De la dégénérescence kystique des reins chez l’adulte
(Gaz. hebd. de méd. et de cidr., 1876.)
Après avoir fait l’historique do la question, je donne deux observations de dégénérescence kystique des reins et j’étudie les symptômes et l’anatomie patholoaique de cette maladie qui est caractérisée, au point de vue anatomopathologique, par la production dans les reins de nombreux kystes qui renferment un liquide séreux, limpide, ou bien une matière brunâtre, gélatineuse et des corpuscules très caracléristiques qui sont probablement des 'globes de
95. — Note relative au iNematode de la dvsenteric de Gocbiiichine. (Gaz. hebd. de méd. et chir., 1877.)
Je rapporte l’observation d’un soldat mort de diarrhée de Cochinchinc au Valde-Grâce ; à l'autopsie, je constatai l’existence d’un très grand nombre d’anguillules à la surface de l'intestin. Les parasites étaient si nombreux dans ce cas que
anguillules et la^diarrhéc de Cochinehine paraissait vraisemblable.
OG. — Deuxiriiin^ noie relative aux aiiguillulcs de la diarrheo chronique de Cochinchine. (Mêmerecueil, 25 février 1877.)
Je cilc de nouveaux faits qui témoignent de la fréquence des anguillules dans les selles des malades atteints de diarrhée ou de dysenterie de Cochinchine.
1)7. — Du pronostic et delà prophylaxie des oreillons chez radulte et spécialement de l'orchite ourlienne. (Soc. méd. des hôp., 10 mai 1878.)
En réunissant 452 cas d’oreillons chez des soldats, je constate que 156 fois il y a eu complication d’orchite simple ou double. L’orchite ourlienne d’emblée est décrite comme une forme anormale des oreillons.
J’insiste sur la fréquence de l’atrophie d’un ou des deux'testicules à la suite des orchites ourliennes. En réunissant les statistiques fournies par différents observateurs, je constate que, sur 111 cas d’orchite ourlienne, l'atrophie plus ou moins prononcée d’un ou des deux testicules a été notée 73 fois.
A propos de la prophylaxie de ces accidents, j’insiste sur ce fait que les oreillons sont contagieux, et que, surtout quand il s’agit d’adultes, il y a lieu de prendre des mesures pour empêcher la contagion de se produire.
Ü8. — De la tuberculose des plaques de Peyer. (Soc. méd. des hop., 26 juilleU878.)
Je classe ainsi qu’il suit les lésions que j’ai rencontrées dans l’inleslin des tuberculeux: 1® granulations tuberculeuses isolées sous-muqueuses; 2® ulcérations annulaires, les plus communes et les plus caractéristiques de la tuberculose intestinale; 5®ulcérations tuberculeuses des plaques de Peyer et des follicules clos isolés; 4® colite tuberculeuse diffuse pouvant simuler la dysenterie.
J’insiste sur la tuberculose des plaques de Peyer qui peut donner lieu à confusion avec les ulcérations produites par la fièvre typhoïde. Le diagnostic différentiel de ces lésions est généralement facile, même sans le secours du microscope; si les granulations tuberculeuses sont difficiles à voir sur la muqueuse, elles se détachent très bien sur la séreuse et il suffit le plus souvent de retourner l’intestin et d’examiner la surface péritonéale pour constater l’existence de granulations tuberculeuses et souvent d’une véritable lymphangite tuberculeuse. Dans les cas douteux, il faut procéder à l’examen histologique.
90. — Nouveaux éléments de pathologie médicale. (Deux volumes.) Lu collaboration avec M. le II' Toissicr, professeur à la Faculté de médecine de Lyon, d* édition, 1894.
J'ai écrit dans cet ouvrage l'iiistoire des maladies générales, à l’exception des chapitres consacrés au diabète et au saturnisme, et celle des maladies du systé-
Dans la classificalion des maladies générales, je me suis attaché à conserver les groupes naturels : maladies typhoïdes, fièvres éruptives, maladies virulentes, basés sur les analogies cliniques qui intéressent surtout le médecin.
Pour l’iiistoire des maladies de chaque organe ou appareil, nous avons pris, autant que possible, comme base de nos descriptions, l’anatomie et la physiologie. Un chapitre d’anatomie et de physiologie médicalest indispensable comme introduction a letude des maladies du système nerveux, est également très utile pour l’exposé des autres maladies locales. Cette méthode, qui a été employée avec tant de succès par Charcot dans son cours d’anatomie pathologique, a ce grand avantap de former un trait d’union entre l’élude de la pathologie et celle de l’anatomie et de la physiologie, qui est familière a l’elève, alors que son esprit a encore quelque peine a comprendre les descriptions abstraites
100. — Cuiilriliulioii à l’attalomie palhologique des abcès du foie. {Arch. de physiologie normale ol palholugigue, 1879.)
