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CHAPITRE III

MÉDICATIONS CYTOPOIÉTIQUES

A. — La méthode que nous avons donnée pour l’obtention du sérum hémopoïétique, par mise, d’uu animal en état de régénération active du sang, est une méthode générale que nous avons développée pour l’obtention de cytopoïétines relatives à différents organes. Nous avons cherché, notamment, à l’appliquer pratiquement au rein, au foie, aux surréhyperplasie, prélevé au cours d’une régénération rénale consécutive à une néphrectomie unilatérale. Nous avons constaté, expérimentalement, qu’il se produit une substance stimulante de la prolifération rénale, qui, chea des animaux neufs, prod uit une prolifération cellulaire rénale intense. Cliniquement nous avons employé le rein fœtal ou le rein en régénération avec quelques beaux succès. Nous avons étudié, d’autre part, une série d’actions physiques, chimi<iues, biologiques sur la vitesse et l’intensité de la régénération rénale après néphrectomie unilatérale.

Pour le foie, la provocation de l’organe à l’hyperplasie est obtenue par larges résections de l’organe : ici encore on assiste à des régénérations étonnantes et à des améliorations cliniques notables dans les cas

11 en est de même pour les surrénales, la thyroïde, etc.

B. — A côté des cytopoïétines spécifiques, propres à tel et tel organe, nous avons étudié, dans un but d’applicatiou directe, les effets d’une série de substances sur la prolifération cellulaire.

Nous avons, notamment, étudié l’action de divers agents physiques. .Les rayons X, notamment, à très faibles doses, nous ont montré une action prolifératrice nette sur le rein en régénération après néphrectomie unilatérale.

ment; le malade, s louche d’albumine

des proliférations épithéliales si intenses qu’elles nous ont donné parfois des ligures pseudo-néoplasiques avec végétations et proliférations adénomateuses (pages 49 et 55).

Nous verrons aussi l’influence du stimulus mécanique sur l’activité

témoins après li puisque les roud tandis que celles llistologiqu médullaires du r

Action des extraits hypophysaires, thyroïdiens, surrénaux, etc. sur l’hyperplasie compensatrice du rein. — Nous avons cherché à préciser l’action des principaux extraits d’organes (reins, surrénales, etc.) sur l’hyperplasie compensatrice du rein après néphrectomie. L’hypophyse surtout nous a donné, à cet égard, des résultats intéressants qu’il y a lieu de rapprocher du gigantisme hypophysaire.

l’nrine ont (au moins à certaines doses) une action nettement empêchante.

Ces recherches sont poursuivies dans différentes directions, surtout par renforcement des processus naturels, tel ou tel organe sain étant mis dans les conditions physiologiques où il doit se régénérer ou s’hyper-

L’importance même du but à poursuivre doit faire poursuivre ces recherches, malgré les difficultés de tous ordres et la complexité des phénomènes observés.

En opothérapie digestive, nous avons précisé les indications de l’o^othèrapie gastrique et de Vopothérapie entérique que nous avons les premiers employée, avec M. Gilbert.

Vopothérapie hépatique a été utilisée, dès 1896, avec M. Gilbert, dans les affections hépatiques où la cellule du foie n’est pas encore

physiologique, l’état de réaction à des processus divers exaltant leur activité. Nous avons indiqué, notamment, la nécessité d’activer le pancréas avant d’en extraire les ferments digestifs, la nécessitéde mettre en activité la moelle osseuse avant de l’utiliser comme hémopoiétique.

Nous avons, d’autre part, étudié, avec MM. Gilbert et Clioay, les techniques de préparation et de conservation des extraits d'organes. Nous avons étudié leurs préparations fraîches (macération), ou conservées à l’état sec (procédés divers de dessiccation), ou liquides (filtration, tyndallisation). Nous avons décrit, avec M. Gilbert, un procédé nouveau de stérilisation par tyndallisation chimique, l’organe étant stérilisé en milieu acide, puis neutralisé et réacidifié à nouveau, après passage intercalaire à l’étuve pour faire fructifier les spores non encore attaqués ; l’antiseptique employé est l’acide chlorhydrique, qui peut rester ensuite sans inconvénient dans l’extrait sous forme de chlorure de sodium inoffensif ou être éliminé par dialyse.

hémarthroses ; malheureusement, cette préparation ne se conserve pas et coagule spontanément au bout de quelques jours.

T}] Fibrine. — Nous avons utilisé la fibrine comme source de plasmase et en raison de son état filamenteux, en tant iin hémostatique local. Le sang est défibriné en vase stérile, puis lavé ; la fibrine séchée est obtenue en filaments ou réduite en poudre fine. Nous l’avons employée localement pour saupoudrer les plaies qui saignent et servir d’amorce plasmatique à la coagulation. Expérimentalement en effet, cette fibrine accélère nettement la coagulation d’un plasma salé, fluoré ou oxalaté, lorsqu’on le calcifie à nouveau. Mais, pratiquement, la fibrine est encore assez difficile à obtenir aseptique.

