SUR LES COMPLICATIONS NERVEUSES DES LEUCÉMIES
de Neurologie, 15 juin 1910. (Bibliographie complète).
Dans ce mémoire, bous rapportons l’observation d’un sujet atteint de leucémie qui succomba avec des symptômes paraplégiques et à l’autopsie duquel nous trouvâmes une myélite subaiguë, prédominante à la région dorsale supérieure et qui se traduisait par la présence de vacuoles, de tuméfactions cÿlindre-axiles, de petites plages de nécrose diffuse, le tout étant parsemé d’infiltrats leucémiques. A propos
a dure-mère. Cette pathogénie comporte une prophylaxie qui est de faire èninge un orifice aussi petit que possible, pour lui donner toute chance de se refermer plus vite. Dès 1914. M. Rayaut avait préconisé dans ce but une aiguille spéciale, étirée sur le dernier centimètre en pointe capillaire. Depuis, le même — : - : -)e fut appliqué en Allemagne : mais on observa quelques cas de rupture de îte et la seule possibilité de cet accident dramatique conduisit à chercher me autre voie. M. Antoni, de Stockholm, préconisa une aiguille double
ous avons fait construire une aiguille double qui combine en somme le prin- 3 M. Ravaut et celui de M. Antoni. Elle est formée d’une aiguille externe, ante, et d’une aiguille interne qui sert à la ponction.
et 5 centimètres de longueur. Ce n'est pas qu'il faille l’introduire à fond, sinon on réaliserait, dans bon nombre de cas, la ponction lombaire elle-mlme; mais cette . aiguille est plus facile à manier qu’une trop courte. L’aiguille de ponction (en acier) coulisse dans la première : elle a 7 centimètres de long et est faite comme celle de Ravaut. Elle a en effet, sur 5 centimètres, un diamètre extérieur de huit dixièmes de millimètre mais elle, est étirée à là filière sur les deux derniers centimètres de manière à n’avoir plus que six dixièmes de diamètre extérieur. Le calibre intérieur de cette partie étirée est d’environ trois dixièmes de millimètre : cela permet
Bien'que robuste, cette aigu.de double est évidemment plus délicate que l’aiguille simple ordinaire. 11 est bon de la stériliser simplement pàr immersion dans
La technique est des plus simples ; nous ponctionnons toujours le malade couché. Après repérage soigneux de la colonne vertébrale et anesthésie à la novocaïne, on introduit la grosse aiguille à la profondeur maxima de 3 à 4 centimètres. L’aiguille de ponction, jusque-là rentrée dans la première, est doucement enfoncée. Si on
ficulté et, à la profondeur de 5 ou 6 centimètres, on a la notion d’être en bonne place. De toute manière il ne faut jamais essayer de forcer avec J’àiguille interne. On peut se demander dès lors pourquoi cette complication de ne l’avoir étirée que sur les deux derniers centimètres, au lieu de lui donner partout le diamètre minimum de six dixièmes. C’est uniquement pour réduire le frottement du liquide dans l’aiguille et faciliter son écoulement. Il arrive souvent en effet, quand la pression céphalo-rachidienne est faible que rien ne s’écoule par l’aiguille, une fois le mandrin retiré. Dans ces cas; il faut se garder d’aspirer, mais 'demander au malade de pousser, comme pour aller à la selle ou essayer de la compression des jugulaires (manœuvre de Queckenstedt). De toute manière avec une aiguille fine, le liquide coule lentement. Il faut s’armer de patience et se borner à en recueillir gine quantité
quand on emploie de bonnes techniques.
Nous avons déjà pratiqué, par cette méthode un nombre important de ponctions lombaires et partageons l’opinion de nos devanciers sur la sécurité qu’elle donne. La céphalée, les vertiges sont exceptionnels et tout à fait réduits : il y a une différence très nette avec ce que l’on observe à la suite de la ponction lombaire ordinaire.
L’emploi de l’aiguille fine a donc des avantages indéniables et il y a intérêt à l’employer dans tous les cas où l’on ne cherche pas par mesure thérapeutique, à
de la sorte la pression du liquide céphalo-rachidien, en raison de la perturbation
apportée à son écoulement par l’étroitesse de l’aiguille. La pression étant, dans bien