GROS BÉTAIL
Anatomie et Physiologie.
— Mémoire sur le liquide céphalo-rachidien dans le cheval. ( Bec., tom. 6, pages 545 et 601). — Ceux qui connaissent la contexture du rachis du cheval, peuvent seuls se faire une idée des difficultés anatomiques qu’il m’a fallu surmonter pour donner à mes recherches sur ce sujet, le degré d’exactitude et de précision qu’on leur a reconnu. — Il en résulte :
4- Gtuen moyenne, dans l’état normal et en tenant compte de l’âge, du sexe, de la taille, du plus ou moins d’embonpoint et du genre de mort des animaux, la quantité de ce liquide est , en moyenne, de 269 grammes (environ 8 onces et demie) dans le cheval. Il est tel cheval parfaitement bien portant sur lequel on en a trouvé jusqu’à 430 grammes (environ 13 onces et demie).
B. Que la quantité qu'on en trouve après la mort, diminue d’autant plus qu’on tarde davantage à faire l’autopsie : que, cependant, cette diminution peu sensible tant que les phénomènes de décomposition n’ont pas commencé , devient rapidement progressive aussitôt que le cadavre donne les plus légers signes de putréfaction.
C. Que le liquide céphalo-rachidien existe bien réellement sous le feuillet interne de l’arachnoïde, comme M. Magendie a démontré qu’il y existait dans l’homme : qu’en conséquence îj pourrait être convenablement et plus clairement appelé liquide sous-arachnoïdien.
B. Qu’indépendamment de ce liquide, il en existe un autre, mais en très-petite quantité, entre les deux lames de Varachnoïde, que j’appelle arachnoïdien.
E. Que le liquide sous-arachnoïdien, très-abondant dans le rachis où il isole largement la moelle épinière $u feuillef interne de l'arachnoïde, est en quqrntité à peine appréciable dans le crâne oùceiâe membrane est intimement adhérente aux saillies formées par les circonvolutions cérébrales : tandis qu’au contraire, le liquide arachnoïdien est plus abondant dans le crâne que dans le rachis.
F. Qu’il existe aussi, les cavités du cerveau et du cervelet, un liquide séreux, qui en remplit plus ou moins complètement la capacité, mais dont la quantité est variable sur les différents sujets.
JL G . Que, contrairement à ce qui se remarque dans l’homme, ce liquide ventriculaire est complètement isolé du liquide sous-aràchnoïdien ; une ©Ibison-membra~neusé, fermant, dans le cheval, l’ouverture qui se trouve dans l'homme en avant du calamus scriptorius,
— Découverte dans le centre de la moelle épinière du cheval , cI’un canal qui communique avec l’intérieur du quatrième ventricule , et renferme un liquide séreux analogue au liquide ventriculaire [Bec., tome 14, page 477).
Il résulte de l’existence de ce canal que, dans le cheval (la seule espèce d’animal sur laquelle j’ai fait ces recherches), le centre nerveux cérébro-spinal baigne entre deux masses liquides distinctes et parfaitement isolées : l’une, extérieure, formée par le. liquide sous-arachnoïdien ; l’autre contenue da„ns l’intérieur des ventricules cérébraux et du canal médullaire, qui constitue le liquide ventriculaire (T 1 ).
(t) Une particularité rendue évidente par mes recherches, qui n’est pas, peut-être sans quelque importance, et qui fixera sans doute, l'attention dos savants qui s’occupent de la physiologie du système nerveux, c’est que, dans le cheval du moins, le liquide sous—arachnoïdien , très-abondant autour de la moelle épinjore, existe à peine autour du cerveau et du cervelet; tandis.que le,liquide rentricu! u i rt 1 dont la quantité est assez considérable dans les .cavités encéphaliques, ne peut être aperçu que par trèsqH'lUj'p,gouttelettes dans le canal central fie la moelle rachidienne.
— Expériences sur la sécrétion de l’ongle dans le cheval.
