RECHERCHES SUR LE CHOLÉRA
Étude sur l’algidité cholérique.
(En collaboration avec M. Thiercelin. — Archives de médecine, 1897. — Mémoire couronné par VAcadémie de médecine. — Prix Barbier, 1893.)
Ce mémoire contient une étude détaillée de l’algidité cholérique, d’après 180 observations prises durant l’épidémie de 1892, à l’iiôpital Saint-Antoine. Les trois symptômes fondamentaux de l’algidité sont étudiés en détail : l’hypothermie, les modifications de la circulation,
1. La baisse de la température est constante dans l’aisselle et inconstante dans le rectum, si bien qu’il existe souvent une dissociation entre lesdeuxtempératures (fait signalé par Charcot, Guterbock.IIayem). — Il n’est pas rare de noter un écart de 4 à 6°. — Cette dissociation peut être observée dans les formes légères de la maladie. On peut, d’une façon générale, dire que plus l’algidité devient intense et plus la température centrale tend à devenir sous-normale.
2. L’état du pouls ne peut servir à juger le degré de l’algidité. Il existe en effet dos phénomènes régionaux qui modifient la circulation périphérique, si bien que le pouls n’est pas le reflet exact du cœur. Il y a dissociation entre la circulation périphérique et la circulation centrale. Le véritable signe important est la faiblesse variable des contractions du cœur, qui ne sont pas influencées comme le sont les pulsations radiales. La dépression de la circulation centrale n’est pas en relation directe avec le degré de l’hypothermie.