PERTE
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On voit que l’abaissement du titre peut atteindre les 3/5 de la valeur initiale et ne saurait être négligé.
Altération des solutions d’aconitine au cours de leur vieillissement
(en collaboration avec M. Métin). — C. R, Ac. Sc., 180, 1443 1445, 1925.
Au cours de recherches sur Faction physiologique de l’aconitine nous avons été frappés de l’importance qu’il y avait à employer des solutions nouvellement préparées de cet alcaloïde.
Après une semaine, des solutions aqueuses d’azotate d’aconitine au 1/10.000 et 1/100.000 ont déjà perdu de leur toxicité; au bout de plusieurs mois la perte est considérable.
C’est ainsi que, dans de semblables solutions, avec une aconitine dont la dose minimum mortelle était de 7 unités toxiques, c’est-à-dire de sept cent millièmes de milligramme (0,000.000,07) par gramme de cobaye on voit la toxicité diminuer de semaine en semaine. Après une semaine, la dose minimum mortelle est de 9 unités, de 10 unités après deux semaines, de 13 au bout de trois semaines, de 18 à la fin du mois. Elle est de 45 unités le quatrième mois. Cette solution est donc devenue six fois et demie moins toxique qu’au moment de sa préparation. En solution alcoolique, on peut également noter une diminution de toxicité, mais moins accentuée qu’en solution aqueuse. La dose minimum mortelle étant de 7 unités au moment de la dissolution de l’azotate d’aconitine dans l’alcool à 70" passe à 9 puis 11 et 12 unités au bout de la première, de la troisième et de la quatrième semaine.
Ce fait, dont l’importance pharmacologique pratique est considérable, se retrouve dans les préparations galéniques d’Aconit. Il nous montre que les essais chimiques fondamentaux nécessaires en pharmacologie doivent souvent être complétés par l’essai physiologique et renouvelés au cours de la conservation du produit. Il montre en outre la nécessité de n’employer que des préparations relativement récentes.
Sur la présence de deux alcaloïdes dans l’Aconitum Anthora L. (en
collaboration avec M. Métin). — C. R. Je, Sc., 180, p. 968-969, 1925.
Sur la composition chimique d’un hybride de l’A. Anthora L. et de IA. NapellusL. (en collaboration avec M. Métin). — C. R. Je. Sc., 180, p. 1282-1284,1925.
Action préventive de l’anthorine vis-à-vis de l’aconitine (en collaboration avec M. Métin). — C. R. Je. Sc., 180, p. 1132-1134, 1925.
De VAconitum Ânthorah., nous avons extrait deux principes, auxquels nous avons donné les noms à.’anthorine et de pseudo-anthorine, qui possèdent les réactions générales des alcaloïdes. Tous deux sont solubles dans le chloroforme ; mais l’anthorine est soluble dans l’éther, qui ne dissout pas la pseudo-anthorine.
Nous avons essayé d’obtenir les sulfates de ces deux bases, nous n’avons pu obtenir ces sels qu’à l’état amorphe. Nous avons pu déterminer le pouvoir rotatoire spécifique du sulfate d’anthorine ; en solution aqueuse à 2 “/„, l’anthorine a un pouvoir rotatoire dextrogyre de -f- 15°.
La quantité trop faible d’alcaloïdes que nous avions à notre disposition nous a obligés à différer leur étude chimique détaillée. Mais leur action physiologique permet heureusement de les définir pharmacologiquement par rapport à l’aconitine avec une précision suffisante. Réservant à plus tard la continuation de nos recherches chimiques, nous avons entrepris immédiatement l’étude pharmacologique de l’anthorine et de la pseudoanthorine, en raison de l’intérêt qu’elle nous a paru présenter.
L’aconitine, d’une part, les anthorines, d’autre part, diffèrent par leur degré de toxicité et par la nature des effets physiologiques qu’elles provoquent.
L’aconitine est extrêmement toxique. La dose minimum mortelle est de l’ordre du cent millième de milligramme (Ogr. 000.000.01). 11 faut sept cent millièmes de milligrammè par gramme de cobaye (Ogr.000.000.07) pour provoquer la mort de l’animal, soit 0 gr. 000.035 pour un cobaye de 500 gr.
L’anthorine est peu toxique. Il est nécessaire, pour provoquer la mort à'\mcoha.ye,à.''w.]ecteT cinq centièmes de milligramme (0,000.05) par gramme d’animal, soit Ogr. 025 pour un cobaye de 500 gr. La pseudo-anthorine est plus toxique. Il faut en injecter un peu plus de un centième de milligramme par gramme (0,000.012) soit 0,006 pour un cobaye de 500 gr.
La toxicité de ces trois principes est donc très différente. Si l’on représente par 1 la dose mortelle d’aconitine, les doses mortelles de pseudo-
anthorine et d’anthorine s’exprimeront respectivement par les chiffresl 185 et 714. j
minimum mortelle
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