Les organes, le mode et les conditions de la sécrétion et de l’entretien de l’ongle sont une des narties ifs moins connues et les moins étudiées de l’anatomie et de la physiologie, même dans 1 espèce humaine. Or, le sabot du cheval constituant l’ongle le plus complet et, relativement le plus développé dans l’échelle zoologique ; d’un autre côté, cet organe et les parties qui le produisent étant le siège d’altérations graves et très-fréquentes dans le cheval, j’ai entrepris et accompli sur ce poin si intéressant de la physiologie comparée, une série de recherches et d’expériences qui se sont continuées sans interruption et ont servi à mes démonstrations, depuis 1827 jusqu en 1838. La plupart des pièces anatomiques provenant de ces expériences et en accusant les résultats , ont été déposées par moi et se trouvent encore dans le cabinet d’anatomie d’Alfort. L’histoire de l’ongle et des parties tégumentaires qu’il recouvre et qui le produisent; la détermination du rôle plus ou moins important que chacune d’elles joue dans sa sécrétion et son entretien; la relation existante, comme cause ou comme effet, entre les altérations et déformations si nombreuses du sabot et les maladies si graves des tissus qu’il enveloppe, ont été l’objet de ces études de onze ans. Elles viennent d être exposées, avec mon autorisation, et avec quelques modifications qui lui appartiennent, dans le beau travail que publie M. le professeur H. Bouley, sur le pied du cheval.
O, voici en quels termes cet auteur ouvre le chapitre intitulé : Sécrétions du pied.
« Avant de commencer cette étude, nous nous faisons un devoir de déclarer que la plupart des « expériences rapportées dans cette partie de notre travail sur le mode de formation et d’entretien « de la corne, appartiennent à M. Renault. Bien que ses recherches sur ce point important de phy- « siologie n’aientjamais reçu, par lui, une publicité directe, il est de notoriété parmi ses nombreux « élèves et parmi ses collègues, que les connaissances bien arrêtées qui ont cours aujourd’hui sur la sécré « « tion cornée, sont dues aux travaux de ce savant maître. »
Et voici comment il le termine :
*« Restait donc à déterminer quelles étaient les fonctions respectives, dans l’action sécrétoire à la- « quelle elles concourent simultanément, des différentes parties dont l’ensemble constitue l’appareil « sécréteur kératogène.
« C’est cette détermination précise et rigoureuse qui a été le but et le résultat des recherches « persévérantes du savant directeur actuel de l’école d’Alfort M. Renault; recherches qui ont servi « de base à l’exposé théorique que nous venons de donner de la sécrétion kératogène. »
— Recherches et expériences sur le mécanisme physiologique du vomissement.
Ces expériences, très-nombreuses, faites à différentes reprises, et sur diverses espèces d’animaux domestiques, confirmatives en tout point de ce qui semble résulter des dispositions anatomiques de l’estomac, et de ce que tendent à démontrer les observations de ce phénomène faites dans une foule de cas pathologiques, m’ont conduit à établir cette proposition :
« Que la membrane musculaire de l’estomac, loin de concourir activement au vomissement; loin, surtout, d’en être l’agent unique ou principal; loin, même, d’être simplement passive dans l’accomplissement de cet acte ; est une résistance que doivent paralyser les moyens employés par la nature
?OUR OPÉRER LE REJET PAR LE VOMISSEMENT DES MATIERES CONTENUES DANS CE VISCÈRE.
MM. les professeurs Rigot et Goubaux, qui ont été témoins plusieurs fois de mes expériences, ont enseigné tour à tour cette théorie dans leurs cours de physiologie à l’école d’Alfort.
— Mémoire appuyé sur des considérations de physiologie et de mécanique animale, aboutissant à cette double conclusion dont l’importance pour les nombreuses industries qui spéculent sur le travail des chevaux se comprend de reste :
Les chevaux à qui on fait traîner des véhicules chargés de fardeaux un peu lourds, sont , par cette raison , dans des conditions physiologiques défavorables pour être en meme temps soumis à des allures vives accélérées.
