‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 4 sur 16 · I. — Acétonurie · texte numérisé non relu

I. — Acétonurie

De l’acétonurie transitoire du travail de l’accouchement. Annales de Gynécologie et d’Obstétrique, juin 1899, pp. 353-367.

Depuis quelques années l’acétonurie a été recherchée et constatée dans un grand nombre dî’états physiologiques et pathologiques. De ces constatations, faites souvent d’ailleurs avec des réactifs infidèles, on a tiré des conclusions dont quelques-unes dépassent le terrain pratique et touchent à la pathologie générale. Deux de ces conclusions ont spécialement attiré mon attention : c’est, d’une part, la relation entre l’acétonurie et la rétention d’un fœtus mort in utero, relation affirmée pour la première fois par Vicarelli ; c’est, d^autre part, la relation entre l’acétonurie et la régression des tissus dans l’organisme (débris placentaires, fibromyomes

l’utérus, etc.), relation affirmée pour la première fois par^om.

J’ai repris la question sur le conseil de mon maître M. Ghampetier de Ribes.

La technique que j’ai choisie est fondée sur la réaction dite de Lieben. J’ai suivi le manuel opératoire conseillé par d’Argenson, et je n’ai cherché la réaction de Lieben que sur le produit de distillation dé l’urine.

Mes examens ont porté sur 40 femmes. J’ai multiplié les examens chez la même femme, les pratiquant chaque jour régulièrement sur la totalité des urines émises. Pendant le travail et le post-partum, j’ai examiné les urines au fur et à mesure de leur émission, réduisant le volume de réac-

vingt-cinq jours avant l’accouchement; — pendant les suites de couches, jusqu’à leur sortie de la Maternité, du neuvième au quinzième jour.

Voici les conclusions de ces recherches ;

1“ Vétat de grossesse ne détermine pas par lui-même d’acétonurie ;

2° La rétention d’un fœtus mort in utero ne détermine pas par ellemême d’acétonurie ;

3“ Le travail de l’accouchement détermine une acétonurie notable presque constante (88,3 p, 100), transitoire, apparaissant pendant le travail et disparaissant définitivement dans les quatre premiers jours des suites de couches, plus rapidement chez les multipares que chez les primipares ;

4» La régression utérine physiologique post partum ne détermine pas d’acétonurie.

Ces recherches ont mis en évidence un tait positif nouveau ; l’acétonurie transitoire liée au travail de l’accouchement. Ce fait que j’ai rapproché de i’albuminurie transitoire, fréquente pendant le travail chez les primipares, a été confirmé par les recherches ultérieures de Rousse {Annales de Gyn. et d’Obst., mars 1900), d’Audibert et Barraju {Annales de Gyn. et d’Obst., mars 1903).

— Azotémie,

PATHOLOGIE OBSTÉTRICALE

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