PERMÉABILITÉ RÉNALE AD COURS DES MALADIES DU FOIE
La perméaLilitë rénale au cours des ictères infectieux. Presse médicale, 8 janvier 1898. Gontriliution à l'étude de la perméabilité rénale chez les hépatiques (en collaboration avec A. Gavasse). Presse médicale, 12 mars 1898.
De la valeur de l’épreuve du bleu de méthylène chez les hépatiques (en collaboration avec J. Castaigne). Sociële medtcafe des Upüatix, 22 avrit 1898.
L'épreuve du bleu et les éliminations urinaires chez les hépatiques (en collaboralion avec J. Castaigne). Journal de physiologie et de pathologie générale, mai 1899.
La perméabilité rénale a deux sens, un sens clinique traditionnel, qui sera celui dans lequel nous le prendrons tout d’abord, et un sens expérimental qui permet d’étudier plus complètement les fonctions de Témonctoire.
Depuis longtemps nous avions soutenu cette opinion que le pronostic d’un ictère dépend en grande partie du taux de la perméabilité rénale jugée au sens clinique du mot, c’est-à-dire par le taux de l'élimination de Teau et de Turée dans les urines. Dans le premier article que nous avons consacré à l’étude de la perméabilité rénale, au cours des ictères infectieux nous rapportons trois observations des plus probantes, à ce point de vue. Le premier cas concerne un ictère qui, grave par tous les phénomènes fonctionnels et généraux, a dû son issue favorable à l’élimination rénale conservée. Le second est resté bénin, parce que, si l’élimination a été amoindrie à un moment do i o elle s’est
trouvée compensée par la polyurie et l’azoturie de la crise ; enfin le troisième ictère a dû sa terminaison mortelle à 1a suppression de toute élimination urinaire.
Mais il n’est plus suffisant, à l’heure actuelle, de comprendre la perméabilité rénale au sens traditionnel du mot, et, dès notre premier article, nous montrions la nécessité d’employer, pour apprécier l’étàt du fonctionnement
rénal des hépatiques, le procédé du bleu de méthylène, d’après la méthode d’Achard et Castaigne. Nous avions, chez notre second malade qui était atteint d’ictère infectieux bénin, pratiqué deux fois 1 épreuve : la première fois en pleine période d’état de l’iclère, la seconde au moment de la crise. L’apparition du bleu s’est fait attendre trois heures la première fois, une lieure seulement au moment de la crise ; les résultats de l’expérimentation ont donc sensiblement concordé avec ceux de l’observation clinique.
On ne peut se contenter d’étudier l’élimination du bleu de méthylène en considérant seulement le début et la fin de cette élimination, il fallait encore en connaître le rythme ; c’est ce que nous avons cherché à faire dans notre second article. Nous avons montré que, d’une façon générale, on pouvait
considérer trois principaux types d’élimination du bleu de méthylène.
Si' on représente graphiquement cette élimination chez un sujet normal, on doit l’établir par une ligne courbe régulièrement croissante jusqu’en son point culminant, et de là régulièrement décroissante. Cette courbe est en général la même chez les rénaux, où elle peut être seulement plus ou moins allongée, plus ou moins tendue selon l’état du rein : c’est le type conhm cyclique.
Dans un second type, l’élimination se fait par à-coups; elle est continue encore, mais la courbe oscille entre des maxima et des minima : c’est un type continu polycyclique. Dans un troisième type, le cycle se brise, se fragmente tout à fait; c’est ie type discontinu polycyclique ou plus simplement intermittenl.
Il y avait intérêt à montrer que l’étude du rythme d’élimination du bieu avait son importance indépendamment de la quantité et de ia durée, et, dès nos premières recherches, nous avions vu que, chez les hépatiques, on constate surtout le type de Véhmmahon inlermütente. Dans nos deux derniers articles faits en collaboration avec Castaigne, nous avons cherché à accumuler les observations afin de pouvoir les contrôler les unes par les autres et arriver ainsi à savoir quelle est la valeur clinique et physiologico-pathoiogique de l’élimination intermittente du bleu.
Les 53 observations que nous avons pu recueiliir permettent les conclusions suivantes ;