Sur les dilatations simples circonscrites des artères
DITES ANÉVRYSMES VRAIS. (Arch. gén. deiaéd., 1874.)
peuvent conduire aux- anévrysmes mixtes ou diffus par gradation ou par éclat. Ces dilatations peuvent exiger la même thérapeutique chirurgicale.
3" Ces anévrysmes vrais, qu’on peut considérer, quant à leur origine, comme des types d’anévrysmes médicaux, se développent sous l’influence, d’une part, de l’impulsion trop énergique et prolongée du coeur, et d’autre part de la perte graduelle de la contractilité artérielle.
L’insuffisance aortique, avec son hypertrophie cardiaque, dite compensatrice, en est la condition pathogénique la plus favorable.
L’endartérite, contemporaine souvent des lésions valvulaires et cardiaques, constitue la circonstance adjuvante.
35. — Note sur un cas de mort subite par syncope après la tho- RAOENTHÊSE. (Société médicale, séance du 23 juillet.)
Un homme tombe sur le côté, se fracture trois côtes et eut à la suite une pleurésie à grand épanchement.
. Trois quarts d’heure après avoir subi une thoraoentèse par laquelle je retirai 2,000 grammes de liquide, ce malade mourut subitement.
Ne trouvant à Tautopsie aucune explication plausible de cet accident, J’ai cru pouvoir établir qu’il était la conséquence d’une syncope résultant elle-même d’une anémie cérébrale rapide entraînée par l’appel sanguin dans le système pulmonaire.
36. — Observations d’albuminurie dans la fièvre typhoïde. (En
collaboration avec M. le D'' Hanot), (Archives générales de médecine, décembre 1876.)
Ce travail, basé sur cinq observations dans lesquelles la fièvre typhoïde se caractérisa à la fin du deuxième septénaire par une albuminurie abondante, prouve que parfois les manifestations rénales dominent la scène dans la dothiénentérie et met en relief un des aspects de la maladie que depuis on a présentée sous le nom de ftèvre typhoïde à forme rénale. Les lésions anatomiques sont celles de la stéatose rénale. La mort semble être entraînée par des accidents urémiques.
37. — Des anoines dlcéreuses chroniques, scrofuleuses et tuber¬
culeuses. (Revue critique, in Arch. gén. de mêd., mars 1877.)
Dans cette revue d’ensemble, nous avons prouvé que, grâce aux travaux entrepris dans les dernières années, on a définitivement constitué deux espèces qu’autrefois on confondait trop souvent avec des angines ulcéreuses syphilitiques, c’est i’angine scrofuleuse ulcéreuse qui, d’une part, se présente sous deux formes : le lupus et la scrofulide maligne, et, d’autre part, l’angine tuberculeuse également divisée en deux formes, dont l’une, l’angine tuberculeuse chronique, caséeuse, est assimilable à la tuberculose chronique pulmonaire, tandis que l’autre, l’angine tuberculeuse miliaire, répond à la phthisie aiguë granuleuse. C’est à Isambert que revient en grande partie l’honneur de ce progrès.
38. — De la méthobe graphique appliquée a la clinique ; des PROGRÈS qu’elle PEUT RÉALISER. (Archives générales de méde-
Dans cette revue critique, à propos des « Études de médecine clinique de Lorain », j’ai cherché à établir quels bénéfices le médecin pouvait retirer des procédés graphiques.
La méthode graphique a conquis droit de cité dans l’observation médicale ; elle y a rendu de vrais services; c’est â l’avenir qu’est réservé de nous dire si elle tiendra toutes les promesses qu’on nous a faites en son nom. La thermométrie est aujourd’hui indispensable, elle éclaire le diagnostic, elle affirme le pronostic. Les tracés nous servent également à représenter d’une manière saisissante, au premier coup d’œil, la marche d’une maladie, son allure, ses moindres écarts. La sphygmographie n’a pas rendu les mêmes services : dans des cas exceptionnels, elle viendra confirmer les soupçons du diagnostic, mais ne sera jamais à la hauteur de la thermométrie ; c’est un complément d’observation. Le myographe de Marey permet à son tour de pénétrer dans l’intimité des phénomènes cardiaques que la vue et le tact spnt inhabiles à apprécier. La spirométrie, la méthode des pesées, donneront encore plus de précision à l’observation clinique. Les schèmes proposés par Lasègue pour inscrire les
modifications des bfuits respiratoires et cardiaques, les représentations schématiques des lésions cérébrales augmentent nos moyens d’investigation et de comparaison. En outre, ce sont des procédés éminemment utiies dans l’enseignement.
L’œuvre de Lorain, pieusement coordonnée parie professeur Brouardel, fournit la démonstration de l’utilité de ces méthodes graphiques. J’ai analysé ces documents pleins d’intérêt, et j’ai cherché là à indiquer combien considérables et utiles ont été les patientes recherches du regretté professeur. C’est à iui que l’on doit l’extension, en France, de ces méthodes graphiques aujourd'hui répandues dans toutes les cliniques sérieuses.