Les chevaux dont on exige des allures vives accélérées, ne peuvent physiologiquement les soutenir , s ils ont en même temps de lourds fardeaux à traîner.
Cette théorie, dont la physiologie démontre clairement l'évidence, a sa sanction dans les graves maladies et les effrayantes mortalités qui frappent les chevaux que leurs services condamnent à conduire à grande vitesse des voitures pesamment chargées. (Rec. vét.„ tome 18, page 230.)
Considérations physiologiques sur I’age du boeuf et du mouton.
Je montre, dans ce mémoire, à. l’aide de nombreuses observations pratiques, combien la race, et combien la nature et l’abondance des aliments dans le jeune âge avancent la dentition et, surtout, la chute des dents dé lait ainsi que l’ éruption des remplaçantes dans les ruminants domestiques. J’en infère l’incertitude des données qui résultent, dans ces animaux, pour la détermination de l’âge, de la seule considération de la sortie des dents d’adultes. (Rec. vét, tome 23, page 897.)
— Considérations sur ce qu’on appelle l’entrainement des chevaux de pur sang, dans ses effets sur la santé de ces animaux, et sur la rapidité des courses d’épreuve sur l’hippodrome. (Académie de médecine, séance du 12 avril 1851.)
— Considérations sur l' utilité 'dCaméliorer autant que possible les races d'un pays par ellesmêmes, avant de chercher à les améliorer par leur croisement avec des races étrangères.
( Bullet . de la Soc. vét., t. 1, p. 170.)
— Expériences sur l’action exercée sur l’état du sang, parla respiration de l’éther employé comme moyen anesthésique. ( Bulletin de l'Acad, de méd., séances des 16 février, 1 er et ] 5 juin 1847, et 14 novembre 1848. ).
La plupart des chirurgiens et expérimentateurs s’accordaient à regarder comme un des effets de l’éther la coloration noire du sang artériel et l'état d asphixie qui survenaient dans les individus soumis par eux aux inspirations éthérées.
Le premier, .j’ai démontré par des expériences nombreuses et variées, faites au, moyen d’un appareil très-simple que j’ai mis sous les yeux de l’Académie de médecine, que, sous l’influence des inspirations éthérées, et dans l’état anesthésique le plus complet, le sang artériel conservait sa couleur rouge-vif ordinaire ; et que le sang veineux, loin de se foncer et d’épaissir comme dans l’asphyxie, prenait, au contraire, une couleur rouge-clair qui se rapprochait beaucoup de celle du sang artériel normal. Des analyses chimiques faites à divers moments de l’anesthésie, par MM. Lassaigne et Clément, témoins de mes expériences, ont établi que la principale modification, qui se produisait sur le sang, était un eaugmentation sensible des proportions du sentm avec une légère diminution dans la proportion des globules.
Mémoires et Observations.
Médecine opératoire et Pathologie chirurgicale.
— Traité complet de la carie du cartilage latéral du troisième phalangien, dans le cheval. — In-8°. Paris, 1831.
C'est une monographie complète de l’une des maladiès les plus graves qui attaquent le pied du cheval, et la description d’une des opérations les plus, délicates et les plus compliquées de la chirurgie vétérinaire.
— Mémoire sur la cautérisation transcurrente immédiate. ■— Indications et règles de cette opération. [Rec. de méd. vét., tome 6, pages 32, 174, 218, et tome 8, page 90.)
Aucune opération n’est aussi fréquemment en usage dans la thérapeutique vétérinaire, aucune n’est aussi efficace quand elle est judicieusement appliquée, que la cautérisation actuelle transcurrente. Ce mémoire a eu pour but et pour effet de tracer des règles et de fixer les principes propres à assurer ses effets curatifs, en même temps qu’à prévenir les cicatrices plus ou moins difformes que, mal exécutée, elle laisse souvent sur la peau des animaux qu’elle déprécie alors singulièrement.
