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II. — Recherches sur la nutrition normale

CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES SÉRUMS Thèse de Doctorat en médecine i üauthier-Villars, Paris, 1898.

Ce travail est consacré à la recherche de l’influence de trois sérums differents, notamment du sérum de Behring, sur certains éléments de l’urine. Quelques observations antérieures, insuffisamment prolongées, avaient permis de constater une augmentation d’urée produite par Tinjection du sérum antidiphtérique. On en avait conclu que ces injections peuvent favoriser l’élaboration de la matière et constituer une sorte de stimulant des échanges nutritifs.

Méthode de recherches. — Je me suis proposé d’étudier les modifications produites sur la nutrition générale par les sérums d’ascite, de pleurésie et, surtout, par le sérum antidiphtérique. Mes expériences ont

Résumé des expériences faites sur le sérum antidiphtérique.

Première expérience. — On a injecté 1 cc. 8 de ce jsérum par kilogramme d’animal.

Les, effets observés sont les suivants :

Augmentation des éléments urinaires durant six jours ; diarrhée le septième et les suivants avec diminution des substances urinaires, en même temps que le poids des lapins baisse sensiblement ; le neuvième jour, l’urée et le phosphore, le dixième jour, l’urée seule reparaissent en excès ; l’un des lapins a perdu 240 grammes de son poids ; il a succombé le treizième jour. Les trois autres, qui ont survécu, étaient •encore notablement amaigris le vingt-denxième jour; chacun d’eux avait perdu 120 grammes de son poids initial ; les témoins, avec la même

mes recherches, signalé ces effets secondaires du sérum de Behring, et, comme conséquence, appelé l'attention sur la nécessité d’apporter, dans son emploi, la plus stricte prudence.

Les expériences analogues, que j’ai effectuées avec les sérums d’ascite et de pleurésie, montrent qu’ils provoquent, à la dose de 2 à 5 centimètres par kilogramme d’animal, des modifications de la nutrition de même ordre que celles indiquées plus haut pour le sérum antidiphtérique. Ces modifications sont moins constantes, moins accentuées et, généralement, n’entraînent pas la mort de l’animal.

INFLUENCE DE LA VACCINATION SUR L’ÉLIMINATION DE L’URÉE, SUR LE MODE DE NUTRITION A. Chabrin et A. Desorez, Bull, de la Soc. de Biolog., t. XLIX, p. 709.

M. Bouchard considère l’immunité comme le résultat d’une modification de la vie de la cellule. Nous avons cherché une nouvélle preuve de cette conception dans la détermination de la quantité d’urée éliminée par des lapins vaccinés contre le bacille pyocyanique. Nos recherches ont porté sur cinq séries d’animaux entraînés à un régime d’alimentation, variable avec les séries, mais constant pour chacune d’elles pendant la durée de l’expérience. Les lapins étaient de poids identiques, chaque série comprenant deux vaccinés et deux témoins. Le tableau suivant contient les moyennes de huit à douze jours d’observation pour chaque série ;

Lait

La vaccination produit ainsi un ralentissement des échanges nutritifs, modifie l’élaboration de la matière par la cellule vivante.

Ces résultats ont pté confirmés à Lyon, sur le cheval, par M. J. Cour-

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