Pendant mon séjour eu Algérie, j’ai eu souvent l’occasion d’observer des abcès du foie; lorsque les abcès sont anciens et volumineux, ils se prêtent mal aux recherches d’anatomie pathologique; ce qui fait l’intérét des observations que j’ai publiées en 1876, c’est que, dans un des cas, les abcès étaient très peu développés et pour ainsi dire à l’état naissant. L’histologie de ces petits abcès
J’insiste sur la relation presque constante, et souvent notée d’ailleurs, de la dysenterie avec les abcès du foie, et je montre que ces abcès sont dus tantôt à une inflammation du tissu conjonctif interlobulaire, tantôt é une espèce de nécrobiose des lobules du foie.
101. — Coiilributioii ù l’étude du boulon de biskra. (Ann. de dermatologie, 1880.)
Je constate que le boulon de Biskra vient souvent se greffer sur des lésions antérieures de la peau : écorchures, piqûres d’insectes, vésicules, papules, pustules, et je cite des exemples de contagion. Les mouches sont signalées comme jouant un rôle important dans la transmission de la maladie. Aux mois de septembre et d’octobre, les moindres plaies ont, à Biskra, de la tendance à se transformer en boutons endémiques ; or, à celte époque, les mouches abondent et elles se groupent avec acharnement autour des moindres écorchures. Il ne
le virus du bouton de Biskra, comme celui de l'ophtalmie purulente. Le bouton de Biskra se produit presque toujours sur des parties découvertes : face, extrémités des membres.
Après avoir décrit les différents aspects des boutons et les complications qu'il m’a été donné d’observer : la lymphite et la phlébite simple ou suppurée, j’étudie l’anatomie pathologique du bouton de Biskra; les champignons décrits par Vandyke Carter comme cause de la maladie n’ont pas été retrouvés par moi. Des bactéries en grand nombre existent dans les croûtes et dans le pus des boutons de Biskra et ce sont ces microbes que je signale comme la cause de la maladie ; il m’était impossible, n’ayant pas de laboratoire à ma disposition, de pousser plus loin cette étude.
102. — Article Oweillous in Dict. encycl. des sciences médicales.
Je fais d’abord l’iiislorique de la question, et je donne un tableau des principales épidémies d’oreillons qui ont été observées, tant en France qu’à l’étranger, pendant les xvni® et ,\ix* siècles. J’étudie ensuite le mode de développement et de propagation de ces épidémies, et je cite un grand nombre de faits qui démontrent que les oreillons sont contagieux. Dans la description de la maladie, j’insiste sur la lièvre qui se produit surtout lorsque les oreillons s’accompagnent d’orchite, complication qui, rare chez l’enfant, est commune chez l’adulte. En analysant différentes relations d’épidémies d’oreillons chez le soldat, je constate que, dans ces conditions, l’orchite se produit une fois sur trois. En raison de cette grande fréquence, l’orchite doit être considérée, chez l’adulte, comme un symptôme de la maladie plutôt que comme une complication, d'autant que les oreillons ne se traduisent parfois que par une orchite, sans tuméfaction des parotides (orchite ourlicnne d’emblée).
La fréquence de l’atrophie des testicules, consécutive à l’orchite ourliennc, est mise hors de doute; l’atrophie plus ou moins prononcée d’un ou des deux testicules a été observée 105 fois sur 165 cas. La mastite ourlienne, la tuméfaction
Les complications, le diagnostic, le pronostic et la nature des oreillons sont l’objet des derniers chapitres. A l’exemple de Trousseau et de Guéncau deMussy, je place les oreillons parmi les maladies contagieuses, à côté des fièvres éruptives, et je combats l'opinion des auteurs qui ont voulu faire des oreillons une maladie
405. — De la contagion de la '^fièvre typhoïde. {Arch. de méd. milit., 1884.)
Après avoir fait Thistorique des travaux relatifs à la contagion de la fièvre typhoïde, je donne le résumé des cas intérieurs de fièvre typhoïde qui se sont produits à différentes époques dans les services dont j’étais chargé.
J’arrive à cette conclusion qu’il y a lieu de prendre des mesures pour éviter la contagion de la fièvre typhoïde, surtout dans l’armée qui constitue un milieu très favorable au développement des épidémies de fièvre typhoïde.