‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 8 sur 16 · VI. — Tumeurs · texte numérisé non relu

VI. — Tumeurs

s’agissait d’un fibrome du segment inférieur, adhérent dans le Douglas.

J’en pratiquai l’ablation. L’opérée guérit parfaitement, mais avorta dans les 24 heures.

L’intervention fut assez simple.

La position déclive était vraiment nécessaire, car, même dans cette position avec une longue incision abdominale, avec l’utérus extériorisé, doucement soutenu et reporté en avant, l’accès de la tumeur ne fut pas très aisé en raison de son point d’implantation très bas sur la paroi postéro-latérale du segment inférieur.

La myomectomie n’offrit aucune difficulté. Par contre, la séparation de la loge du fibrome futdélicateau point de vue de l’hémostase, étant données la vascularisation de l’utérus, l’impossibilité où est l’utérus gravide de réaliser lui-même son hémostase par rétraction, la friabilité du muscle.

La surface cruentée du fond de la loge du fibrome fut capitonnée par des points en surjet au catgut.

La suture des lèvres de la coque du fibrome fut faite en points sépa-

l'accouchement précédent. Société d'Obstétrique, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, séance du 21 juillet 1902, pp. 182-185.

J’ai rapporté dans cette note l’histoire obstétricale d’une femme dont le petit bassin était occupé par un kyste vraisemblablement intraligamen-

Ge kyste était demeuré insoupçonné jusqu’à la fin de la deuxième grossesse ; la première se termina en effet par un avortement à trois mois, effectué en dehors de toute surveillance médicale.

C’est seulement au terme de la deuxième grossesse et en plein travail que la tumeur fut reconnue : elle mettait obstacle à l’accouchement par les voies naturelles; l’enfant vivant se présentait par l’épaule; la poche des eaux était rompue depuis cinq jours. Telles sont les conditions dans lesquelles se trouva fait le diagnostic.

Une ponction pratiquée par le vagin leva l’obétacle et permit, après version par manœuvres internes, l’extraction d’un enfant de 3 kgr. 290

Or, le kyste ponctionné ne se reproduisit pas. La ponction pratiquée d’urgence, sans prétention curative, avait suffi pour assurer la guérison définitive. Le petit bassin était resté libre.

Un an après survint une troisième grossesse dont l’évolution ne fut marquée d’aucun incident. Elle se termina par l’expulsion spontanée d’un enfant vivant de 3 kgr. 410, se présentant parle sommet.

Il ne restait plus aucun vestige du kyste ponctionné lors du deuxième accouchement.

Trois ans plus tard cette malade revint à la clinique Baudelocque et je constatai l’existence d’un kyste ovarique que je lui enlevai sans incident [| s’agissEiit d’un kyste parovarlque.

Dystocie par tumeur solide implantée sur la frange tubo-ovarique. Opération césarienne suivie de l’hystérectomie supra-vaginale et ablation de la tumeur. An-

nalesde Gynécologie et d'ObstétrUjue, septembre 1910, pp. :jS7-559.

Il s’agissait d’une primipare de 34 ans, en travail depuis 50 heures, membranes rompues depuis 48 heures. Deux médecins avaient depuis 11 heures du matin tenté à plusieurs reprises et sans succès des applications de forceps. Le bassin était obstrué par une tumeur. Je me décidai pour l’hystérectomie, L’opérée guérit. L’enfant portait sur la région fronto-pariétale gauche et mastoïdienne droite de profondes empreintes do cuillers de forceps et une large ecchymose sur la région palpébrale gauche. Il mourut le lendemain (hémorragie méningée).

La tumeur du volume du poing était implantée sur la frange tuboovarique et était indépendante de l’ovaire. Elle était constituée par des

Dystocie par ostéo-sarcome du bassin. Opération de Porro. (En collaboration avec M. Ghampetier de Ribes.) Société d’Obstétriqàe, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, séance du 5 octobre 1899, pp. 199-206, 2 figures.

Il s’agit d’une femme de 21 ans, qui se présenta enceinte de sept mois et demi, déjà cachectiquej souffrant de douleurs sciatiques rebelles dans le membre inférieur gauche depuis le sixième mois de sa grossesse. Son bassin était presque entièrement obstrué par une volumi-

t la gestation. D’autre pari à la fin de la gestation, t

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