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L’ischurie et l’anurie sont étudiées en détail

Dans une seconde partie, sont passées en revue les variétés cliniques de l’algidité. Tantôt — et c’est là un premier type — le cholérique présente : a. une teinte cyanotiquo permanente de la peau; b. des pupilles dilatées ; e. un étal continu d’excitation nerveuse ; d. de la dyspnée toxique

permanente; e. des accès dits bulbaires; f. une certaine prédispo-

Cette variété d’algidité asphyxique est véritablement caractéristique du choléra. Elle est l’algidité pure et franche, sans adjonction d’aucun élément étranger. On l’observe de préférence avant cinquante ans et chez les malades qui ne présentent aucune altération rénale ou hépatique antérieure.

Tantôt — et c’est lè un second type d’algidité établi par Giraud, Lespiau, Gerrier et Bouchard — le malade présente ;

a. Une teinte blanche de la peau (choléra blême, choléra avec pâleur ; b. du myosis ; c. de la somnolence continue; d. la respiration calme et

On ne note pas, dans cette variété, les accès dit bulbaires et la prédisposition à la mort subite. Cette algidité, à type urémique, ne présente pas la pureté et la franchise de Talgidité asphyxique. Elle est Tapanage des gens âgés et des malades qui présentent une adultération antérieure du foie ou principalement du rein. Souvent ces malades ne présentent qu’une infection intestinale légère, et l’aggravation de la maladie tient à cette lésion rénale antérieure.

Tous ces divers symptômes do Talgidité sont étudiés en détail.

heures après la mort, on note déjà un envahissement progressif de tous les organes, surtout par le Ji. coli, moins souvent par le bacille virgule, le staphylocoque et le bacille pyocyanique. Ce sont là des faits d’envahissement cadavénqué banal.

Étude siir les complications de la convalescence du choléra.

— Infections secondaires. — Urémie. — Auto-intoxication.

(En collaboration avec U. Macaigne. — Archives de médecine, janvier et février 1895.)

Après un exposé de la convalescence normale du choléra, nous étudions les complications que l’on peut observer à cette période de la maladie (période dite de réaction).

Dans un premier chapitre, cos complications sont examinées au point do vue clinique.

La convalescence du choléran’est pas sans danger, etcelapour diverses

i. L’intestin, dépouillé de son épithélium, est une porte d’entrée ouverte pour les microbes de l’intestin, qui peuvent pénétrer dans le sang et produire une septicémie secondaire généralisée.

Résultats du traitement des cholériques obtenus à l’hôpital Saint-Antoine.

(Épidémie de 1892. — Mémoire présenté à l'Académie de médecine, octobre 1892. — Bull, méd., 1892.)

En 1892, nous avons été chargé, par l’administration de l’Assistance publique, du service des cholériques. Nous avons pu étudier celte maladie et dans ce travail nous étudions les lavages de l’estomac, l’effet de la diète aqueuse, l’action du calomel, de l’acide lactique et des lavages de

Les phénomènes algides ont été traités par la balnéation chaude et les Iran sfusions intraveineuses de sérum artificiel.

■ Balnéation chaude. — Celte étude repose sur l’examen de S53 bains chauds.

Le bain chaud est un excellent moyen do régularisation do l’équilibre calorique rompu durant la période algide. 11 fait disparaître la dissociation thermique, il active et relève la circulation déprimée et parfois provoque l’apparition de l’urine. L’action heureuse du bain chaud est de durée variable suivant le degré de l’algidité : elle est d’autant plus marquée et stable que l’algidité est plus légère. Dans le cas contraire, l’équilibre calorique rétabli passagèrement disparaît, et les symptômes algides font une nouvelle apparition. Quand le bain chaud n’a aucune action sur les symptômes algides, le pronostic est grave. Dès que l’action du bain cesse, il est tout indiqué de soumettre le cholérique è une nouvelle balnéation : un malade prend ainsi six à dix bains par jour, suivant le degré de persistance de l’amélioration symptomatique.

