AROMATIQUES
c’est-à-dire que le nitrile benzoïque prend ainsi naissance. J’ai pu, dans une première expérience, isoler 22 grammes de ce corps que j’ai caractérisé par ses constantes physiques et la préparation de ses principaux dérivés (acide, éther, amide). L’étude détaillée des conditions les plus favorables au rendement m’a permis de montrer qu’il est inutile d’augmenter la pression pour favoriser la réaction ; qu’un grand excès de carbure et la température d’ébullition augmentent la proportion de nitrile formé, mais qu’à froid, au contraire, et avec une faible quantité de carbure, on obtient toujours un peu de phénylcarbylamine.
Appliquée au toluène, la méthode de synthèse précédente m’a donné le nitrile paratoluique. Des trois nitriles possibles, c’est le seul qui prenne naissance dans la réaction. Avec le métaxylène, la substitution se lait en position para relativement aux deux groupements méthyle et l’on obtient le nitrile de l’acide xylylique, diméthylbenzoïque 1. 2. 4. Le paraxylène m’a conduit au seul dérivé possible, c’est-à-dire au nitrile de l’acide 1. 2. 5, isoxylylique. Afin de généraliser la réaction, je l’ai encore appliquée au mésitylène, ce qui m’a conduit au nitrile de l'acide isodurylique, corps nouveau, très bien cristallisé.
SUR LA DÉCOMPOSITION DU CHLOROFORME, DU BROMOFORME ET DU CHLORAL PAR LA POTASSE AQUEUSE Comptes rendus Acad. d. Sciences, t. CXXV, p. 780 ; Bail, de la Soc. chim. [3], t. XIX, p. «0.
Dumas a montré autrefois que la potasse alcoolique transforme le chloroforme en chlorure et lormiatede potassium :
CRCP -P 4 KOH = 3 KCl -f CHO«K + 2 H«0.
Plus récemment. Prunier a établi qu’à une température inférieure à 30° il se forme encore, dans les mômes conditions, des traces de formiate, mais surtout de l’oxychlorure de carbone et un peu d’hydrogène.
M. Bouchard m’ayant chargé d’étudier les gaz qu’il avait vus se produire quand on met en contact de la levure de bière, de l’eau chloroformée et de la lessive de potasse, m’a ainsi fourni l’occasion de montrer que le chloroforme se décompose par la potasse aqueuse, à froid, en
Pour l’examen spectroscopique, on a fixé à la division 100 de l’échelle la raie jaune du sodium; la raie rouge de l’hydrogène se trouve alors à la division 48, celle du lithium à la division 39. Un échantillon d’argon donnait alors les deux raies rouges moins réfrangibles que celles de l’hydrogène, caractéristiques de ce gaz, aux divisions 20 et 25.
Un échantillon d’hélium donnait une raie rouge et la raie jaune D^du spectre solaire aux divisions 41 et 101,5.
Notre tube de Plücker a fourni deux raies rouges situées aux divisions 20 et 25, c’est-à-dire caractéristiques de l’argon. Il présentait également la raie rouge 41 et la raie jaune D* du spectre de l’hélium.
Les raies de l’hélium étaient beaucoup moins accentuées que celles de l’argon, qui étaient très brillantes.
Les gaz qui , se dégagent des eaux de Bagnoles-de-l’Orne ont donc pour, composition, en volume :
Acide carbonique .'
RECHERCHES SUR LA DÉCOMPOSITION PARTIELLE DU CHLOROFORME DANS L’ORGANISME AVEC PRODUCTION D’OXYDE DE CARBONE ÉTUDE DE L’ANESTHÉSIE PAR L’ÉTHER A. Desgeez et M. Niccouxi Comptes rendus Acad, des Sciences, t. CXXV, p. 973 et t. CXXVI, p. 7S8. Arch. de Phgsiolog., avril 1898.
J’ai relaté précédemment le nouveau mode de décomposition du chloroforme que j’ai découvert et qui a lieu à froid, sous l’influence des alcalis, aqueux, avec production d’oxyde de Carbone. Nous avons supposé, M. Nicloux et moi, que la réaction essentiellement alcaline de l’organisme et dont les origines sont complexes pouvait peut-être provoquer un dédoublement analogue.
Pour vérifier cette hypothèse, nous avons eu recours à deux méthodes de recherches très différentes. L’une et l’autre nous ont donné des résultats positifs et sensiblement concordants.
iodique par l’oxyde de carbone et dosage de Tiode mis en liberté. Nos résultats sont les suivants :
1° Nous retrouvons, après M. de Saint-Martin, l’oxyde de carbone dans le sang des chiens vivant à Paris ; comme nous ne supposons pas l’acide acétique capable de produire ce gaz par réaction sur le sang, nous admettons que ce liquide peut contenir normalement de l’oxyde de carbone. — M. de Saint-Martin a montré, dans un travail plus récent, que nous avions fait la bonne hypothèse, à savoir que le sang contient bien de l’oxyde de carbone. Voilà pour le sang normal.
2° Les animaux soumis à l’anesthésie par le chloroforme nous ayant, dans toutes les phases de nos expériences, fourni un sang notablement plus riche en oxyde de carbone que leur sang normal (le rapport est de 1 à 4, pour une anesthésie profonde), nous attribuons ces différences à l’anesthésie par le chloroforme. Nos premiers résultats se trouvent ainsi
Anesthésie par l’éiher. — Les deux méthodes précédentes, appliquées à l’étude de l’anesthésie par l’éther, montrent qu’elle n’a aucune influence notable sur la proportion des gaz combustibles du sang.