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MALADIES DU CŒUR

I — Note sur un cas de rétrécissement tricuspidien avec lésions valvulaires complexes du cœur. Revue de metledne, 1884, page r)47. il.—InsuHisance triouspidienne par valvulite rhumatismale de la tricuspide. Sociéié médicale des hôpitaux, 14 mai 1897.

111. — Asystolie avec lésions de rorifioe tricuspidien. Annales de médeane, 15 el 22 février 1895.

Les lésions acquises de la valvule trieuspide sont certainement moins rares qu’on ne pourrait le supposer, et une analyse clinique minutieuse permet d’en délerminer et reconnaître les caractères particuliers.

Uien do plus spécial, étiologiquement, que le rétrécissement tricuspidien acquis, et le cas que j’ai publié (1) est, à cet égard, tout à fait dans la règle : lésion de l’adulte, ne survenant que chez des rhumatisants invétérés, atteints de valvulites complexes, el, en particulier, de rélrécissement;mitral ; de plus, maladie presque exclusivement féminine (41 fois sur 46 observations de Fenwick), et en cela comparable au rétrécissement mitral pur.

Cliniquement, deux signes m’ont paru de grande valeur; l’un, souvent décrit, c’est le caractère, rude, âpre, superficiel du souffle aiiriculo-ventriculairc droit, qui contraste avec le souffle doux, large et profond, que l’on observe habituellement dans 1 insullisaiice tricuspidiennc; l’autre n’était pas décrit, et souvent encore n’est pas signalé dans les auteurs, c’est l'absence de jtouh reineiix vrai, hépaliriite ou jugulaire, conlrastant avec um stase veineuse généralisée et portée à son maximum. On comprend facilement quelle est la cause anatomique de ce symptôVne négatif : la régurgitation sanguine est

impossible à travers la valvule rétrécie, la sténose tricuspidienne formant barrière et empêchant la pulsation rétrograde des veines de se produire.

Ce symptôme était des plus nets dans le cas que j’ai publié; il me parait mériter une place dans la séméiologie du rétrécissement tricuspidien.

II. — Bien plus exceptionnels que les sténoses tricuspidiennes sont les cas ou 1 insuffisance auriculo-ventriculaire droite parait imputable à une valvnhte rhumalmnale. J’en ai publié un cas, observé chez un homme do 48 ans, pour lequel ce diagnostic de rareté m’a paru se justifier par tout un ensemble de particularités symptomatiques dans le détail desquelles je ne peux entrer ici.

Un seul oraane, au point de vue circulatoire, était atteint, le foie ; il présentait un pouls hépatique typique, comme le montraient les tracés, pris au polygraphe. de la radiale, de la pulsation hépatique et de la pointe

Mais l’examen de ces trois courbes montrait un fait très particulier, un retard beaucoup phx notable du pouls hépatique sur la pulsation artérielle qu’il ii’est de règle dans les tracés hépatiques où l’insuffisance tricuspidienne est secondaire, due à la dilatation de l’anneau valvulaire.

Ce retard a été évalué, pour le cas présent, par M. Potain, à trois centièmes de seconde, chiffre très supérieur au retard habituel minime do la pulsation hépatique.

La régurgitation sus-hépatique semble donc ici moins large, moins'facile, que dans les cas d’asystolie hépatique d'origine cardiaque, comme si le foie T1 e s t au moins en partie, par sa tonicité conservée, le trouble circulatoire que lui impose la lésion cardiaque.

Tous ces faits montrent bien l’importance, dans le diagnostic des lésions tricuspidiennes, de l’examen minutieux du foie, surtout au moyen du polygraphe de Marey. Suivant ses caractères et son degré, le pouls veineux hépatique devient ainsi un des points do repère principaux dans l’analyse clinique.

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Deux cas de tachycardie essentielle paroxystique. Traitement par l’injection intraveineuse de sérum artificiel. Bulletin médicuU 22 avril et 24 mai 189(1.

Bradycardies paroxystiques. Builetin médical, 30 mars 1898.

.V côté des formes classiques de la maladie de Stokes-Adams, il est des cas plus rares dans lesquels la bradycardie, avec son rythme couplé du cœur et ses accidents nerveux polymorphes, apparaît à l’occasion d’une cause provocatrice (maladie aiguë), évolue sous une forme aiijnë et nelletnent faroxplique. aboutit à la régression, puis à la disparition des accidents. Trois observations cliniques en font foi.

Dans un de ces cas, la bradycardie (à 50) apparut au cours d’un zona intercostal gauche, évolua parallèlement, et disparut d’une façon définitive au bout de cinq semaines.

Chez mon second malade, la bradycardie se montra au cours d’une pleurésie droite, chez un homme de o9 ans. ancien rhiiiuatisant. mais sans lésion cardiaque. Première thoracentèse de 1500 grammes, bien supportée. A la seconde ponction, brusquement, lipothymie, avec pouls ralenti et redevenant normal au bout de quelques minutes. Une troisième ponction étant devenue necessaire, réapparition du syndrome bradycardique et syncopal. Pendant ce jour-là et les jours suivants, série de crises bradycardiques (à 40), provoquées soit par une émotion, soit par le décubitus latéral gauche, et accompagnées tantôt de syncopes et tantôt de crises épileptiformes ébauchées. Eu dehors de ces crises, pouls normal, et absence de tout accident nerveux. Au moment des accès, changement brusque du rythme cardiaque, précédé de trois ou quatre pulsations précipitées, et nettement perçu par le malade ; terminaison de l’accès, soudaine également et consciente. Souvent, le malade sentait venir sa crise bradycardique, et Vinhibait, pour ainsi dire, en passant du décubitus dorsal à la position assise, comme le malade classique de Stokes, qui prévenait ses accès en s’asseyant sur son lit, la tête abaissée entre les jambes. Guérison complète de la pleurésie et de la bradycardie paroxystique, au bout de trois mois.

