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Sur le mode de niultiplicalion dn Trypanosome du rat

(Soc. de biologie, 17 novembre 1900.)

(lîn collaboration avec M. Mesnil.)

I,'importance des Trypanosomes, Itagetlés parasites du sang des veriébrés, en paltioiogie comparée, n'est plus à démontrer .aujourd'hui; ce sont les agents du Surra de l'Inde, du JVajona (ou maladie de ta mouche isé-tse) de l'Afrique australe, de la Dourine, maladies qui sévissent surtout sur les équidés et les ruminants. Ces maladies, en particulier le Surra etleNagana, ncsont pas sans analogies avec les fièvres palustres ; l'anémie et la fièvre rémittente ou intermittente ù accès irréguliers sont leurs principaux symptômes. La présence des Trypanosomes n'a pas été encore signalée cher, l'homme ; mais il est peu probable que, seul • parmi les mommiféres, il échappe à leur action. Leur étude s'impose donc.

Nous avons étudié le Trypanosome du rat; cette étude n'est pas terminée, mais nous avons déjà acquis un certain nombre de notions intéressantes.

Une difficulté, dans l'étude de ces hématozoaires, résidait dans l'impossi^ hilité de les conserver, in vitro, plus de 7 à 8 jours. Nous avons montré que, dans du sang défibriné, à basse tempérnlnre (dans une glacière par exemple).

Nous avons étudié avec soin la marche de l'infection chez le rat.

Grâce à l'emploi de la méthode de coloration que je préconise (V. page 17), nous avons pu mettre en évidence des détails précis de la morphologie des Trypanosomes et de leur mode de multiplication asexuée, la seule qui paraisse exister dans le corps du rat (péritoine et sang). La figure 10 donne une idée des résultats auxquels nous sommes parvenus. Ces résultats ont un intérêt au point de vue de la cytologie générale : ils montrent les relations du flagelle, c'est-à-dire de l'organe moteur du parasite, avec une petite masse chromatique que, par homologie avec les faits établis par Lenhossek, Meves, llenneguy, etc., en ce qui regarde les spermatozoïdes animaux, Webber, Ikeno, Belajeff, etc,, pour les anthérozoïdes. végétaux, on doit considérer comme un centrosome. C'est ce centrosome qui est le point de départ de la formation des flagelles des individus nouveaux ; il y a là une analogie frappante avec ce que Ishikawa vient d'établir en ce qui regarde les Noctiluques, flagellés très différents des Trypanosomes.

La question de l'immunité vis-à-vis du Trypanosome du rat, par la portée

active cl Timmunitu passive ; et nous avons clierché h compléter les données un

Les rats qui ont eu une infection é Trypanosomes ont l’immunité active. Ceux qui ont reçu plusieurs inoculations de sang à Trypanosomes ont un sérum doué

n'est pas microbicide.

L'agglutination des Trypanosomes revêt des caractères très particuliers. Elle n'est jamais précédée d’une immobilisation. Les amas sont décomposables en rosaces dans lesquelles les Trypanosomes, unis seulement par leur extrémité

postérieure, ont leurs flagelles libres et mobiles h la périphérie. Ces amas se désagrègent facilement et l’intensité de la désagglutination est en raison inverse du pouvoir agglutinant.

Le sérum des rats immunisés est préventif à des doses variablesde 1/2 à 1 centimètre cube ; les Trypanosomes sont détruits plus ou moins vite à l’endroit d’inoculation (cavité péritonéale). Des rats traités de celle façon n’ont pas l’immunité active ; une nouvelle inoculation de Trypanosomes leur donne une infection relativement très faible.

Le chaulîage à 55 degrés altère plus ou moins le pouvoir agglutinant et le pouvoir préventif des sérums ; à 64 degrés, tout pouvoir agglutinant a disparu, mais il persiste un faible pouvoir préventif.

Ces faits, auxquels on peut ajouter l’absence de pouvoir préventif de certains

sùrums neufs (poule, cheval) tris agglutinants, l’apparition, dans certaines circonstanecs, de propriétés agglutinantes dans le sang au cours d'une infection, prouvent manifestement l’indépendance des substances préventive et agglo-

Nous avons étudié avec beaucoup de soin le mécanisme de l’immunité active et de l’immunité passive. Dans le péritoine, nous n'avons observé aucune action des humeurs sur les Trypanosomes. En revanche, nous avons constaté nettement et é maintes reprises qne les Trypanosomes sont englobés vivants, parfaitement isolés et très mobiles par des phagocytes, et nous avons suivi le détail de ce processus d’englobement qui rappelle Tenglobement des spirilles par les

phagocytaire.

TRAVAUX SUR LA PATHOLOGIE INTERNE ET LA PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE - OBSERVATIONS CLINIQUES

85. — De la fièvre typhoïde abortive ou fébricule typhoïde. (Àixli. génér. de méd. etde chirur., -1870.)

Après avoir fait l'historique de la question, j'analyse vingt-cinq observations de fièvre typhoïde légère, d’une durée moyenne de dix à onze jours, recueillies en 1869 à l'hôpital militaire Saint-Martin. Pour admettre ces fièvres légères au rang de fièvres typhoïdes, je me base : 1” sur la coexistence de ces formes légères et des formes moyennes ou graves, q'uand la fièvre typhoïde est épidémique; 2“ sur la thermométrie clinique; dans la fébricule typhoïde, comme dans la fièvre typhoïde de durée normale, l’ascension se fait par des oscillations ascendantes, et la défervescence par des oscillations descendantes; 3« sur l’existence assez fréquente de taches rosées dans les fébricules typhoïdes; 4°sur les symptômes abdominaux, et en particulier sur la douleur à la pression dans la fosse iliaque droite, qui a été constatée 19 fois sur 2b chez les malades dont j'analyse les observations.

Depuis 1870, j’ai observé un grand nombre de faits confirmatifs de ceux que j'avais publiés à cette époque. Deux malades atteints de fébricule typhoïde ont succombé dans mon service, le premier à une syncope, le deuxième à une péritonite aigue par perforation. Dans ces deux cas, les lésions des plaques de Peyer, très nettes quoique très limitées, ne laissaient aucun doute sur l'existence de la lièvre typhoïde.

84. — Des dégéiiéreseonces qui se produisent <lans les maladies aiguës et de leurs conséquences au point de vue clinique. {lirch. génér. deméd. et de chir., 1871.)

J'étudie surtout l'altération des uiusolos qui se produit dans la lièvre typhoïde. Je montre qu’en dehors des accidents locaux : hémorragies musculaires, ahcés, celte altération, quelquefois étendue aux principaux muscles de la respiration (diapliragme, intercostaux, pectoraux, muscles de la paroi abdominale), peut contribuer à aggraver les accidents thoraciques ; je cite deux observations très probantes i cet égard.

83. — Contrüjution à l’élude do la tuberculose aiguë. [Rec. mém. deméd. et de chir. milil., 1873.)

Le principal intérêt de ce travail est dans les rjuinze observations de tuberculose aigue qui en font la base et qui ont été recueillies dans l'espace de deux années à l'hôpital militaire.Saint-Martin. Depuis loivî je n'ai jamais observé une pareille fréquence de la tuberculose aiguë.

La tuberculose aiguë est étudiée au point de vno clinique et au poini de vue de l'analonne pathologique. Les observations relalives à la tuberculose aigue a forme typhoïde et à forme asphyxique sont particuliërenient intéressantes.

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