Mémoires : 1° sur Vemploi de la cautérisation actuelle, dans le traitement des
plaies pénétrantes des articulations ; 2° sur l’Emploi de la cautérisation actuelle pénétrante, dans le traitement des pÉriostoses anciennes {Rec. de méd. vêt., tome 4, page 593 et tome 6, pages 38 et 438. )
Mémoire et observations sur les abcès salivaires dans te cheval. (Rec. vêt., tome 7,
page 305. )
Aucunes notes ou observations n’avaient été publiées jusque lk sur ces affections que l’on confondait très-souvent avec une maladie des plus graves, le Glossanthrax.
Mémoire et observations sur la gangrène septique qui survient quelquefois à la suite des
opérations [Rec. de méd. WG, tome 10, pages 1, 121 et 233.)
Ce mémoire, très-étendu, et dont des extraits ont été lus à l’Académie de médecine, est le fruit de plusieurs années d’observations et d’expérience. Il est la démonstration pratique et expérimentale de ces deux propositions d'une importance capitale dans la pathologie chirurgicale :
lo Le sang qui s’écoule d’une plaie , qui s’y amasse, qui y séjourne assex longtemps, peut s’y putréfier s’il se trouve soumis à toutes les influences physiques qui font développer la putréfaction ; et, par suite, peuvent se produire les mêmes phénomènes morbides que ceux qu’on observe après l’inoculation, sur des animaux bien portants, de matières animales déjà putréfiées.
2° Le danger du Séjour prolongé du sang dans les plaies est d'autant plus grand et plus prochain que, par suite d’une cause morbide quelconque, le sang de l’animal a déjà éprouvé dans sa nature des modifications vitales particulières qui le rendent susceptible de se putréfier plus promptement.
Depuis la publication de ce mémoire, les accidents de gangrène septique qui faisaient périr annuellement un assez grand nombre d’animaux opérés dans les hôpitaux d’AIfort, y sont devenus très-rares ou ont pu facilement être arrêtés dans leur développement.
— Parmi les simples observations chirurgicales les plus intéressantes que j’ai publiées,
j’indiquerai les suivantes :
Sur la section des nerfs digités antérieurs ayaut fait cesser une boiterie résultant de la douleur occasionnée par un resserrement s 4e sangle. — Sur le trachéocèle intérieur, qui suit quelquefois l’opération de la trachéotomie. —Sur la guérison, par la castration, d’une hydrocèle vaginale avec fausses membranes. — Sur l’extraction, au moyen de I’uréthro-cystotomie d’un calcul vésical d’une jument. — Sur le diagnostic et la guérison des" ruptures de la corde tendineuse du muscle tibio-prémétatarsien, Sur la
torsion des artères considérée comme moyen hémostatique. — Sur les plaies pénétrantes des articulations. — Sur r avantage des grandes incisions dans la plupart des opérations chirurgicales. — Sur l’extirpation du globe de l’oeil dans le chien et le cheval. —Sur des opérations de hernie étranglée dansle cheval .—Sur l’innocuité de l’entrée de l’air dans l’abdomen par les anneaux inguinaux immédiatement apres la castration. — Sur l’extirpation des ganglions lymphatiques intermaxillaires, de certains chevaux qui avaient présenté pendant quelque temps des symptômes de morve. — Sur la paracentèse de la poitrine du cheval dans le cas d’hydrothorax. — Sur la réduction heureuse d’une hernie inguinale dans le cheval, sans débridement de l’anneau, etc. (Voyez les tomes 4, 5, 6, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15 du Rec. de méd. vét.j
-En dehors des observations cliniques dont l’énumération précède, je me suis livré de 1831 à 1838, à une série d'ExpÉRiENCES chirur^çales, dont le but et les résultats ont été
indiqués dans les comptes-rendus annuels des travaux de l’école, et publiés en partie dans les tomes des années correspondantes du Recueil de méd. vêt.
