II. — Anatomie de l’utérus gravide et parturient
Remarques sur l’irrigation artérielle du segment inférieur de l’utérus. Annales de Gynécologie et d'Obstétrique, août 1910, pp. 467470, avec 2 planches.
S’il est vrai que le segment inférieur de l’utérus se comporte d’une façon passive pendant et après l’accouchement, il est difficile de comprendre que dans les cas où il donne insertion au placenta, l’hémorragie post partum ne dépasse pas les limites physiologiques, lorsque le corps utérin est bien rétracté et lorsque, bien entendu, il n’y a pas de déchirure du canal appendu au corps musculaire.
Ce paradoxe avait été expliqué par Hofmeier de la façon suivante : Les grosses artères chargées d’irriguer le segment inférieur pénètrent à la hauteur ou au-dessus de l’anneau de contraction — l’absence d’hémorragie sans contraction directe du segment inférieur se comprend aisément. La rétraction hémostatique du corps réalise du même coup l’hémostase du corps et du segment inférieur.
J’ai étudié à ce point de vue 4 utérus : deuxradiographiquement après injection in situ d’un mélange de céruse et de minium (utérus puerpéraux recueillis 4 et 7 jours après l’accouchement) ; — deux par dissection après injection dans les artères, de gélatine pour l’un (utérus puerpéral, femme morte d’anémie aiguë à la suite d’hémorragie par insertion vicieuse du placenta, 1 heure après l’accouchement), de suif pour l’autre (utérus de 7 mois et demi en travail recueilli à l’autopsie d'une éclamp-
Je n’ai pu mettre en évidence les branches rétrogrades d’Hofmeier.
Après avoir donné une branche vésicale sus-urétérique, l’utérine se coude pour remonter sur le flanc de la portion sus-vaginale du col.
Elle fournit très bas la forte branche cervico-vaginale, puis une série de branches transversales étagées dont le calibre ne devient important qu’au niveau de la portion la plus épaisse du corps utérin. (Voir figures 13 et 14.)
.Parmi ces branches transversales étagées au-dessus de la cervico-
PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE OBSTÉTRICALE