De la transfusion intraveineuse de sérum artificiel (méthode de M. le professeur Hayem). — Nous avons appliqué cette méthode d’après les deux indications suivantes :

1. Transfusion d’urgence. — Le cholérique est apporté dans un état de collapsus absolu, sans battements cardiaques appréciables. La transfusion doit être appliquéed e suite,

2. Transfusion de choix. — En voici les indications, «d’après nos recherches. Appliquer d’abord la balnéation chaude. Si l’amélioration est passagère et de courte durée, pratiquer la transfusion. Entretenir l’action de la transfusion à l’aide de balnéation chaude. Si l’algidité progresse malgré tout, une nouvelle transfusion est indiquée. Apres

ÉTUDES SUR Ik DYSENTERIE DES PAYS CHAUDS

(Acad. Sciences, 1904. - Ann. Inst. Pasteur, 1905. - Soc. bioL, 1907. — Soc. Path. exotique, 1908. — Rev. seient., 1908.1

Envoyé en mission à Saigon'par M. le gouverneur général de l’Indo- Chine, à Teffet d’étudier là dysenterie, j’ai continué ces recherches à l’hôpital Saint-Mandrier, de Toulon, en suivant les conseils du regretté Schaudinn. J’ai essayé de cultiver Tarnibe spécifique qu’il a découverte.

ubi la dessiccation lente, pendant laquelle les kystes se produis )rès ingestion soit par l’homme, soit par le chat, reproduire

producteur, le pneumocoque, montre que son long séjour dans l’organisme a modifié et atténué sa virulence.

Observation d'un cas d'endocardite Infectieuse lente et à pneumocoques.

(In Thèse de Oordonnûche, 1897.)

Dans cette observation, il s’agit d’une femme qui présentait, depuis longtemps, des signes avérés de rétrécissement mitral. Peu b peu là malade se cachectise et meurt. On trouve, à l’autopsie, une endocardite végétante de l’orifice mitral. Cette endocardite était récente : l’examen des végétations l’indiquait. La maladie est restée latente pendant de longs jours; la cachexie était le seul signe.

Note sur un cas de lèpre anesthésique.

(En collaboration avec Thiercelin. — Revue neurol., 1900.)

Ce mémoire est l’étude détaillée et complète d’une autopsie de lèpre anesthésique, avec examen anatomique des nerfs et de la moelle et recherche du bacille de Hansen. L’examen a été négatif pour les productions lépreuses sur les nerfs et pour la présence du microbe. Mais on constate dans la moelle l’existence des lésions spéciales de la lèpre.

Contribution à l’étude de la diarrhée des jeunes veaux.

(En collaboration avec Delmer (d'Alfort). - Ann. Inst. Pasteur, 1901 ]

Il existe dans le sang, le liquide intestinal, le mucus nasal et les arthrites, si souvent observées dans le cours do la maladie, un coccobacille, une Pasteurella.

L’expérimentation montre que l’ingestion de la culture ne produit aucun résultat et que l’inoculation sous-cutanée est suivie seulement d’un abcès, sans septicémie. Cette dernière apparait rapidement après l’injection intraveineuse.

Mais aucun de ces modes de pénétration n’est le mode naturel : l’entrée se fait par la voie ombilicale (Albert, Mazzanti et Vigezzi, Nocard, Moussu). Dans nos expériences, nous reproduisons la diarrhée des veaux, en mettant sur la plaie ombilicale, à la naissance, un tampon imbibé de culture du coccobacille ou en inoculant sous la peau de l’ombilic, à l’eiitréo du cordon, quelques gouttes de cette môme culture. — L’animal est

A CO sujet, l’expérimentation sur le lapin est instructive. Il suffit d’in-

enlevéenvingt-qualreàquaranto-huitheuresparlasopticémie cocco-bacillaire. En ce cas, tout l’arbre broncho-pulmonaire contient une cultureplcine de microbe.

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