PHYSIOLOGIE
Sur le rôle du voile du palais pendant la déglutition, la respiration et la phonation. (En collaboration avec M. O. Cbouzon, interne des hôpitaux.) Société de Biologie, 25 novembre 1889, et Journal de Physiologie et de Pathologie générale, mars 1900, n» 2, pp. 280-284, 3 figures.
J’ai pu, avec mon collègue Crouzon, étudier, dans le service de notre maître P. Marie, certains points de laphysiologie du voile du palais, chez un homme opéré treize ans auparavant par M. Campenon pour un épithélioma de l’angle interne de l’œil gauche ayant envahi les fosses nasales et la conjonctive oculaire. M. Campenon lui avait fait une très large excision du néoplasme. L’œil, le plancher de l’orbite, la moitié droite des fosses nasales dans ses deux tiers antérieurs, une partie de la cloison, une partie du maxillaire supérieur et de l’os malaire, furent enlevés. Depuis treize ans, la guérison s’était maintenue sans récidive. Le malade ne présentait aucun trouble, ni de la déglutition, ni de la respiration, ni de la phonation.
La brèche orbito-nasale permettait d’étudier de oisu les mouvements du voile du palais, qui présentait d’ailleurs, par l’examen buccal, sa morphologie et sa mobilité ordinaire.
Ce cas réunissait donc les conditions plus favorables que ceux de Bidder (1838), Kobelt, Gützmann (1893), à l’examen physiologique du voile palatin pendant la déglutition, la respiration et la phonation.
Les constatations que nous avons faites peuvent être résumées dans les propositions suivantes ;
1. — Le voile du palais présente des mouvements passifs •ÿou accentués.
TRAVAUX SCIENTIl'IQUES
qui consistent en un très léger relèvement pendant l’inspiration bouche
II. —Le voile du palais présente des mouvements actifs associés à des mouvements synergiques des parois laryngées qui réalisent l’occlusion du naso-pharynx. Ces mouvements associés consistent en :
1“ Un relèvement du voile, qui peut n’atteindre qu’à peine l’horizon (occlusion incomplète) ou la dépasserfranchement (occlusion complète) ;
2“ Une projection de la paroi postérieure et latéro-posiérleure du plu