Evolution analogue des accidents chez un malade, dont M. le professeur

Potain a bien voulu me communiquer l’histoire, arléro-sclcreux, cl soigne trois mois auparavant pour une pleurésie gauche.

Fabre, en 1876, avait déjà signalé des crises de bradjeardio avec pouls à iO chez un malade de 28 ans atteint de pleuro-pneumonie droite.

L’épreuve par l’atrophie, appliquée à notre second malade suivant la méthode de François-Franck ', a été des plus concluantes. Deux dosesde un demimilligramme d’atropine, données à une heure d’intervalle, élevaient temporairement le pouls à 40, puis à 80 et à 100, alors que jamais, dans l’intervalle des crises, le pouls n’avait été aussi fréquent. La bradycardie semblait donc bien, dans ce cas, imputable à l’excitation des noyaux bulbaires du pneumogastrique cardiaque.

C’est du reste là une réaction nerveuse individuelle, et Merklen a publié en 1892 des cas inverses, pourrait-on dire, où, chez des artério-scléreux egalement, une grippe ou pneumonie avait provoqué des crises paroxystiques de tachy-

Yeilà donc une forme très spéciale de pouls lent, très vaguement indiquée par les auteurs, et dans laquelle le syndrome bradycardique complet peut apparaître, évoluer, parfois sous des formes très comparables à la tachycardie paroxystique, le tout chez des sujets artério-scléreux et subissant l’action d’une cause provocatrice. Quand il survient à l’occasion d’une maladie aiguë il constitue une grave complication, et peut faire redouter la mort subite s’il se complique d’attaques épileptiformes et surtout de syncopes.

Obésité héréditaire précoce, mort par insuffisance cardiaque. Presse médicale, 24 mai i899,page 24i.

Cas typique d'obésité héréditaire précoce, datant de l’enfance, chez un homme âgé de 54 ans, pesant 108 kilogs quand il entre à Cochin.

Sous l’influence du régime lacté, le poids tombe en 15 jours de 108 à 87 kilogs, et le malade quitte l’hôpital se sentant très amélioré. Mais il revient

cation à^^l’élSo du pouls lent permanent. Comptes rendus de la SocUlé de Uologie, 1884, p. 27.

d’hyposystolic, puis d’asystolie confirmée, qui, malgré tous les elforts th tiques, aboutissent à la mort en moins de trois mois, b’autopsie moi cœur de 710 „ cl rg de ^r I et orifices ai

ventriculaires dilates; le mvocarde est flasque, aminci, décoloré, et histologiquement d’une dégénéresceme gramlo-graisseuse très prononcée L’histoire généalogique de cet homme montre combien, dans les

On comprend combien, au point de vue du pronostic et du traitement, il est important de distinguer ces formes familiales et consltluhonnelles de la dystrophiepolysarciqm d’avec les obésités plus tardives et que l’on peut, jusqu’à un certain point, considérer comme acquises.

De la myocardite typhique. Semaine médicale, 30 septembre 1891.

Dilatation de l’artère pulmonaire et souffle diastolique de la hase dans un cas de

lïlALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF

Sténose pylorique avec vaste dilatation de l’estomac, application au diagnostic de l'éclairage électrique intra-stomacal (gastro-diaphanie). Société médicale des hôpitaux, 9 juillet et 2'2 octobre 1897.

Observation d’un cas typique de sténose pylorique, consécutive probablement il un retrecissement par cicatrice d’ancien ulcère; estomac

extrêmement dilaté, stagnant, avec fermentations secondaires, gastrosuccorrhée modérée, peu de réaction hyperacide et douloureuse.

L’application de la gastro-diaphanie permit de préciser avec une rigoureuse

exactitude la forme et les dimensions de l’estomac, avant et afrh l’opération de la gastro-entéro-anastomose pratiquée par mon collègue Quénu. Les deux figures ci-jointes en donnent l’image tout à fait exacte.

Les résultats de l’opération furent excellents : disparition immédiate des vomissements et de la douleur, reprise rapide du régime alimentaire normal, augmentation de poids de 15 livres en trois mois.

Un fait très remarquable était la différence du fonctionnement de la nouvelle bouche gastro-intestinale suivant l’attitude du sujet. Dans la station verticale, l’estomac distendu conserve le liquide introduit. Au contraire, dans le décubitus horizontal, il ne tarde pas à se vider, au moins en partie. Le malade semble, du reste, digérer mieux quand il est couché que debout.

L’éclairage gastro-diaphanique a donc été, dans ce cas, d’une grande utilité pour la précision du diagnostic et pour l’appréciation des résultats éloignés de l’opération.

Tuberculose gommeuse [profonde de la langue. Société médicale des hôpitaux, février

Hypertrophie parotidienne dans l'intoxication par le cuivre. Société médicale des hôpitaux, H décembre 1896.

Article Stomatites, in Dictionnaire de médecine et de chirur^e pratiques.

Diverticule intestinal. Société anatomique, 5 décembre 1879.

Péritonite chronique tuberculeuse sus-ombilicale; adhérence costo-diaphragmatique gauche ; perforation du diaphragme; pleurésie purulente. Mort, Société anatomique, 25 mars 1881.

Hernie inguinale ancienne de l'S iliaqne; cancer de l’anse herniée avec propagation au sac; cancer secondaire du foie ; péritonite aiguë terminale. Société anatomique,

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