Nous avons employé aussi la fibrine pour accélérer le travail de réparation des plaies, en nous appuyant sur nos expériences relatives à l’organisation de la fibrine dans le péritoine (page 48).

c) Plaquettes. — Nous avons étudié, d’autre part, l’action d’un extrait de plaquettes, préparé par centrifugation molle de plasma oxalaté; le plasma opalescent est alors décanté.; on peut, ensuite, le centrifuger énergiquement pour rassembler les plaquettes. Nous avons utilisé ces plaquettes, en injection, dans un cas de néphritehématurique, dans un cas depurpura, dans un cas d'hémophilie, avec de bons résultats : ces essais, non encore terminés, sont, en partie, inédits.

d) Extraits leucocytaires. — Nous avons étudié les extraits leucocytaires, obtenus par divers procédés ; mais leur action sur la coagulation ne nous a pas donné les résultats cherchés. Vis-à-vis des infections, nous avons obtenu de curieux résultats, non encore publiés d’ailleurs, avec le pus aseptique obtenu par injection térébenthinée.

e) Sérum normal. — Le sérum normal, sec ou liquide, a été utilisé par nous en une série de circonstances. Nous avons étudié son rôle visà-vis de la coagulation et comme médicament hémostatique (page 192); nous avons, d’autre part, cherché à obtenir des sérums hémostatiques renforcés, par différents artifices (page 193). Nous avons, enfin, étudié l’action liémopoïétique du sérum, et plus particulièrement, insisté sur son activation par divers artifices techniques capables d’exciter la rénovation sanguine (page 200).

Nous avons étudié l’action des divers produits sanguins, vis-à-vis des infections locales et générales, sur la réparation locale des plaies, etc. Nous

avons attiré l’allention sur l’emploi du sérum, frais ou desséché, dans les gastro-entérites^ les entérites chroniques^ comme une sorte de pansement local; dans hyperpepsies où l’on peut cherchera utiliser leur propriété antitryptique. Nous avons enfin utilisé le sérum normal comme tonique général, réalisant une stimulation intense et diffuse des différentes défenses de l’organisme.

A côté de l’opothérapie hématique, nous avons èinàiii Vopothérapie médullaire. Nous avons, ici encore, insisté sur la nécessité de n’utiliser, en opothérapie, que des organes actifs : la moelle fœtale, la moelle rouge des animaux en rénovation sanguine, la moelle rouge des animaux soumis à une infection légère sont seules susceptibles de provoquer une stimulation efficace de l’organe correspondant et de provoquer une poussée proliférative utile, dans les anémies comme dans les infections.

D. Opothérapie gastriqiief 142,143,158). — Nous avons précisé les modes d’action et les indications do diverses préparations gastriques.

Nos recherches expérimentales (page 75) nous avaient conduit à cette conclusion que la muqueuse gastrique a, simultanément, une sécrétion digestive et une sécrétion interne. A cet égard, les figures histologiques, que nous avons observées avec Lelièvre, montrent une disposition très suggestive des cellules bordantes, qui sont polarisées autour des vaisseaux

Nos recherches thérapeutiques nous ont montré, de même, que, si, parmi les produits opothérapiques dérivés de l’estomac, certains agissent par la présence de ferments digestifs (pepsine, etc.), actifs aussi bien in vitro qu’m vivo, d'autres agissent (en l’absence de pepsine active, et uniquement in vivo), par la stimulation qu’ils exercent sur le fonctionnement de la muqueuse (extrait gastrique; suc inactif d’estomac de porc isolé). Il y a donc lieu de distinguer, d’une part, des préparations de pepsine active, ou des sucs gastriques actifs in vitro; d’autre part, les extraits de muqueuse ou les sucs gastriques, inactifs, in vitro; et cependant capables, in vivo, de produire une stimulation utile de la muqueuse.

Les indications de ces diverses préparations sont, par là même, différentes. S’il s’agit de traiter une muqueuse gastrique incapablede sécrétion, seuls les médicaments du premier groupe peuvent donner un résultat,' en produisant, dans Testomac comme dans un vase inerte, une digestion directe des aliments. S’il s’agit, au contraire, de régulariser le fonction-

la dose voulue ; telle est la kinésithérapie préventive ou éducative.

h) Tout organe lésé doit, pour le modelage même de son tissu de réparation, fonctionner et subir des actions mécaniques dans le sens

la digestion, l’inclinaison du corps sur le côté gauche {décubUus latéral gauche, siège relevé) appuie les aliments sur la paroi gauche de l’estomac, en soulageant la région pylorique, mais en s’opposant à leur évacuation ; c’est la position de travail chimique. Le décubitus latéral droit, au contraire, met le pylore en position déclive, en sorte que l’estomac se vide alors par la seule action de la pesanteur: c'est la position d’évacuationpylorique qui doit succédera la précédente et dans laquelle on assiste, radiologiquement, à une évacuation rapide à travers le pylore ouvert (fig. 46).

2° Uynmastique intestinale {208). — L’étude précédente a été continuée pour les différents segments de l’intestin, pour le colon particulièrement.

Nous avons montré par la radiographie, avec .M.M. R. Glénard et L. Gérard, après un repas bismuthé pris la veille, que les ptoses, si fréquentes, des colons en position debout sont corrigées par diverses posi-

En position renversée ou demi-renversée (prière mahométane), par exemple, le colon ascendant, tassé et plié en accordéon, se déplisse et redresse ses courbures, tandis que l’angle colique droit s’élève notablement vers le diaphragme : il en est de même pour le colon descendant. En position renversée, le colon transverse intervertit la convexité de sa guirlande suivant le sens de la pesanteur (fig. 47 et 48) : il en résulte.

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