Ces expériences, établies et continuées sur une grande échelle, ont été entreprises par moi pour éclairer un Traité de chirurgie que j’avais projeté de faire, et pour lequel je ne trouvais que des matériaux trop peu nombreux et beaucoup trop incertains dans les annales vétérinaires.
Elles ont consisté : d’une part, en ce qui regarde la médecine opératoire, à répéter un grand nombre de fois chacune, la plupart des opérations réglées en usage dans la médecine vétérinaire, dans le but de constater le plus ou moins de danger et les bons ou mauvais résultats de telle ou telle méthode ; dans le but aussi de les modifier en simplifiant ou changeant, s’il était possible et avantageux , les procédés d’après lesquels elles ont été, jusqu’à présent, exécutées : d’autre part, en ce qui concerne la pathologie chirurgicale, à constater le plus ou moins de gravité de certaines blessures auxquelles les animaux sont journellement exposés.
Il résulte des principales de ces expériences faites chacune sur un grand nombre d’animaux :
En ce qui regarde la castration, opération si fréquente et d’un si grand intérêt pour les éleveurs et les engraisseurs :
A Que la méthode par les casseaux, bien que n’étant pas la plus simple et la plus expéditive, est encore, pour le cheval, celle que la prudence prescrit de préférer.
B Que, par cette méthode, contrairement à l’opinion générale, l’oblitération de la gaine vaginale par l’adhésion de ses deux feuillets, a lieu presque aussitôt, quand on emploie le procédé à testicules découverts, que quand on met en usage le procédé à testicules couverts.
C Que les végétations de-1’extrémité dû cordon sont aussi fréquentes quand on a opéré par la méthode de l 'excision simple, que quand on a opéré par toute autre méthode ; et que, de plus, elle expose à des hémorragies qui peuvent devenir mortelles lorsqu’on la pratique sur des sujets d’une constitution molle et débilitée.
D Que la méthode par torsion et arrachement du cordon au-dessus de l’épididyme, ne met pas constamment à l’abri des hémorragies, est d’une exécution quelquefois difficile, toujours douloureuse, et est souvent suivie d’engorgements fistuleux du cordon.
En ce qui concerne la trachéotomie :
A Que l’ancienne méthode, celle qui consiste à ouvrir la trachée en intéressant deux cerceaux sans interrompre complètement la continuité d’aucun d'eux, est préférable quand l’ouverture qui en résulte est suffisante, comme c’est le cas le plus ordinaire, attendu qu’elle n’expose la trachée à aucune déformation.
B Que, quelle que soit la méthode et le tube que l’on emploie, il vaut mieux que l'ouverture faite à la trachée soit trop grande que trop étroite; attendu que les trachéocéles, soit internes, soit externes, ne sont occasionnés que par les déchirements qu'on produit sur le périchondre ou sur les lèvres de la muqueuse en cherchant à introduire le tube par une ouverture trop étroite.
En ce qui concerne la' ponction de l’urèthre à son contour ischiatique, soit comme opération principale , soit comme premier temps de X uréthro-cystotomie :
A Que la ponction sur le plan médian, entre l’anus et le point d'immersion des artères bulbeuses, est beaucoup plus facile et au moins aussi sûre que la ponction latérale.
B Que, loin de donner lieu à des fistules urinaires, comme on le croyait généralement, l 'ouverture résultant de la ponction du canal de l'urèthre se cicatrise au contraire avec une rapidité à laquelle il faut s’opposer dans quelques cas.
C Que l’hémorragie résultant de la blessure de l'artère bulbeuse pendant cette opération, est quelquefois assez abondante pour devenir mortelle ; mais qu’il est très-facile de l’arrêter par une compression qu'on peut disposer de manière à ne nuire en rien au succès de l'opération. iSsiyeuLsasâ
En ce qui concerne l’oesophagotomie ;
A Que l’ouverture faite à l’œsophage, soit pour alimenter momentanément l’animal par cette voie ; soit ce qui est plus fréquent, pour extraire des corps étrangers arrêtés dans ce canal, est loin de se cicatriser toujours aussi facilement que pourraient le faire supposer les quelques observahons qui Ont
été publiées sur cette opération.
