SUR LA FORMATION
DE DÉRIVÉS ORGANIQUES DANS LESQUELS LE SOUFRE SE COMPORTE COMME ÉLÉMENT QUADRIVALENT BéKAL et Desgbez, Bull, de la Soc. cMm. [3], t. VII, p. 401.
Tentatives pour obtenir SO par l’action des métaux, entre autres de l’argent sur SOCI*. — En présence du benzène, formation de l’oxyde de diphénylsuIIine. — Les métaux Ag, Na, Zn réagissent sur les iodures de sulfines pour donner des iodures et des sulfures d’alcoyles. - Le zinc-éthyle donne avec Tiodure de Iriéthylsulfine le mercaptanate de zinc-éthyle.
Nous voulions reproduire des dérivés du soufre quadrivalent pour voir si, dans ces composés, la basicité observée dans les sulfines secon-
Nous avons essayé aussi de préparer le thionyle SO, en faisant réagir sur le chlorure SOCl^ différents métaux, entre autres l’argent en poudre. La réaction, dans ce cas, est extrêmement violente ;il se forme de l’acide sulfureux, du chlorure et du. sulfure d’argent. Pour la modérèr, nous
; obtenu que de l’oxyde
avons opéré en présence du benzène et nous n’avons de diphénylsulfine — SO - CH*.
Nous avons pensé à enlever aux sels de sulfonium un atome d’halogène ou bien à le remplacer par un reste de carbure, mais les expériences n’ont pas donné le résultat désiré.
En faisant réagir l’argent, le zinc ou le sodium sur l’iodure de triméthylsulfonium, nous n’avons obtenu que de l’iodure et du sulfure de métbyle. Dans toutes ces réactions, le soufre tend à redevenir bivalent; c’est ainsi que le zinc-éthyle réagit sur l’iodure de triméthylsulfonium en donnant du mercaptanate de zinc-éthyle G*ID — S — Zn — G*H*.
HYDRATATION DIRECTE DES CARBURES ACÉTYLÉNIQUES
Hydratation de l’acétylène, formation de paraldéhyde.
Hydratation de l’allylène.
BM.delaSoc.chim.[3],l.Kl,p.3H.
Hydratation du méthylbutylacétyléne et du phénylacétyléne.
Bull, de la Soc. chim. [3], t. IX, p. 64t.
Sur la formation de deux acétones par hydratation des carbures aoétyléniques substitués.
Bull, de la Soc. chim. [3], t. IX, p. 883.
Ges diverses communications, reunies dans un mémoire publié aux Annales de physique et de chimie ([7], t. 111, p. 209), ont fait le sujet de
C’est M. Berthelet qui a montré le premier la possibilité de fixer les éléments de l’eau sur les carbures non saturés et d’obtenir ainsi les alcools correspondants. Pour réaliser ces synthèses dont les plus mémorables sont celles des alcools éthylique et isopropylique, M. Berthelet avait recours à l'intervention d’un acide auxiliaire, l’acide sulfurique. La fixation d’eau sur le carbure se fait ainsi en deux phases; il se forme d’abord un éther sulfurique qui est, en même temps, acide monobasique.
1» Acilgliniques lirais R — C= H.
AllyIèneCHS-C = CH.
{Propine).
CEnanthylidèneC5H“-C = CH . . .
{HepUne 4).
CaprylidèneC«H«C=CH.
{Ocline i).
PhénylacétylèneC6H5-C=CH. . . .
(Pkénéthingle).
20 Acétyléniques substitués :
R-C = C-RoüR —CsC-R' MéthylbulylacétyJène CH^ - C =C-C^H9 (HepUne %
Méthylamykcélylène CH»—C=C - C>H“ (OcHne 2).
Diphénylacétylène C»H» — CsC — C'H»
(Tolane, diphénylêlhine)..
Paraldéhyde (C»H»0)».
Acétone ordinaire CH» — CO — Cil».
Méthylpentylcétone C»H“ - CO - CH»
Méthylhexyloétone C‘H‘» - CO - CH».
AcélophénoneC«H»-CO-CH».
(Élhanoylphène).
i Méthylpentylcétone CH» — CO — C»H“.
(Heplanonei).
) Éthylbutylcétone C»H»—00-0»».
( (Hepinnonei).
( Méthylhexylcétone CH» — CO — C'H*».
5 (Ocianonei). .
) Éthylpentylcétone C»H» - CO - C»H«.
( (Octanone 3).
I Désoxybenzoïne C»H» — CO —C»H».
L’examen de ce tableau conduit aux deux conclusions générales sui-
1“ Les carbures acétyléniques vrais sont transformés en méthylcétones par hydratation directe. Il n’y a d’exception que pour le premier terme, l’acétylène, qui donne 1’ aldéhyde. Pour ce premier terme, les divers savants qui se sont occupés de son hydratation ont mentionné des résultats différents. M. Berthelot avait obtenu l’alcool vinylique : MM. Lagermark et Eltekoff avaient été conduits à l’acide crotonique. M. Berthelot et M. Zeisel expliquèrent ce dernier résultat par une impureté de l’acétylène (bromure de‘ vinyle). M. Kutscherow ayant hydraté l’acétylène par la méthode des sels mercuriques qu’il venait de découvrir, obtint l’aldéhyde ordinaire. Les divergences de résultats indiquées par les auteurs précédents semblent provenir des impuretés diverses qui souillent l’acétylène suivant ses origines. La réaction à laquelle je me suis adressé (décomposition de l'acide acétylène-dicarbonique) pour obtenir ce carbure m’a mis, je crois, à l’abri d’un reproche de cet
3, lorsque leur formule