecine de Paris et des principales notabilités de l’enseignement et de la pratique vétérinaire. Cette commission, que M. le ministre de l’agriculture avait chargée d'étudier et de proposer les modifications à apporter dans /'enseignement et dans /'exercice de. la médecine vétérinaire , m’a fait l’honneur de me nommer son président. —Le 5 août suivant, je remettais au ministre un projet de loi précédé d’un exposé de motifs, résumant les délibérations des vingt-deux séances que la commission avait consacrées à ses travaux. L’honorable M. Rayer, qui a présidé la section de la commission qui s’est plus particulièrement occupée de 1’enseignement, peut dire la part importante que j’ai prise aux travaux de cette section à laquelle je m’étais adjoint.

Déjà, en 1843, j’avais fait partie, sous la présidence de l’honorable M. de Gasparin, d’une commission chargée de préparer un projet de loi sur Vexercice de, la médecine vétérinaire^ et, quand ce projet eut été arrêté , j’avais été chargé par le ministre d’en rédiger l'exposé des motifs. (Voy. Rec. de Méd. vét. année 1848, page 289. )

— En avril 1848, j’ai été appelé à faire partie de la commission qui, sous la présidence de M. le ministre de l’agriculture, a été chargée cC étudier la situation de Vindustrie chevaline en France.

— En 1849, j’ai fait partie de la commission chagée, sous la présidence du géhéralKœnig, d’étudier les améliorations à introduire dans P organisation du corps et du service des vétérinaires militaires. Nommé rapporteur de cette commission, j’ai rédigé, à ce titre, un mémoire complet fruit de longues et sérieuses recherches sur la matière. Ce travail, que la commission a adopté sans modification, a fourni les bases du décret qui vient d’être rendu par M. le Président de la République, sur l’organisation du corps des vétérinaires militaires; et il a été cité avec éloges dans les considérants qui précèdent ce décret.

— En mai 1850, j’ai été appelé à faire partie de la commission centrale qui, sous la présidence de M. Magendie, est chargée de faire des études expérimentales sur la maladie désastreuse connue sous le nom d e péripneumonie épizootque du gros bétail. Depuis que cette commission fonctionne elle m’a fait l’honneur de me charger de préparer :

A. Le projet d'études & prescrire et de questions à adresser airx sous-commissions formées dans les départements ravagés par l’épizootie.

B. L’exposé des motifs d’une demande à l’Assemblée nationale, et l’indication de l’emploi, des fonds nécessaires aux expériences.

G. Un programme détaillé des diverses expériences à faire par la commission, pour répondre aux intentions du gouvernement.

J’ai, en outre, été chargé de diriger celles des expériences qui se font à Alfort.

—Le 9 décembre 1850, j’ai été nommé membre delà commission chargée d’étudier expérimentalement l'influence exercée par la castration des jeunes vaches , sur leur aptitude a V engraissement.

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