B Qu’il vaut mieux, après qu’elle a été pratiquée, nourrir Vanimal avec des aliments solides et fibreux gu’amec des pâtées ou des grains; ces derniers aliments s’échappant presque toujours en partïe par l’ouverture, et s'opposant ainsi à sa cicatrisation
En ce qui concerne l’opération de la cataracte, qu’on avait conseillée de pratiquer sur les nombreux chevaux borgnes ou aveugles par suite de cette affection :
A Que la méthode par abaissement du cristallin, est la seule praticable dans le cheval.
B Que le cristallin refoulé en bas, ne tarde pas généralement à surmonter assez l’humeur hyaloïde pour intercepter en partie le passage des rayons lumineux.
C Que les deux seuls chevaux 'sur neuf opérés) sur lesquels il soit resté dans le fond de la chambre postérieure après avoir été abaissé, ayant été conservés, l’un trente-deux jours, l’autre quarante-un après l’opération, ne paraissaient avoir gu’une perception très-confuse des objets placés et même agités devant eux.
— En ce qui concerne les plaies pénétrantes, simples ou contuses, avec ou sans perte de substance, des canaux salivaires sur le cheval :
A Que leur cicatrisation s’opère presque toujours spontanément au bout d’un temps variable qui a été sur certains chevaux, de moins d’un mois; quoi qu’on ait pu dire de leur incurabilité.
B Que l’atrophie de la glande correspondante est toujours la conséquence finale de l’oblitération de son canal excréteur.
— J’ai fait surtout de nombreuses expériences sur la ligature des vaisseaux (artères et veines) ; sur leur mode d’oblitération , et sur le mécanisme du rétablissement du cours du sang, entre les deux portions de ces canaux séparés, après la ligature.
Entre autres résultats intéressants qu’elles ont donnés, je signalerai les suivants':
A Contrairement à l'opinion généralement professée, la chute du lien appliqué autour des grosses veines, a toujours précédé celle du lien qui étreignait les artères correspondantes.
B Lès phénomènes inflammatoires qui suivent, sur un vaisseau , l’application de la ligature, Se manifestent sur la membrane celluleuse externe, longtemps avant à'être sensibles par Un caractère anatomique quelconque sur leur membrane interne; à supposer que les lésions qu’on observe plus tard sur cette dernière, soient réellement le produit ou le caractère d’une inflammation de son tissu propre.
Ces résultats d’expériences rigoureuses souvent répétées, sont certainement d'un grand intérêt pour l’anatomie et là pathologie comparées.
Pathologie interne. — Anatomie pathologique.
Examen du liquide cérébro-spinal, dans ses rapports avec certaines maladies des organes encéphaliques et rachidiens. (.fiée, de mèd. T^él ., tomé 7, pages 1 et suiv.)
Observations cliniques et recherches expérimentales sur /’arachnoidite aigue du cheval. ( Rec. de méd. yèt ., tome 8, page 293.)
Ces observations et ces expériences tendent à prouver 1# que la marche de l’inflammation sur arac noï e, et les caractères anatomiques par lesquels elle peut être constatée, sont les mêmes que sur es autres membranes séreuses ; 2» que les convulsions, les spasmes, la fureur, etc., que les vétérinaires avaient jusque-là regardés comme se montrant toujours dans cette maladie, y sont rares et comp tement étrangers, ou, du moins, n’en sont pas la conséquence nécessaire; qu’ils ne peuvent s ors, servir la caractériser; 3° que, puisqu’une altération dans les produits de sécrétion de arac noi e, e&t, comme sur les plèvres, une suite inévitable, une lésion caractéristique de son inanimation, on ne peut regarder, ainsi qu’on le fait-journelleinent, comme des cas d’araohno'idite, les observations dans lesquelles on ne dit rien de celte altération,
— De /'altération du sang signalée comme lésion essentielle , ou comme complication grave, dans plusieurs maladies enzootiques du cheval et du chien. ( Rèc. de méd. vét. tome 8, page 603 ; tome 9, pages 194 et 588 ; tome 10 page 609 ; tome 11, page 468, et tome 12, page 1.)
