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Traité des maladies et épidémies des armées

Cet ouvrage a été inspiré par le programme du cours d’épidémiologie créé par mon père, en 1856, à l’École du Val-dc-Graec,

Après avoir étudié la mortalité dans rarméc française et dans les armées élrangères, je recherche les causes de la mortalité du soldat en temps de paix et en temps de guerre.

Je passe ensuite en revue les épidémies qui sont les plus fréquentes chez le soldat, en insistant tout particulièrement sur les causes de ces maladies ; la prophylaxie est ici le but principal, et pour combattre efficacement une maladie, il faut savoir comment elle se développe et se propage.

Les maladies saisonnières et les maladies des climals sont l'objet des premiers chapitres ; l'histoire des congélalions dans les armées et celle du coup de chaleur sont traitées avec soin.

La fièvre typhoïde est'étudiée principalement au point de vue de ses causes etde son mode de propagation. Je cite des faits nombreux démontrant que la fièvre typhoi’dc est contagieuse, importable, et que la propagation peut se faire iiolaiiiniciit par l'eau potable.

Ces dénominalions de petites épidémies ol grandes épidémies, empruntées au programme du cours d'épidémiologie du Val-de-Grâce, avaient l'avantage d'indiquer immédiatement aux élèves la marche et l'extension ordinaires des maladies figurant dans ce cadre. Les petites épidémies se localisent souvent à tel corps de troupe, é telle caserne ou du moins ù telle garnison, tandis que les grandes épidémies envahissent des zones très étendues, voire même le monde entier

population militaire.

87. — Du pronostic de la symphyse eardiaque et en particulier de l’hypertrophie du cœur avec dilatation et de la mort subite qui peuvent être les suites de l’adhérence complète du

péricarde au cœur. {(jüz. hebd. deméd. et de chiv., ol déceiubre 1873.)

88. — De la méningite comme complication de la pneumonie. (Gas. hebd. de méd. et de eltir., 12 novembre 1875.)

89. — Du rôle de la thrombose dans les altérations d’origine tuberculeuse. [Progrès médical, 1876.)

Les gi'anuktions tuberculeuses se développent souvent le long des vaisseaux; la périartérite, l'endartérite cl la thrombose en sont les conséquences. Comme exemple de ces thromboses, je cite les infarctus de la rate et des reins qui sont fréquents dans la tuberculose aiguë et que j’ai eu fréquemment l'occasion d'observer ; je cite également les ulcérations annulaires de l'intestin qui caractérisent une des formes de la tuberculose intestinale et qui ne s’expliquent que p.nr

90. — Contribution à l’étude de l’Acrodynie. (Rec. mém. de tnéd. et de chir. milit., 1876.)

A propos d’une petite épidémie qui avait été signalée au camp de Satory sous le nom d’acrodynie, je rappelle les principaux caractères de l’épidémie d’acrodynie de 1828 qui atteignit à Paris et aux environs plus de 40 000 personnes. Je montre que les faits observés au camp de Satory diffèrent notablement de ceux qui ont été signalés par les auteurs qui ont décrit l’épidémie de 1828.

Je donne ensuite, d’après un mémoire inédit de M. le D' Bresson, la relation d’une petite épidémie d’acrodynie observée h Zitacuaro (Mexique) pendant la guerre du Mexique en 1866.

91. — Tuberculose aiguë des synoviales. (Progrès médical, 1876, et Soc. méd. deshôp., 14 juillet 1876.)

Avant la publication de cette observation on ne connaissait que l’arthrite tuberculeuse chronique.

11 s’agit d’un jeune soldai qui était entré au Val-de-Grâce avec le diagnostic de rhumatisme articulaire; il existait de la fièvre, les articulations des genoux et des cous-de-pied étaient tuméfiées et douloureuses; hydarthroscs des

La fièvre persista et se compliqua d’accidents thoraciques qui me permirent de porter le diagnostic de tuberculose aiguë. Mort quinze jours après

A l'autopsie : lésions de la tuberculose aiguë des poumons et des plèvres, du péricarde, du péritoine, de la muqueuse intestinale, du foie, de la rate, des reins. Les synoviales des deux genoux renfermént de la synovie non purulente et montrent é leur face interne un grand nombre de granulations blanchâtres, de la grosseur de tètes d'épingles ; l’examen histologique no laisse aucun doute sur la nature tuberculeuse de ces granulations.

La présentation des pièces relatives à ce cas de tuberculose aiguë des synoviales a été faite ù la Société médicale des hôpitaux, séance du 14 juillet 1876.

92. — Tuberculose aiguë des■ synoviales. (Soc. méd. des liôp., 23 mars 1877.)

03. — Contribution à l’bistoirc de la gastrite et de rulcèrc rond de l’estomac. (Àrcli. de physiologie, 1876.)

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