Ces différentes observations, que j’ai publiées en 1831,1832 et 1833, sont les premières, depuis que la médecine, dite physiologique, avait fait invasion en médecine vétérinaire, dans lesquelles ait été signalée l’altération du sang dans certaines maladies enzootiques ; dans lesquelles aient été indiqués quelques symptômes propres à en décéler l’existence pendant la vie, et quelques caractères particuliers, par lesquels, elle peut être reconnue après la mort. Jusque-là, ces maladies n’avaient été considérées que comme des pneumonies, des cardites, des gastrites ou gastro-entérites, etc., suivant que le poumon, le cœur, l’estomac, les intestins étaient ou paraissaient être plus affectés.
— Accidents généraux observés sur les animaux affectés de plaies suppurantes ( Rec., tome 11, pages 1 et 169. )
— Mémoire sur les résorptions purulentes, considérées comme cause immédiate de farcin et de morve (Rec.) tome 11, page 393, et tome 12, page 393.)
• Ces deux mémoires, tout-à-fait originaux, et appuyés sur de nombreuses observations, ont appelé l’attention des vétérinaires sur un point de pathogenie complètement inaperçu ou négligé par eux, et ont contribué, le dernier surtout, à éclairer l’étiologie de la morve et du farcin dans une foule de circonstances;
— Recherches sur le temps d’incubation de la morve et du farcin chroniques {Rec. , tome 11, page 645, et tome 12, pages 195 et 254 )
Cès recherches ont été publiées lorsque s’agitait, parmi les vétérinaires, la question de savoir quelle durée de garantie devait être accordée pour les cas de morve et de farcin, par la loi qui se préparait sur lés cas rédhibitoires dans le commercé des animaux domestiques.
— Mémoires sur les formes anatomiques de la pneumonie du cheval, et principalement la forme gangréneuse. ( Rec. , tome 16, page 521. )
Ce travail m’est commun avec M. H. Bouley.
— Mémoire sur une mortalité enzootique des daims et cerfs du parc de Raincy. [Rec. de méd. vêt . , tome 25, page 739. )
Chargé par le roi Louis-Philippe de rechercher les causes d’une mortalité qui décimait depuis trois ans le magnifique troupeau de daims et cerfs (700 animaux) du domaine de Raincy, M. Bouley et moi avons étudié sur place les conditions hygiéniques dans lesquelles étaient placés ces animaux. Dans un mémoire que j’ai rédigé et que nous avons adressé au roi, nous avons signalé les causes du mal. On les a fait cesser : et, depuis, la mortalité a cessé.
— Des inconvéniens et de Vincertitude scientifiques des statistiques reposant sur des moyennes de faits pathologiques semblables en eux-mêmes en apparence, alors quon ne tient pas compte des circonstances au milieu desquelles ces faits se sont produits. ( Bulletin de la Société vét., tome 2, page 216. )
— De la nature, de V étiologie et de la contagion de la morve. (Bulletin de la Société vét., tome 4, page 152. )
— De l’influence de la race et de V alimentation plus ou moins 'variée , sur la production de la morve du cheval (Académie de méd., séance du 12 avril 1852).
■ Observation détaillée d’un cas de morve sur dn **«* l’Ecole cl’J/for, (Lecture faite à l’Académie dé méd., séance du 9 juillet 1839).
__ Mémoire sur I’épizootie des oiseaux de basse-cou», et expériences nombreuses sur sa